31 janvier 2007

Gymeu douuuuuuuuce

Il faut que je vous fasse part d'une grande expérience qu'il serait abject de qualifier de "sportive". Mais comme le SUAPS dit que...on va dire que!

Faut d'abord savoir que, hyper motivée, je fais de la gym tonique (autant la prononcer "djim tonaïk" pour bien marquer la différence avec "gymeu doucccce").

Donc djim tonaïk lundi soir: déjà 20 minutes avant c'est le chaos dans les vestiaires, et me voilà pendant une heure,  entourée de 70 autres filles masos, mes muscles presque inexistants me prient d'arrêter le supplice des bouteilles remplies de sable (pour bosser les trapèzes, les biceps, tous ces trucs), et j'entends crier mes abdos, quand, enfin, l'heure est passée, on range les tapis et mon corps tout chaud (ouh là!) ne voit rien dans le tram, n'entend rien dans le tram, marche seulement jusqu'à son but: la douche.

Mais voilà, depuis la rentrée, je suis aussi inscrite en gymeu douccce. Cours encore inconnu puisque mon premier semestre n'a pas été assez gentil pour me laisser le temps de tester.

Donc mardi, me voilà! j'arrive un quart d'heure avant, personne. Je passe et repasse devant la salle de muscu, hésitant entre le dojo et la salle de danse. Dans le dojo, des judokas en sueur enchaînent les prises. Pile à l'heure du cours, deux nanas entrent dans les vestiaires. Me méfiant genre: "je me suis déjà plantée de cours une fois" je demande nonchalamment si c'est bien gymeu douccce et kézako d'abôr? Les filles me disent que c'est différent à chaque fois, et me lancent un truc qui devrait me mettre sur la voie: "en tout cas, c'est hyper zen".

Ok. J'entre sur le dojo, complètement seule en débardeur, toutes les filles ont de gros survêts bien molletonnés, manquent plus que les doudounes. Enfin, quand je dis: "toutes les filles", on n' est pas plus de 20, en comptant les judokas qui viennent de partir, par contre. Tout le monde est en chaussettes, j'enlève mes baskets. La prof arrive 30 minutes plus tard, et on s'asseoit en cercle. Genre communions ensemble. La prof entame un laïus sur le choeur de St Pétersbourg qui a chanté dans le hall de la fac le midi, à l'occasion de la Folle Journée, tellement beau qu'elle en a pleuré. Choeur que j'ai filmé d'ailleurs, pour la fac, tellement caméra à l'épaule que mes cervicales et mes lombaires, déjà détruites par la djim tonaïk de la veille, souvenez-vous, m'ont suppliée de rentrer chez moi une demie-heure après le début.

Pendant un quart d'heure, la prof prolonge le cours de musicologie, puis de culture nantaise, très sympa certes, mais raté pour la détente, je stresse déjà: c'est quand qu'on commence?!

ah voilà, on commence: ouh là là, bizarre...sympa mais comme les clubs de rire, difficile justement, de rire. Là, faut bailler et émettre de petits sons avec la bouche, genre chat content ou bébé gazouilleur. On se frotte les joues, les yeux, la nuque, on fait des roulers boulers, sur le dos, le côté, le ventre. Je prie pour que personne ne vienne jeter un oeil. C'est calme, mais trop calme, donc je sens poindre l'énervement. Et en plus, je me les pèle sérieux. Ouf, la prof propose un massage des pieds dans la dernière demie-heure restante, et là on peut carrément aller chercher pulls, manteaux et couvertures pendant que la partenaire s'occupe de nos petons, un par un. C'est sans compter mon hyper sensibilité plantaire: à peine m'effleure t-elle la plante des pieds que je m'esclaffe comme une baleine. Sur 10, je suis la seule. Du coup, la détente s'est muée en torture.

Je pense pas que je reviendrai!

Commentaires

Suuuuuuuuper ce post ! J'ai bien riiiiiii !
T'aurais du te méfier, avec un nom pareil, la "gymeu doucccce", c'était forcément un gang Peace and Love ! ;-)

Ecrit par : cecileplum | 31 janvier 2007

Comment dire... ça me rappelle étrangement mes cours de théâtre ou de diction à l'IUT... Surtout parce qu'on se les gelait aussi!!!

Ecrit par : DooSAnillaH | 01 février 2007

Tu sais qu'avec toutes tes aventures, tu pourrais carrément te lancer dans la sitcom?? :) devant ou derrière la caméra?

Ecrit par : Emma | 01 février 2007

Ecrire un commentaire