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30 octobre 2007
Boys in Belgium
Comme son nom l'indique, Girls in Hawaii est un groupe composé de 6 mecs Belges.

Pas trop d'intérêt à préciser davantage, car de la musique détaillée par du texte, ça fait cheap, et ils sont tellement mieux sur scène. Bien qu'une heure de concert, c'est légèrement un peu trop court .
Pas de critique gratuite ici, jamais!
La Cigale a eu de quoi s'éclater quand même. Surtout le live de Bees and butterflies (que vous trouverez si vous cherchez bien...)
Le prochain album sortira en février et s'appellera Plan your escape. De quoi que ça cause? D'après ce que j'ai pu comprendre de la chanson éponyme tout à l'heure (et c'est une exclu):
Thank you for what I got
Fuck you for what I'm not
I've gone to some planets
I plan my escape
I'm sorry
(A tous les coups c'est pas ça la fin mais c'est pas grave, ça me plaît comme ça; fou comme les zikos disent tout mieux que nous...ou alors le "I'm sorry" c'était ptet qu'il s'excusait de finir si tôt, une heure de concert c'est abusé quand même.) Bref, de vrais ptits rigolos, la preuve par leurs textes!
A l'Olympia le 7 mai 2008 (un peu tard pour prendre les billets, je sais, mais désolée, j'étais pas au courant avant.)
23:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22 octobre 2007
Ma LIVRaison
Modèle original (qui est lui-même une idée pompée) sur le blog d'Amèle: http://maphilosophie.hautetfort.com/
Vu comme ça je me suis dis: ouh là qu'est-ce que je vais bien pouvoir conseiller comme bouquins, vu que je ne lis rien, et comment faire en sorte de faire croire que je lis vachement, vu que je lis quand même un peu, en fait?
En balançant TOUS les livres que j'ai lus dans ma vie sans sélection aucune et en les mettant tous dans "Livres géniaux que j'ai lus"?
Oui mais dans ce cas, que placer dans la catégorie "Livres nazes que j'ai lus"?
Alors j'ai regardé dans ma biblio, et dans celle de mes parents, commme ça, pour voir si par hasard je n'avais pas lu plus de bouquins que ce que je croyais. Et heureusement, j'en avais oubliés pas mal. Même si je pourrais faire mieux. Mais tout le temps passé à dévorer des polars de serial killer m'a empêché de me cultiver en classiques. La vie est une question de choix!
Voilà la sélection
N'ayez pas peur si je commence par des livres de mômes, c'est par là que tout débute et à mon sens ils restent des classiques. Ils peuvent être des idées cadeaux dans le cas tout à fait improbable où vous ne les achèteriez pas pour vous.
Les livres de quand j'étais blanche et innocente
-L'histoire de Kiki grabouille de Jeanne Willis

-Théo et Balthazar de Grégoire Solotareff
-Une nouvelle maison pour la famille souris de Kazuo Iwamura (tiens, un jap!)
-Zoo palace de Stephen Wyllie
-Les 6 compagnons de Paul-Jacques Bonzon (Les 6 compagnons...et la clef-minute, ...et la perruque rouge, ...et les pirates du rail, ...et la poupée gonflable...)
-Sacrées sorcières de Roald Dahl
Sans transition, on passe au trash:
Les livres de quand j'aime l'odeur du sang
-Tous les Michael Connelly et son héros Harry Bosch, le flic poursuivi par ses démons intérieurs plus méchants que les
serial killers (quoique): Le poète, Créance de sang, le dernier coyotte, la blonde en béton...
-Dans la peau, Au pays des vivants, Feu de glace de Nicci French
-Le 5ème jour, Le festin de l'araignée de Maud Tabachnik (âmes très sensibles, très s'abstenir...)
-Birdman de Mo Hayder
-Le vol des cigognes, la ligne noire de Jean-Christophe Grangé
-Sous les vents de Neptune de Fred Vargas
-Dix petits nègres, Mort sur le nil, Le meurtre de Roger Ackroyd, d'Agatha Christie
Mes livres phares, complètement dans le désordre:
Livres chevettiens
-Le monde de Sophie, de Jostein Gaarder 
-Les princes du sang, de Gilbert Schlogel (Histoire de la chirurgie du 18ème siècle à nos jours à travers une famille de chirs de père en fils, romancée et en parallèle faisant écho à l'Histoire. J'y étais accrochée comme avec une suture).
-Daddy, de Loup Durand
-Au nom de tous les miens, de Martin Gray
-La 25ème heure, de Virgil Gheorghiu
-La trilogie des Fourmis, Le livre du voyage de Bernard Werber
-Roméo et Juliette, de Molière Shakespeare
-Stupeur et tremblements, Hygiène de l'assassin d'Amélie Nothomb
-Exercices de style, de Raymond Queneau
-Des souris et des hommes, de Steinbeck
-Le joueur d'échecs, de S. Sweig
-La peau de chagrin, de Balzac
-La trilogie Fabio Montale (Total Khéops, Chourmo et Solea) de Jean-Claude Izzo
On se la fait plus courte avec les recueils de nouvelles:
Les livres qui contiennent plein de petits mignons livres
-Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, d'Anna Gavalda
-Le K, Les nuits difficiles de Dino Buzzati (vive le bon sens caché sous l'absurde)
Maintenant parlons vers, si ce n'est pas pour vous déplaire: la poésie
Les livres que ça sonne, que ça rime, que ça swingue
-Paroles, de Jacques Prévert, mon incontournable, un père, un ami, un tout, et...une bonne centaine de ratons-laveurs.
-Les yeux d'Elsa, de Louis Aragon (parce que "tes yeux sont si profonds qu'en m'y penchant pour boire, j'ai vu tous les soleils y venir s'y mirer, s'y jeter à mourir tous les désespérés, tes yeux sont si profonds que j'en perds la mémoire")
-Poèmes saturniens, de Paul Verlaine
-Capitale de la douleur, de Paul Eluard
On passe à la critique gratuite avec les mauvais souvenirs:
Les livres qu'on m'a obligée à ingérer à l'école et que j'ai mal digérés
-Gobsek, de Balzac (l'histoire d'un banquier dont je ne veux rien savoir)
-Le château des Carpathes, de Jules Verne
-La Vénus d'Ille, de Mérimée
-Le conte d'hiver, de Shakespeare (En V.O. surtout, ça vous casse un élève)
-Les poèmes d'Auden (idem)
-Tom Jones (rien à voir avec le chanteur), d'Henry Fielding
-L'éducation sentimentale, de Gustave Flaubert
Maintenant, quelques catégories à part:
Les livres reconnus par tous et que j'ai pas reconnus du tout
-Le grand Meaulnes, d'Alain Fournier
-Madame Bovary, de Gustave Flaubert
Le best-seller que j'ai pas trouvé best
-Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda
Le best-seller que j'ai pas trouvé best mais en plus sans même l'avoir fini
-La nostalgie de l'ange, d'Alice Sebold
Le best-seller mondial que je n'ai pas l'intention de lire
-La Bible (je ne me souviens plus de l'auteur)
On passe maintenant aux scolaires, mais aimés:
Mes chouchous qu'heureusement on m'a obligée à lire pour les étudier
-Le dernier jour d'un condamné, de Victor Hugo
-Brittanicus, de Racine
-Les mots, de Sartre
-Le livre de ma mère, d'Albert Cohen
-L'avare, de Molière
-Les liaisons dangereuses, de Choderclos de Laclos
-La planète des singes, de Pierre Boulle
Les classiques toujours pas lus:
Les livres reconnus que j'aimerais bien reconnaître un jour
-Le rouge et le noir, de Stendhal
-Le Cid, de Corneille
-Germinal, de Zola
-Les Misérables, Notre-Dame-de-Paris, de Victor Hugo
-Boule de Suif, de Guy de Maupassant
-La mare au diable, de George Sand
-L'étranger, d'Albert Camus
-Le portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde
Maintenant, la titraille:
Les livres lus ou pas, ce n'est pas le problème, mais les livres que j'aime leurs titres
-L'insoutenable légèreté de l'être, de Milan Kundera 
-Feuillets d'Hypnos, de René Char
-De l'inconvénient d'être né, de Cioran
-Pot Bouille, de Zola
-Tartuffe, de Molière
-Zadig, de Voltaire
-Emaux et camées, de Théophile Gautier
-Les rêveries du promeneur solitaire, de Rousseau
La curiosité à lire:
Le livre bizarre
-Lila dit ça, de Chimo (auteur soit-disant anonyme, au parler "banlieue" mais impressionnant de maîtrise).


Les livres que tout le monde cite alors que je les ai toujours pas lus:
Les "must avoir lus" toujours pas visités par moi
-L'écume des jours, de Boris Vian
-L'alchimiste, de Paulo Coelho
Et vous, qu'est-ce que vous livrez?
15:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : liste de livres, livres préférés, livres, connelly, polars, livres jeunesse
21 octobre 2007
Comme un dimanche
Un poulet balti sauce lait de coco-gimgembre-curcuma-cumin-oignon rouge-paprika-cannelle pénard occupé à cuire d'un côté, du riz cardamome de l'autre, le four réquisitionné pour une tarte tatin caramélisée, et Anna au piano:
Ambiance bourgeoise dans le 8-6
Petits plats dans les grands, assiettes carrées dans les rondes, nappe blanche et sets de table, pain dans un petit panier, saupoudré d'un peu de farine ça fait plus vrai, est-ce qu'on mange dehors non-il-fait-un-peu-frais (en l'occurrence 5 degrés qu'un rayon de soleil faiblard ne parviendra pas à compenser), les pieds sous la table, les mains sur la table, la serviette dépliée sur les genoux.
J'aime pas les dimanche!
(Mais je vous laisse ici parce que quand même, je dis pas non à ce menu gargantuesque).
12:15 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 octobre 2007
A la recherche de la trouvaille
Je ne peux taire plus longtemps la situation épique, dantesque et critique dans laquelle je et environ 10% de mes comparses français (si toutefois vous pouvez en apporter la preuve à l’aide d’une cellule souche de votre ADN, à faxer demain au Ministère que vous voulez avant 8 heures).
Que disais-je ?
Oui, je ne peux fermer les yeux sur le statut que me confère mon état actuel, et sur le statut de 10% de…je l’ai déjà dit.
La bataille pour l’emploi. Comme à l’assaut d’un château où les plus valeureux se font coiffer le heaume au poteau par un chevalier certes moins fort, mais ex beau-frère de la châtelaine lui ouvrant droit à un contrat aimé, ou plutôt, aidé.
Mais que vois-je, au sommet de la tour Est, derrière les remparts crénelés, ce sont des grandes marmites que l’on renverse sur les assaillants qui sont venus les mains vides, sans diplômes ! Tandis qu’un guerrier solitaire s’approche du pont-levis, armé jusqu’aux dents de son DESS culture/sciences humaines, et se voit refoulé pour « vrai et usage de vrai», c'est à dire un kilo de bagage (culturel) en trop. Nulle place pour la logique ici. Seule la couleur du sang versé fera la différence (ah, c’était un bleu, heureusement qu’on l’a pas pris).
Et que ceux qui ont un boulot lisent quand même. Ca peut leur tomber dessus n'importe quand, l'huile bouillante. D'ailleurs, on peut dire que pour le moment, ayant un boulot, ils sont aussi des chômeurs, mais au chômage, n'ayant pas de boulot de sans-emploi. (Un peu capillotracté, soit.)
Tour ça pour dire que la trilogie Métro/Boulot/Dodo pouvant rapidement dégénérer en: A pied/CV/Nuits éveillées.
Cessons de dramatiser à outrance.
Je vais essayer de me cantonner à mes simples districts mentaux, ce sera plus simple.
Les chiffres, Hippolyte, et que ça saute !
-Un bac+5 met 6 mois en moyenne à dégotter son premier emploi.
-Sur 100 candidatures envoyées (toutes confondues, on ne distingue pas lettre de motivation de lettre d’amour, ou de lettre de menace, bien que les lettres anonymes soient particulièrement appréciées), seules 10 auront une réponse. (Si elles échappent au coup de corbeille involontaire et à la flemme du fonctionnaire chargé d'y répondre).
(Ces deux tirets commencent comme l'énoncé d'un problème. Il est bien loin, le temps de la baignoire qui fuit! Ils devraient donner ça à résoudre aux collégiens, ça les ferait réfléchir et ça les préparerait à affronter une pas si lointaine réalité!)
J’ai dit 10 réponses, ça peut être 10 « Non » (Si on reprend les exemples de lettres précédemment cités, ça revient à : ‘non vous n’êtes pas motivé, sur la photo de votre CV, vous avez la même tronche que moi quand mon associé parle de recruter un débutant’, ‘non moi je ne t’aime pas’, ‘non je ne suis pas d’accord pour que mardi soir à la pleine lune vous me découpiez en tranches si je ne vous embauche pas’, 'non, la pespective du CV anonyme m'a terriblement excité mais cela m'a coupé toute envie quand j'ai appris que vous vous appeliez Kader').
Me concernant, je n’ai pas encore passé 6 mois sur les barricades, mais je mesure déjà les effets Pré Gavroche: je commence à manquer sérieusement de (savoir)-vivres. J'ai envie de monter au front en criant 'Révolution'!
Pas des masses d’annonces mettant en valeur mes capacités mirifiques et enthousiasmantes, et surtout des masses de gens se jetant sur ces miettes. Il suffit que l’un d'eux possède un atout que je n’ai pas pour me coiffer le bandana au poteau (oui, les mœurs ont évoluées, depuis le heaume du Moyen-Age cité plus haut).
Par contre, je suis fière de faire mentir les statistiques: j’ai déjà reçu plus de 10% de réponses, et même si je me fais renvoyer au bac à sable à chaque fois, sans même un entretien, je suis heureuse, on m’a répondue, on ne m’a pas laissée seule, dans le noir et l’indifférence, faire des nœuds à mon mouchoir, me tourner les pouces à me demander « Pourquoi ? ». Et en plus, on me souhaite bon courage dans ma recherche et la réalisation de mes désirs les plus fous. Limite à me demander des nouvelles de ma grand-mère, ils sont gentils quand même.
Même s'ils n'ont pas capté que je n'en demandais pas tant, juste-un-entretien-servi-à-point-ce-sra-tout-merci-, en fait.
En tout cas, ils répondent, et je suis heureuse pendant les 10 jours suivants.
C'est quand même ça qui est génial, quand on cherche un job: La théorie du "le naze est mieux que le que dalle" (variante, pour quand on en a un mais à peine payé: "le naze est mieux que d'avoir la dale"):
De la même façon, quand on n'a pas croisé d'annonce sympa depuis des jours, que c'est la disette, la famine d'offres, et que soudain est mis en ligne: "cherche assistante d’assistant de secrétaire de rédac, en Contrat Accompagnement Emploi, ‘payé’ 1 euro de l’heure", on se rue dessus, du moment que, de près ou de loin (même à 3000 bornes souvent), la fonction ait un rapport avec nous. Et de modifier son CV en virant toutes les meilleures expériences, et en ne gardant que les jobs d’été qui nous ont appris à taper à l’ordi avec plus de trois doigts et à faire des photocopies dignes de ce nom. (Ca n’a pas l’air comme ça, mais entre le format de la feuille et le réglage de la luminosité, c’est un travail d’une précision redoutable- une minute de silence pour Amélie San de ‘Stupeur et tremblements’-)
Bref, ma composition chimique commence à se modifier sous l’effet des sites de petites annonces. Je commence à me contenter du minimum vital, sans même faire valoir mes droits (comportement aberrant mais intéressant, déjà observé dans un environnement sec et aqueux pour quelqu'un en recherche active de stage : prêt à sauter de joie lorsqu’ils promettent 200 euro d’indemnités, la moitié de la carte orange et une durée minimum d'un an, pensant, "vu la condition du stagiaire aujourd'hui, ils sont déjà super de me payer, et en un an, je vais en apprendre, des choses, la formation c'est une sorte de salaire, tout à fait normal, même s'ils me foutent à la porte à la fin sans même me filer de réseau, après m'avoir promis une embauche!").
C’est la bonne vieille recette :
Nourrissez princesse Sarah de blé dur pendant deux ans, elle aura l’impression d’un avancement quand vous lui proposerez du pain sec à la place (et elle aura nettement maigri aussi mais elle s’en fichera tant qu’elle aura quelque chose à se mettre sous la pré-molaire).
Restent les candidatures spontanées, qui consistent à peu près à partir pêcher au large alors que vous ne connaissez pas les endroits où les poissons s’ébattent à l’ombre des algues, et que vous n’avez pas la moindre idée de ce qui pourrait bien servir d’appât à un congre cendré ou à un saumon bâtard Norvégo-Papou (les recruteurs peuvent être de compositions mentales très différentes selon les mers).
Ca consiste à lancer sa ligne au gré des vagues, des vents et des marées, et à attendre le dégel (de la banquise par exemple) avant d’avoir une prise, au risque de ne ramasser que des godasses et des morceaux d’épaves de l’Ericka.Quitte à retenter sa chance à la saison d’après. C’est ça la jeunesse ! on est pleins d’énergie ! On est faits pour ça!
Courage, certaines parviennent quand même à décrocher un CDI pratiquement en guise de cadeau d'anniversaire :)
Et si au lieu de boîtes "chasseuses de têtes" consacrées à la recherche d'employés modèles, on créait des entreprises consacrées à la recherche de jobs décents, dont bénéficieraient des clients jeunes diplômés, qui paieraient le service en cacahuètes (les clopinettes marchent aussi). Et les employés seraient recrutés à leur capacité à chercher des boulots, donc au nombre de candidatures qu'ils auraient envoyées dans leur vie, les meilleurs employés de l'entreprise seraient donc des pros des lettres de motivation, donc des ex chômeurs de longue durée, et le père noël existerait.
Ca me donne une idée: et si moi aussi je déposais une annonce sur les sites d'offres d'emploi?
Ca donnerait ça:
Recherche patron en rédaction ou communication- poste à pourvoir d'urgence
Missions
-Effectuer le recrutement d'une jeune diplômée de 22 ans pleine de talent
-La former de manière pédagogique et lui apprendre plein de choses, même les trucs inutiles genre noeud marin ou position latérale de sécurité
-Lui interdire les heures sup ou la payer chèrement pour ça, minimum 25 000 euro par an.
Profil
Le candidat doit être humain, chaleureux et au fait des réalités, confiant dans les réalisations des débutants, jamais stressé et agréable à vivre. Non fumeur, il possède une voiture (pour la raccompagner tous les soirs). Il doit impérativement avoir des enfants, pour l'expérience de la pédagogie, idéalement une fille entre 21 et 24 ans, idéalement aux yeux verts.
Une expérience professionnelle en Italie (pour lui conseiller des itinéraires quand elle voudra s'y rendre) est un plus.
Poste en télétravail (pour ne pas être sur son dos)
salaire: selon profil
Début: as soon as possible
Je m’aperçois que j’ai pondu l’équivalent de cinq omelettes mais que je n’ai toujours pas parlé des annonces que je consulte quotidiennement. Ou seulement de façon précaire, en intérim.
Ca va être simple, on distingue juste plusieurs cas qui, en réalité, se valent:
-Le candidat peut n’avoir qu’un CAP communication, il peut postuler du moment qu’il a ‘MINIMUM’ et ‘EXIGE’ (les employeurs adorent ces mots), 5 à 20 ans d’expérience (le jeu du téléphone arable pratiqué assidûment n'étant pas valable).
-Le candidat peut être débutant, mais avec un an d’expérience quand même, stages non compris.
-Le candidat peut être tout à fait débutant, mais avec un bac+2 maximum, ou payé bénévolement, après, il est surqualifié et il faudrait le rémunérer non mais ça va pas !
-Le candidat peut être débutant et avoir bac+5 mais être parfaitement bilingue en russe parlé dans le nord de Moscou, 2ème voire 3ème langue fortement appréciées, le mandarin serait un +.
-Le candidat peut être débutant, avoir un bac+5, ne parler (mal) qu’anglais, (ha ha, qu'est-ce qui va tout foutre en l'air, cette fois?) mais en plus de son DESS d’arts du spectacle, une formation juridique solide est indispensable, une expérience en management serait un atout, idéalement dans le domaine de la taxidermie.
(Quel titulaire d’un truc aussi flou qu’un DESS arts du spectacle a le profil pour se taper 3 ans de droit et de commerce en parallèle ?)
En fait, ça me soulage.
Quand je vois de tels critères, je me dis que les employeurs et nous, on rame dans la même galère: nous, pour trouver un emploi, et eux, un candidat.
22:35 Publié dans Boulot | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
18 octobre 2007
Ca ne déchire pas, ça éventre

Puisque je suis bien partie à parler musique là, je continue, entre deux quintes de toux que si ça continue je vais même attraper des abdos, pour vous parler d'un groupe français, qui en est déjà à son 3ème album (voire 4ème) et dénommé Jack the ripper (traduit par "Jack l'éventreur", conçu pour donner tout de suite envie).
Les pochettes de leurs disques, illustrées par le peintre Juarez Machado, sont des musées à elles seules.
Comment définir les chansons? Un mix entre la compagnie Créole, Jésus Christ s'il s'était mis à chanter et le dernier album d'Annie Cordy. (On me signale que je me plante de critique disque, là).
Je reprends: un mix entre...de l'indie indépendante, du Jack the ripper et eux-mêmes? Je ne trouve rien pour comparer, et pour cause, je n'ai jamais rien entendu de tel (ou alors c'est que j'ai la culture musicale d'un sourd)...une voix mature et plutôt originale, des arrangements fins avec des cordes et des cuivres (même du violon), des paroles en anglais (au hasard, un hypothétique fils d'Hitler qui se mettrait à monologuer sur sa filiation dans "son of", ou un propriétaire de roses qui menacerait le voleur de ses fleurs en français, d'une voix flippante à souhait dans "A portrait gallery")...

Je vous laisse les découvrir là: http://jack.ripper.free.fr/

19:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17 octobre 2007
Douce transe, Francylvania

Je ne comptais pas l'acheter, mais puisqu'on me l'offre de façon si inattendue...
Je ne comptais pas le mettre en boucle, mais puisqu'il menace de brûler ma platine si je l'en retire...
Je ne pensais pas en parler ici, mais puisqu'il est si je-ne-trouve-pas-les-mots...
Le nouveau Beirut, un hommage à la France...j'avais peur, peur qu'il perde de ses résonances slaves. Zack Condon (américain de 21 ans) ne fait toujours pas sa voix.
On la croirait sortie d'un très long songe, mûrie par quelques décennies, voix qui se bonifierait avec le temps.
Malgré quelques morceaux hexagonaux au menu (la scène de dispute française dans:"Nantes", "Cliquot", "la banlieue", "un dernier verre"), la saveur balte demeure.
Accordéons, cuivres, trompettes, percus, mandolines, des instruments à la films de Kusturica s'entremêlent joyeusement, mélancoliquement, comme on aimerait en entendre beaucoup plus souvent.
Et puis il y en a une qui s'appelle "Nantes"...alors...définitivement...
T'ention, ils seront à l'Olympia le 12 novembre. Quand je pense aux chanceux qui seront venus pour un autre groupe et qui ont encore à les découvrir...
P.S: Ne le téléchargez pas: même la pochette se mange (avec les yeux) habillée de photos anciennes, délicieux goût de surrané.
Comme pour le premier album Gulag Orkestar, on trouvera au début que toutes les chansons se suivent et se ressemblent un peu. C'est encore un peu vrai. Mais chacune se déguste, unique, et à force on saisit son tempo, ses inflexions, sa musique différente.
Beirut The flying club cup (Ba Da Bing) Pour en écouter un peu: http://www.beirutband.com/ (sur la page d'accueil, c'est l'album Gulag orkestar qui vous accueille, apparemment en live, ça change de chanson dès que vous rafraîchissez la page, en plus!
)
http://www.myspace.com/beruit ici, "Nantes"à l'écoute
Et là:
http://www.nat-online.net/blog/index.php?2007/07/13/125-b...
"Nantes" en live (la 2ème) et la vidéo du boeuf avec Arcade Fire sur "Gulag Orkestar"
21:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 octobre 2007
Ha. Haa..Haaa...Haaaaaaaaaa....Harry.

On m'a dit que y'avait pas assez de livres dans mon blog, alors je continue :)
Ayant fini de lire le tome 7, qui sort je le rappelle le 26 octobre en français, je me sens dans une position de force certaine. La plupart des gens n'en ayant rien à secouer du petit sorcier, cela ne gênera personne si je balance la fin ici.
Pour les autres...
Bon, ok, je ne dis rien.
Juste que Harry, il..............................................., et que pendant les 3/4 du livre, avec....., il...........un peu partout.
Il est du coup dans une position un peu.....surtout qu'elle......et qu'il.........
Ils remettent ça un peu plus tard dans le cottage de...............................................
Mais Vous Savez Qui.......................................................il force............................................................et................
Mais Harry avait oublié le...............................................................
Elle tombe enceinte, mais il.......................................................alors...................................................
Tout ça est véridique, sauf qu'il y a quelques ellipses.
Je dirais une seule chose, qui confortera ceux qui ne l'ont jamais lu: ô, déception. Fin bâclée et plus naze, je vois pas. Tout ça pour ça!!!
22:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Vive les mariés! euh, les invités!
Les chapitres se dévorent comme ces petits choux à la nougatine (ou à la crème vanille, si vous n’êtes pas trop nougatine comme moi) qui composent le titre.
Pièce montée un peu collante, mais surtout branlante.
Un mariage. Chaque chapitre le raconte du point de vue d’un personnage précis : une petite de 9 ans qui est demoiselle d’honneur, la tante, la sœur de la mariée, l’arrière grand-mère, le cousin, le prêtre, et bien sûr les deux figurines qui regardent tout cela du haut du gâteau, j’ai nommé, les bienheureux mariés.
C’est frais, enlevé, ça ne colle pas aux dents, ça parle de tout ce qu’on adore dans les mariages des autres, mais dont on aimerait bien se passer :
-La robe forcément blanche (voire la robe tout court)
-La traversée de l’église avec la musique organique (et pas orgasmique), voire l’église tout court
-Le père au bras de la mariée, qui encombre
-Les alliances, ringues au possible
-Le vin d’honneur sous les arbres dans le parc d’un château magnifique avec des gosses qui courent partout
-Le repas interminable avec les gens placés obligatoirement à côté de ceux qu’ils ne peuvent pas blairer et réciproquement, jusqu’à 3h du mat avec un trou normand pour faire passer les réflexions qu’on n’aurait pas digérées…
-Les plats aux noms si obscurs que seul le traiteur sait ce qu'il y a dedans: crème de coque de panache en béarnaise sur mousse jurassienne, consommé de la mer sur lit de délices farcis à la mode champêtre...
-La piste de danse trop petite ou mal foutue avec de la musique ringue au possible bis
Joli méli-mélo de personnages tous plus déglingués les uns que les autres, qui n’auraient jamais dû venir, à commencer par les mariés. Mais qui a eu l'idée de les inviter?
Une pièce montée de Blandine Le Callet, éd. Stock
22:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13 octobre 2007
Y'a qu'les imbéciles...
...
Je craque. Je suis en manque. Tragédie shakespearienne. Comment ai-je pu imaginer vivre sans lui?
Le laisser dépérir, sans nouvelles aucune ?
Lui qui m'inspirait tant, qui était le support de mes folies métaphysiques et transitoires dans les dédales claraéens de ma mégalomanie spongiforme, multiple et bilatérale?
Ce blog...
Je sais bien que je ne suis pas crédible. Partir, revenir...seulement rien n'était sûr et puis...et puis...je reviens en changeant de style...désormais ce blog sera mon presque CV. Accessible aux futurs employeurs. Ma carte de visite, ma caravane, mon cocon, mon tout.
Maintenant que j'ai le wifi dans ma chambre, et rien de moins que trois accès au web dans mon humble demeure, j'aurais tort de me priver...j'en étais réduite à visiter ce blog alanguie, la larme à l'oeil, en regrettant le temps passé ensemble et en m'efforçant de ne pas craquer, en cause, un orgueil brut et avilissant du type:
"J'ai dit que j'arrêtais, j'arrête. Nan mais pour qui ils vont me prendre à la prochaine réunion des bloggueurs anonymes si je reprends du service, hein?".
Hélas la méthadone n'a eu que peu d'effets et j'accepte mon état de junkie impuissante, addicted.
Dernièrement, j'ai bien essayé les lettres de motivation. Les CV, mêmes.Tous les matins d'attaque (bon, ok, à 11h30 tout juste réveillée mais ça compte pas), à parcourir les 12 sites référents de recherche d'emploi, à taper avec trois doigts des mots n'évoquant rien pour moi telle que: "assistante de com"ou: "chargée de com". Mais j'ai vite vu que cela ne remplaçait pas mon blog. (Et surtout, qu'après un bac+5 en infocom je ne savais toujours pas manier photoshop).
Les mots finissaient par se mélanger, et par donner: "je me permets de me solliciter ce CV pour vous charger d'un poste que vous proposez sur le site d'annonces d'emploi www.meetic.fr".
Ca ne devenait pas sérieux. NON.
Alors j'ai décidé d'être logique et de postuler là où je sais pouvoir faire ce que je sais être capable de faire de ce qui entre dans mes compétences. Ecrire des conneries.
Et j'ai réfléchi.
De quoi m'a pourvue Mère Nature?
De mains délicates de pianiste (alors que je ne fais pas de piano, allez hop déjà un destin de contrarié), d'un dos de rêve (sans la bosse en plein milieu on y croirait presque), d'une voix de miel (rappelant celle de Jeanne Moreau aujourd'hui), mais ce n'est pas tout:
Elle m'a dotée de doigts-stylos, comme Edward aux mains d'argent, sauf que mes extrémités à moi font moins mal aux gens. Quoique, ça dépend, quand je suis en colère, les stylos peuvent se changer en arme de destruction massive, mieux vaut prévenir que guérir, et un de prévenu, dix de guéris. (S'il vous prenait l'envie de me transformer en Godzilla).
Autant en faire bon usage donc, sinon, Mère Nature serait capable de se retourner contre mon destin inabouti et vous voyez la galère (si les 7 plaies d'Egypte vous évoquent quelque chose...)
Je sais que je ne livrerai au monde aucune contribution bien utile mais je donnerai peut-être des idées de carrière à d'autres tordus, qui grâce à moi décideront de donner corps à leur passion (toute aussi inutile, d'ailleurs...mais qui est logique dans ce monde?)
Je vais réellement cheminer vers cet objectif. Même et surtout parce que je n'y crois pas. Rien que pour me clouer le bec à moi-même. Pour pouvoir me dire: "ah ah, tu disais quoi, ptite garce, que t'y arriverais pas?", en fouettant mon double attaché sur une chaise dans une cave humide. Pour la référence, imaginez une scène de torture avec, en tant qu'accessoire imposé: "Le fouet"-ça change du parapluie ouvert- (Toujours mes relents maso, on ne change pas, comme disait Céline Dion, paix à son âme.)
Voilà...un peu de latence, de questionnements périmés, de décalages spatio temporels (un aller-retour sur Pluton avec 8 millions d'années lumière de jet lag, on met bien un mois et demi à s'en remettre!)
...mais cette ère d'hibernation frigorifique est révolue, et je reviens. I'am back for good. Parce que vous le valez bien.
Maintenant que j'ai soulagé mes lobes pariétaux avec l'idée suivante: "j'ai fait mon choix, je vais tenter de percer avec mes conneries", je peux rester au chômage un bon ptit moment sans culpabiliser. Jusqu'à la retraite, en fait.
Me reste plus qu'à profiter de la vie, des films, des concerts. L'idée étant de faire ce qu'on aime, fuck, la vie est courte. Et puis on ne sait jamais, le hasard fait bien les choses, je peux rencontrer mon futur employeur dans la fosse de l'Olympia, en plein pogo sur Céline Dion. Ou mon futur mari, rentier depuis trois générations, en plein questionnement existenciel: "mais sur quel compte placer ces trois millions d'euro dont je ne sais que faire?". Ce qui m'éviterait même de devoir écrire des conneries pour subsister.
N.B: On me signale en cours d'écriture de ce billet que Céline Dion est encore en vie. Pour m'éviter un procès aux Prud'Hommes initié par elle (ou à n'importe quel tribunal d'ailleurs, je les confonds toujours), je lui fais mes plus plates excuses. Idem pour le pogo, qu'elle pourrait prendre pour une pique ironique et calomnieuse (c'est d'ailleurs ce que c'est).
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06 octobre 2007
Court court!
Voilà juste mes photos de cet aprem, à ceux à qui j'en ai parlé, car c'est toujours joli des photos de tournage...
Le we de compèt et le film sont pas finis, mais je vais dormir un peu! Ce sont donc les photos du court métrage en deux jours chrono dans la rubrique "albums".
L'inspecteur, un parapluie OUVERT,..."si c'est pas malheureux, ça!!!!"
17:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
