05 novembre 2009

De la télé people à la télé poubelle

Hier, à la télévision, j'ai vu Emmanuelle Gaume, mais si, vous voyez très bien, selon ses propres dires: "la présentatrice jolie et idiote" qui présentait 'Exclusif' sur TF1 à une époque pas si lointaine.

Elle était sur un plateau et essayait de se refaire une légitimité sur le thème: "je ne suis pas moi-même à la télé". Beh oui, parce qu'à la base, Emmanuelle Gaume, avant de s'extasier sur les prouesses des 2 be 3 ou de blablater sur le nouveau yacht de Johnny Hallyday, elle avait commencé par faire des chroniques sur la musique classique, et peut se vanter d'avoir un passé prestigieux de...oui, on peut dire le mot, et appeler un chat un chat: JOURNALISTE ! et une journaliste sérieuse, qui plus est. Qu'on ne doit pas avoir peur d'embaucher sur Arte par exemple.

Le problème, c'est qu'elle est venue clamer réparation sur le plateau de..."Toute une histoire", de Jean-Luc Delarue, le truc remplaçant "C'est mon choix" dans la case France 2 de l'après lunch, à l'heure où passent "Les feux de l'amour" sur TF1, entraînant un léger conflit de crédibilité.

C'est un peu comme si Loana se confessait dans Télé Star que la télé réalité avait détruit sa carrière naissante. Ca ressemble à un léger accroc qu'on tente de réparer et qu'on agrandit encore plus.

C'est dommage, elle avait l'air sympa, Emmanuelle. Comme quoi, on peut commencer par faire ses gammes brillamment et finir par une fausse note...

 

 

 

 

30 octobre 2009

Open blog !

Oui, ceci est la version électronique de l'open bar: à votre santé, reprenez donc une ligne (de texte, bien sûr), faites-vous péter les yeux (à défaut du foie) de mots. Ce blog est réouvert ! ah bon, parce qu'il avait fermé ? Et apparemment j'avais perdu la clé.

Blannnnng le rideau métallique, scrchhhh la serrure, et hop. Y'a du courrier pas ramassé, de la poussière à nettoyer, des explications à donner, ah non, pas d'explications, qu'on me dit dans l'oreillette. Ca impliquerait trop d'implications personnelles.

Bon, en gros, pour résumer ça, depuis cet été...je me suis évadée de mon cerveau pour aller voir ailleurs si j'y étais pas. C'est là que j'ai rencontré Filip des 2 be 3 qui a absolument tenu à me prouver qu'il était bien lui-même, en me chantant: "Partir un jour". Mais ses fausses notes ont provoqué une déflagration telle, qu'il est mort sur le coup. Je me suis donc exilée aux Etats-Unis, histoire de me faire oublier. Je me suis entraînée à faire du moon walk sur Hollywood Boulevard pendant des semaines. Quand Michael Jackson, qui passait par là, a vu à quel point je le coiffais au poteau, il a fait un arrêt cardiaque.

J'ai donc filé en Europe essayer de me racheter une conscience. Mais je ne savais pas encore que, tapi dans mes bagages, en soute, un virus rôdait. Celui de la grippe A. J'ai réussi à m'en dépêtrer (en contaminant tout le monde, certes, mais c'est un peu comme avoir de la colle sur les doigts), et me voilà enfin, hors d'haleine, pour vous conter mes pérégrinations.

Entre-temps, mon entreprise a failli mettre la clé sous la porte. Je me suis donc sacrifiée et ai démissionné. J'ai parcouru le Poitou à genoux, le cap d'Antibes presque lucide, combattu le crachin de Dublin. J'ai fait un "couac", et un gros bide.

Et maintenant, je réfléchis. Pas à un bon parti, mais à un bon pays.

Celui qui saura accueillir mes frasques en tout bien tout honneur.

Mais NON, je le clame haut et fort, je ne suis pas paumée dans la jungle de la vie. Je ne recherche pas le sens ultime de l'existence.

Puisqu'au loin, tout au bout de l'horizon, le phare de l'espérance brille:

Entre les aventures au pôle emploi et ma quête du Graal, de futurs billets sont déjà à l'oeuvre dans mon inconscient individuel, et je vous en ferai profiter collectivement.

Bon, ok. Je suis larguée. La seule chose dont je reste à peu près sûre étant "je suis une fille", j'espère ne pas partir en couille d'ici là.

Mais tout va bien quand même, même si je ne parie pas sur une prochaine stabilité: je me sens comme un pied de table calé avec une boulette de papier. En attendant le menuisier, qui comme on sait a des carnets de commande hyper chargés, je saute à cloche-pied. Ce qui me permet de garder la ligne, puisque chacun sait qu'au chômage, on s'enfile des litres de glace en matant des séries à longueur de journée.

Hé...mais..."garder la ligne", pour une bloggeuse...c'est pas le + important ?

 

 

 

23 juillet 2009

La fête du ciné 2009

Quand je disparais de mon blog trop longtemps, en général, je reviens avec un billet ciné.

Allez savoir pourquoi.


La fête du cinéma 2009 fut prolifique.


Amerrika

Amerrika.jpg

Quand une palestinienne paumée émigre en Amérique avec son fils en pleine guerre du Golfe, ça fait quelques étincelles, plutôt réalistes.

Un ptit film intimiste pas ennuyeux pour autant, actuel et chaleureux !


Un américain à Paris (oui, je reste dans la « Christophe Colomb’s vibe »)


Un film de claquettes déjà pas tout jeune, mais qui passait au Majestic Passy, précédé d’un ptit 10561.jpgspectacle de tapdance fort charmant et...complexant : ok, les danseuses avaient entre 8 et 15 ans de pratique derrière elles, mais quand même, ça les autorise pas à me mettre la branlée de ma vie (elles arrivaient à faire des folies de leurs pieds, et à sourire en même temps, les enfoirées).

En ce qui concerne le film, Gene Kelly est toujours mon petit favori, et les répliques font mouche. Son pote le pianiste déclare : « je suis pianiste virtuose. C’est la manière la plus snob que j’ai trouvée pour dire que je suis sans emploi ». J’en ai déduit que ça marchait aussi pour « écrivain ».


Ponyo sur la falaise


Ponyo-sur-la-falaise--12-.jpgUn Miyasaki pour les mioches, poétique et magnifique, quoique un peu lent.

Les scènes de mer (comment ça, y’en a dans 99% des plans ?) sont particulièrement tonifiantes (je h9za2_080617_ponyo.jpgsais pas si c’est le mot) bref, noyez vous dans ce dessin animé, ça coule tout seul, c’est un raz-de-marée de couleurs et une musique qui submerge (je sais, je sais...trop de jeux de mots les tuent.)


Looking for Eric


LFE_affiche.jpgJ’attendais le nouveau Loach avec frénésie depuis It’s a free world...

Un chouïa déçue, par les « fuck » intempestifs du personnage principal, qui alourdissent un peu les dialogues...et scénario pas assez immoral pour moi (connaissant le Loach).looking-for-eric-looking-for-eric-27-05-2009-9-g.jpg

Cantona joue bien, la scène de vengeance est marrante, sans aller jusqu’au roulage par terre non plus...


Le sens de la vie pour 9,99$


le-sens-de-la-vie-pour-9-99.jpgQue voila un ptit film original et absurdo-sympathico, avec une musique magnifique :

L’idée, adapter des nouvelles israéliennes avec des figurines en pâte à modeler en guise de comédiens, saisissants de réalisme...et d’amertume. A voir !

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/04/28/le-sens-d...

 


Coraline

Un dessin animé d’horreur dont j’attendais des miracles…postercoraline2.jpg

Si la réalisation artisanale (figurines again) est admirable, l’histoire pèche un peu par son tournage en rond...on s’ennuie...et les décors fantastiques ne parviennent pas à nous tenir en haleine...de plus, je m’attendais à frissonner de concert avec les 200 autres spectateurs...pas à bailler. Cela dit, ce serait dommage de partir avant le générique...de début, qui est superbe (la poupée en train de se coudre).


Whatever works


jpg_Whatever-works_affiche.jpgWoody, I love you ! Remplacé dans le rôle principal par un autre comédien, c’est tout de même Woody... Woody et ses questions existentielles transpirent par tous les pores de Larry Clark. Woody et ses dialogues au poil, amers, nihilistes et profondément humanistes, en fait. L’éternelle guimauve qui se cache derrière le cactus.

Comme dans Vicky, Christina, Barcelona, il parvient à nous faire adhérer à un univers loufoquo-détraqué, complètement improbable...et on plonge.


Sunshine cleaning

2 sœurs qui lâchent tout pour ouvrir une entreprise de nettoyage de scènes de crime : l’idée est visionnaire, amusante, et on ne soupçonne pas l’écheveau familial derrière tout ça.sunshine-cleaning-poster.jpg

Un film qui creuse la psychologie de tous ses personnages et qui fait place à une émotion contenue et crédible. Une histoire de famille, qui lave (« cleaning ») son linge sale en public, par le biais de cadavres anonymes...un film appétissant !


Harry Potter and the half-blood prince


harry-potter-and-the-half-blood-prince-01.jpgQuoi ? Harry Potter ici ? Ben oui... et t’as pas honte ? ben non...

Et oui…Pas mal de critiques négatives effectivement dûes au bouillonnement hormonal intempestif de nos ouailles favorites ! et ben moi...j'ai adoré.

Je ne comprends toujours pas pourquoi j’arrive à plonger de plain-pied dans cet univers fantastique, magique, alors que c’est pas du tout mon style à la base...

J'avais lu le livre y'a un bail, en anglais, et oublié pas mal de péripéties d'où mon enthousiasme débordant du genre "mais comment Harry va t-il dérober son souvenir à Slughorn déjà ? Ah mais ouiiiiis, pas con ! » etc.
Pas mal de détails du livre finalement présents dans ce film, beaucoup plus clair que le 5 pour ceux qui n'auraient pas lu les livres. Les scènes de romance adolescente sont peut-être niaisouilleuses mais soit pleines d'autodérision, soit immédiatement suivies d'une scène d'action, soit complètement nécessaires à la narration (l'air benêt de Ron ensorcelé au philtre d'amour est une scène hilarante...qui dure un peu certes, mais qui nous mène...à l'hydromel empoisonné !)
Les effets spéciaux (moi qui hais les blocbusters) sont à couper le souffle, surtout les souvenirs de la pensine qui "tombent", tels des tourbillons de fumée, sur la ville pour la matérialiser...et l'apparition/disparition des mangemorts, sans parler de la toute 1ère scène qui m'a donné des frissons (quand Harry et Dumbledore se font photographier par les journalistes, ça sous-tend déjà la tragédie)...chaque scène comique (Harry retrouve Dumbledore sur le quai d’un métro, devant une affiche de pub pour le parfum « Magique »...) est contrebalancé par un drame. Tout est à la fois plus drôle, plus sombre, bien Potterien... !


26 juin 2009

Eclipse

Ce matin, j'ai entendu sur France Inter Agnès Bonfillon annoncer la mort de Michael Jackson et de Farrah Fawcett, puis Nicolas Demorand annoncer le départ d'Agnès Bonfillon: voila la vraie perte.

Son départ pour RTL a ainsi été relégué en toute fin de journal, à la place de sa vanne habituelle à Nicolas. La bonne blague...

15 juin 2009

Matière à réfléchir !

Je suis hyper contente car pour une fois, je vais parler cause utile !

voici un site répertoriant les créations "responsables", c'est à dire des visuels de créatifs concernant la misère ou l'environnement... c'est parlant! (et bluffant).

le site ici: http://www.act-responsible.org/public/

Mention spéciale, sur le bandeau du haut, à Tarzan et au poisson d'avril ("Quand on vous dit que le poisson disparaît...ce n'est pas une blague !")

afficheexpo.jpg