01 juillet 2008
Et puis deux touristes
Ptit clin d’œil à Clémence qui appréciera le titre de ce post, faisant référence à un film vu au ciné y’a pas très longtemps…
Avouons qu’il convient particulièrement à notre épopée post ciné d’hier soir (autre ciné, autre film). Ciné suivi d’une balade nocturne spontanée dans notre propre ville, qu’on a pu redécouvrir, tout autant que les touristes croisés ça et là…
Un peu d’interactivité pour changer : je vais vous proposer le récit à peine enrobé des faits réels tels qu’ils se sont passés, mais à certains moments, apparaîtront des QCM. A vous de faire le bon choix ! (fou ce que je m’amuse). La véritable version avec les réponses exactes seront mises en ligne en commentaire, quand deux ou trois glandeurs auront participé.
Hier soir, 21h30, sortie du cinéma Lincoln, sur les Champs-Elysées, un air estival nous enveloppe de sa douce température. (Je vous préviens, tout le récit sera hyper bucolique).
Nous décidons Clémence et moi de « marcher un peu » et nous dévalons l’avenue jusqu’à la place de la Concorde, où :
a) Des japonais mitraillent l’obélisque comme s’ils étaient en Egypte
b) Des voitures sont arrêtées partout, embouteillage monstre, et klaxonnent de concert
c) Nous avons du mal à nous frayer un passage, sur cette place parée pour les festivités du 14 juillet et ceinte de barrières
Au loin, des étincelles de couleur chatoyantes nous emmènent dans un monde féérique. Oui, nous somme à la fête foraine des Tuileries. Une maman promène son gamin de 2 ans, je suis estomaquée par son pistolet en plastique, à cet âge, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec des films comme « Valse avec Bachir » !
Nous admirons les tarés qui, deux par deux, prennent place à bord du, « secoueur » sorte de boule qui est retenue par un élastique, puis lâchée d’un coup, et qui part faire sa vie dans tous les sens en les secouant comme des pruniers. A côté, la pêche aux canards nous attire, tels des papillons de lumière (clin d’œil à Cindy Sander). Nous dépassons finalement le stand sans pêcher car :
a) Les canards étaient trop moches, on le fera plus tard, ailleurs, là où leurs couleurs seront moins passées
b) La dame n’a pas voulu qu’on pêche, parce qu’on était trop graaaandes :-(
c)La dame est trop conne, elle vient d’engueuler un gosse qui avait fait tomber son canaaard
Tout à coup, Clémence me tire violemment par la manche, enfin, par la bretelle de ma robe, robe qui me permettra plus tard dans ce récit de rejouer Marylin Monroe au-dessus des bouches de métro, pour me dire « Claire ! Regarde, y’a... »
a)Emma de Caunes
b) Julie Gayet
c)Daphné Roulier
Effectivement, à ma droite, cette charmante jeune femme se tient avec son compagnon et son gamin, ou plutôt se tire à toute vitesse, mais j’ai le temps d’apercevoir dans les mains du gosse :
a) Le Porcinet qu’il vient de gagner à la machine « attrape-nigauds »
b) Une barbapapa
c) Un…pistolet en plastique, tiens donc…
Nous continuons notre route après avoir admiré la merveilleuse grande roue illuminée, s'ensuit la scène de la robe et des bouches de métro, et nous débouchons (ça fait moins glam, comme mot), place du Palais Royal, sur laquelle une pièce de 10 cents à mes pieds ne demande qu’à être ramassée. Ce que je fais, en la laissant glisser tout au fond de mon sac de fille (plein à ras bord, allez donc la retrouvez en y plongeant la main…).
Seuls sur la place, tels deux oiseaux, un couple à rollers accomplit des figures : la fille virevolte tandis que son keum la filme avec une mini DV. On leur propose de les filmer, tous les deux, on se fait méchamment jeter.
Heureusement, nos oreilles sont attirées par une douce mélopée en provenance du pavillon Richelieu, un petit passage avec une acoustique de cathédrale. Nous nous dirigeons vers le bruit, et au moment où je lance la poétique phrase : « Mais il est où, le mec qui joue ? », au détour d’une colonne sur ma droite apparaît :
a)Une accordéoniste hippie qui joue divinement bien
b)Un ptit vieux dont on ne voit que le magnifique saxophone qui brille sous les lumières du passage
c)Un jeune flûtiste qui sublime ce lieu déjà sublime
Naturellement, ma main plonge dans mon sac de fille et parvient à retrouver illico la pièce de 10 cents, à l’aveuglette, qu’elle dépose dans la housse de l’instrument, sa place bien méritée, en fixant droit dans les yeux le musicien (la musicienne) qui termine sa complainte mélancolique.
Bercées par « La vie en rose » nous arrivons au pied de la pyramide du Louvre, illuminée et au pied de laquelle batifolent des touristes (dont quelques français).
Nous repartons. (Super la phrase). Châtelet, 23h30, terminus de la « petite balade » qui aura duré deux heures. Soudain, entre nous deux, en train de taper un texto, passe…
a) Christophe Willem
b) Kamel Ouali
c) Lio
Sur le quai du RER, mon i-pod perd connaissance. Il m’a déjà fait quelques malaises, mais là, c’est l’arrêt cardiaque. Je tente une réanimation : pomme, écran noir, pomme, écran noir, et finalement…
a) Il décède, après sa dernière sortie nocturne
b) Je le ressuscite, mais jusqu’à quand ?
c) Un mec qui arrive comme une torpille sur ma droite me le fauche au passage
Voila, à vous de jouer…!
17:01 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
30 juin 2008
Toutes des S...!
Moi ? D'une vulgarité sans bornes ?
Le « S trois petits points » du titre a valeur de « Sirènes ». Bon, ok, et aussi d’autre chose…Non pas que je veuille attirer tous les pornophiles du web avec ce titre.
Il faut dire qu’il s’agit des parisiennes de Kiraz, exposées au musée Carnavalet ! Et ces filiformes demoiselles qui sont apparues sur les pubs Canderel n’ont pas la langue dans leur poche ; je veux dire que leur franc-parler est teinté de superficialité affriolante : bronzage, soldes et…gouffre affectif chronique !
A partir des années euh…70 ou 80, ou même avant, ce dessinateur arménien a croqué les parisiennes comme personne. Sans doute au sens propre comme au figuré, puisqu'il faut bien les connaître pour les voir ainsi...
Voila des photos volées, allez-y plutôt vers 16h, une heure avant la fermeture, car après vous ils ferment le guichet et y’a plus personne !
Pour lire les légendes, cliquez sur les photos...vous connaîtrez tous leurs ptits secrets...!
17:41 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Sur quel pied danser...
...Cette Valse avec Bachir qui m'a ouvert la fête du ciné de bon matin hier ?
Des deux pieds, le droit et le gauche, des deux mains (pour applaudir), des deux yeux, pour l'esthétique du graphisme, des deux oreilles, pour la musique. Des...26 chiens enragés qui courent, donnant le ton, dès le début.
Et si tout cela se déroule comme dans un rêve, une accumulation de souvenirs, d'hallucinations et de morceaux de mémoire tronqués, si l'on se laisse "bercer" par le bruit d'une guerre maintenant loin de soi, tant géographiquement que temporellement, la réalité nous saute à la gorge dans les toutes dernières minutes. Et le film nous laisse juste avec nous-mêmes, et une seule impression : Peut-on encore avoir foi en l'Homme ?
Après l'Arménie, Auschwitz, on se demandait si les Hommes pouvaient encore être capables de ça.
Réponse : Sabra et Chatila, 1982 (sans parler du Rwanda).
Et la seule réflexion qui vient ensuite, c'est celle qui me fait me demander si l'Homme serait encore capable de ça ?
Et bien oui. Ce film ne rappelle pas un massacre, ne commémore pas un drame, il ne fait que montrer ce qui est et qui existera toujours dans l'espèce humaine. Il ne fait qu'annoncer les prochains charniers.

12:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15 juin 2008
Ca va saigner...j'espère!
Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre de ce post, nulle violence sous-jacente !
Mais plutôt la promo d'un acte d'utilité publique. Loin de moi l'idée de vouloir me transformer en moraliste pure, en plus ça ne me va pas, mais si ce blog peut servir de transport à la bonne parole, allons-y !
Hier, les globules rouges et les plaquettes étaient à la fête pour la journée nationale du don du sang.
A cette occasion, ma propre soeur m'a demandé : "Mais pourquoi tu vas donner ton sang?"
Une question pouvant paraître d'une candeur incandescente et qui m'a presque mise en colère, mais que j'ai reformulée ainsi : "Comment tu fais pour avoir le courage, le temps, l'envie, bref, pour t'infliger une torture pareille à date fixe?"
Et je me suis posée moi-même la question. Cela méritait un retour en 360 degrés de latéralité temporelle, au moins...
Et j'ai trouvé des tas de raisons, toutes plus enthousiastes les unes que les autres:
-J'aime perdre deux heures un samedi alors que j'ai rien le temps de faire de ma semaine (le don dure 20 minutes à peine mais faut y aller, parler au médecin, manger après, en revenir...)
-J'aime répondre sur le questionnaire que je ne suis pas une droguée, répertorier pour la 10ème fois toutes mes hospitalisations depuis la maternelle, et surtout, dire au médecin que la semaine dernière, oui, j'ai péché, j'ai été forcée de prendre 2 Efferalgan parce que j'avais eu mal à la tête.
-J'aime me faire piquer gratuitement dans la veine alors que je ne supporte même pas qu'on m'effleure ne serait-ce que le pli du coude.
-J'aime sentir cette aiguille rester dans mon bras 15 minutes.
-J'aime être allongée, offerte et faiblarde aux infirmières parfois relous qui me parlent comme si j'avais 5 ans.
-J'aime le gavage hydratant, le fait qu'on m'oblige à boire un litre d'eau entier avant et après alors que je n'ai plus soif, et que ça me donne la nausée.
-Mais surtout, j'aime ce vertige et le malaise que je ne manque jamais d'avoir juste après, le plus souvent plusieurs heures après, alors que je descends tranquillement les escalators du métro.
C'est pourquoi je fais ce post aujourd'hui. Pas pour qu'on me prenne pour une héroïne décourageante de courage (euh?)
Mais parce que si je dépasse toutes ces raisons-là...c'est bien qu'il y en a une, de raison !
Moi qui ne donne pas souvent aux SDF...il ne s'agit pas d'argent, mais de sang, et surtout, de temps, sans doute plus précieux que la thune dans bien des cas peut-être. Bah oui, le temps, faut le prendre!
Alors voila, en-dehors des donneurs réguliers, qui ne peuvent donner que 4 fois par an, l'EFS (Etablissement Français du Sang) recherche...
15 000 NOUVEAUX donneurs par an. L'entreprise recrute, les besoins explosent. Tant qu'on ne saura pas changer l'hémoglobine porcine en greffe humaine viable, faudra donner ! et ça concerne aussi le plasma (pour les brûlés) et les plaquettes. (Mais ça, c'est 1h30 de don, une aiguille dans chaque bras, alors ils ne m'ont pas encore convertie).

Alors les vraies raisons, les voila:
-Une ou deux heures de votre temps tous les 4 mois, c'est que dalle quand on sait que ça représente la chance d'une vie entière pour les malades, ou l'échappatoire à une mort imminente.
-Demain, vous ou quelqu'un de votre connaissance pouvez avoir un cancer ou un accident, et serez bien content qu'on vous laisse pas crever dans le caniveau et qu'on puisse vous transfuser.
-Parce qu'on a tous le choix de donner son sang ou pas, et que les malades, ils n'ont pas le choix! ou seulement celui de recevoir du sang !
-Parce que c'est tellement banalisé et anodin qu'on ne sait plus à quel point c'est important.
-Parce que chez tous ceux qui veulent donner, seule une petite partie pourra, donc autant qu'il y ait plein de volontaires (peser au moins 50 kilos, ne jamais avoir fait une crise violente d'allergie, ne pas ceci, ne pas cela...)
-Parce que les infirmières relou, j'ai menti, y'en a pas, elles sont adorables, elles ne font pas mal.
-Parce que les malaises, ça n'arrive qu'à moi.
-Parce qu'après, on se goinfre de viennoiseries à l'oeil :)
http://www.dondusang.net/afficherAccueil.do?idRubrique=1&...
14:30 Publié dans Les Zactus | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13 juin 2008
J.C.V.D est un O.V.N.I
Moi je dis que y'a jamais trop de cinéma. Tu peux pas dire, y'a trop de cinéma, quand y'en a trop sur un blog bon, oui, mais tu peux pas...tu vois...
C'est un plan-séquence, au début, qui débouche sur un truc, et là tu te dis, c'est le plan-séquence qui a permis ce truc, tu vois. Lui, et pas un autre.
La vie, elle est là-dedans.
Dans une prise d'otages, c'est pareil, y'a des gens à gauche, et des gens à droite, un méchant, un gentil, et PAF, quoi, PAF, t'as pas le choix.
Même que si on te fait monter sur une grue, c'est comme si t'étais au sommet de ton art, mais en fait, t'es au sommet de rien du tout, t'es en bas de tes faiblesses, ptêt, au fond du trou, et là tu ponds des phrases et ça fait rire tout l'monde mais il a pas compris, tout le monde! tout le monde c'est qui? C'est personne, en fait, et il a pas compris que pendant qu'il rie, toi tu chiales.
Tu peux avoir un nom de gâteaux pour les mômes, ça te colle à la peau, et apparaître comme un dur, tu vois. Mais en fait t'es rien.
Et l'amour, moi, "ça m'a déchiré...au point que...j'm'en suis sorti".
Tout ça pour dire que j'ai laissé derrière moi...et ce que j'ai laissé, il est là, pas ailleurs, et les autres qui te diront le contraire diront jamais l'inverse, et ça, c'est clair pour ceux qui le comprennent.

J'ai laissé la parole à Jean-Claude Van Damme pour parler de son film, J.C.V.D., dans les salles en ce moment, un concentré d'O.V.N.I. original, trippant et...touchant, et ouais!
20:38 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
