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29 mai 2008

The first one

Pas dans mes habitudes de faire des posts dans lesquels je ne me plains ni ne me moque, mais là ça se fête, même si vous ne le connaissez pas:

Bienvenue au ptit Victor, le tout premier bébé de ma génération de potines, né hier à même pas 7 mois, encore un qui n'obéit à rien, qui devait être Lion mais qui sra Gémeaux comme sa môman! Mais le principal c'est qu'il va bien!

Comme quoi, quand je parlais de femmes enceintes, hier, j'étais pas si loin de ce qui se tramait en Bretagne au même moment! 

Pas de photo à cause de son droit à l'image (bé voui!) mais la girafe Sophie à la place, parce que c'est un must have !

(et encore, j'vous ai épargné cette image: http://lola.minas.fr/dotclear/public/victor/cigogne.gif (le fait que y'ait "Victor" dans le lien est un pur hasard!!!!!!!!!!!)

1372699436.jpg

 

C'est ça, la vie (hyper)active

Trois posts en moins de trois jours, on frise la saturation des araignées claréennes sur la toile mondiale.

Et pourtant, cela n’aurait jamais dû se passer ainsi…vu que j’ai perdu ma vie...

Je vais encore me plaindre, ouais, mais j’adore ça et puis vous aussi, avouons-le ! 

J’aurais dû baptiser ce blog « Ronchon » mais c’est déjà pris ;)


J’ai en effet donné ma vie à une agence. Donc mon temps. En signant le contrat (de mon sang), je ne le savais pas, mais c’est à Méphisto que j’ai vendu mon âme.

Aujourd’hui, 11h30 de boulot d'affilée. Si on ne me connaissait pas, on croirait que je tente d'établir un record personnel (ou d'égaler Juanito mais j'ai encore du boulot).

11h30 donc, sans compter la demie-heure passée à réparer ma panne d’oreiller dans le RER (avec un tueur pédophile qui a failli agresser la moitié du wagon, véridique), en arrivant à l’heure ça m’aurait fait 12 heures, une mi-journée, la classe (payée normalement, of course, si on se mettait à payer les heures sup’, à quoi servirait Sarkozy ? tout foutrait l’camp !)

Surtout quand on sait que le boulot fourni ce soir est égal à zéro efficacité, 100% de nullité et 300 points de craquage mental, vu qu’il s’agissait d’une analyse marketing (pourquoi on m’a embauchée, déjà ? ah oui, « créative »), sur tous les yaourts possibles et imaginables qu’on peut trouver en France et en Navarre. Une analyse concurrentielle, ça s’appelle, tout ça pour une salade de fruits. Les activia aux fruits, les mixés sans morceaux, les mixés avec quartiers, les concassés avec la peau des pommes, les crémeux velouté fruix, les paniers de bifidus, et les jus, aussi, les tropicata agrumes vertes, les Joker avec et sans as, sous toutes leurs formes, et après fallait recommencer pour l’année 2007.

J’en étais au point ou j’en visionnais deux l’un après l’autre, incapable de dire si c’étaient les mêmes ou en quoi ils différaient. Le jus en bouteille, le yaourt et la compote se mélangeaient pour ne faire qu’une bouillie informe dans mon cerveau genre : mêmes fruits, même combat, c’est dans les mêmes pots (de yaourts) qu’on fait les mêmes spots.

Certes, je ne suis pas mariée à ma boîte, mais deux détails de taille : si on n’est pas mariées, on est quand même un peu fiancées, et je ne veux pas qu’elle me jette après trois semaines même pas, c’est essayer trop vite quelqu'un ! Donc, je fais la carpette.

Ensuite, mon sens de l’empathie est à son apogée, et j’allais pas laisser ma collègue seule et sans lumières alors qu’elle allait déjà y passer la nuit.

Résultat, ça m’a vrillé les nerfs, pour rien parce qu’au final je l’ai plus freinée qu’aidée, je me suis en plus grillé les neurones pour la semaine entière, et je me sens encore moins légitime qu’avant. Ca m’apprendra à être polie et solidaire, des valeurs primaires, prioritaires sur l’échelle de Richter, mais dans d’autres circonstances, quand on est en vacances à Bali par exemple et qu’on n’a rien d’autre à faire qu’à déambuler en sarong en hésitant entre monoï et huile de noix pour le prochain bronzage.

Résultat, la boule de nerfs a fait boule de neige et m’a suivie jusque dans le métro, où je me suis rendue compte que je frôlais l'avalanche: un mec m’a soufflé le siège que je convoitais. Il s’en est rendu compte et me l’a laissé, très sympa de sa personne.

Une de mes glandes lacrymales a cru bon réagir, et j’ai fondu en larmes. Enfin, dans ma tête. J’aurais pu fondre en larmes si mes cils n’avaient pas fait barrage à l’instant T (ça fait mieux que « instant I »). Il aurait pu prendre ce siège d’un air péremptoire, m’inviter au ciné ou me demander l’heure, ça aurait été pareil. La réponse au stimulus aurait pu provenir de ma rate ou de mes cervicales, c'est tombé sur une glande lacrymale, c'est du nawak, j'en ai marre et je ne vois pas pourquoi je devrais payer le prix d'un nouveau boulot avec des réactions de femme enceinte!


Retour chez moi à 21h45, le temps de manger devant une Nouvelle Star terrifiante (comparer un guignol qui chante Queen trois fausses notes sur deux à un futur artiste a encore titillé ma glande lacrymale, bref, j’ai fondu en larmes –euh, nan, mais presque, si mes cils n’avaient pas, etc.)
Et hop il était 23h.
Mais moi JE VIS QUAND ???? A la nuit tombée, pour parer ce blog de lumières chatoyantes, donc. Toute façon je n’ai rien à faire d’autre, je n’ai plus d’amis (ou du moins je n’en aurai plus d’ici peu, à ce rythme, je prévois une extinction de l’espèce en bonne et due forme).

 Voila pourquoi tant de billets éclosent ici en un temps record, faut croire qu’il me faut ce genre de conneries pour repasser en mode énergétique (le temps de l’écriture, parce qu’après j’éteins à 1h30, donc crevée le lendemain, donc inefficacité, donc stress, donc fonte en larmes, donc besoin de connerie, donc écriture du blog, donc couchage tard, et vice-et-versa).

D'ailleurs, j'ai oublié de dir,

dire, pardon, mes yeux se ferment tous s....zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

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28 mai 2008

Ce soir, Sardaigne!

Si vous vous êtes toujours demandés ce qui se cachait derrière les borborygmes de nos amis russes concernant leur hymne national, vous allez enfin avoir la réponse.

Voici la version sous-titrée (très pratique pour chanter en "yaourt", surtout -http://fr.wikipedia.org/wiki/Chanter_en_yaourt-) faut bien écouter!

youtube.com/watch?v=WM5H1KthhUU

 

27 mai 2008

J’ai ouï dire d’Oulipo

"L’Ouvroir de Littérature Potentielle" consiste à oulipoliser à outrance, dans tous les sens, comme on veut, c’est-à-dire, à écrire en se donnant soi-même tout seul des contraintes, comme si on n’avait pas assez d’aspirateur à passer, de poussières à épousseter et de vaisselle à vaisseller dans la vie.

Il s’agit de suivre l’adage selon lequel « la contrainte est libératrice ». Le but est de poser des règles, non pour les briser ensuite, mais pour ouvrir la voie à des choses auxquelles on n’aurait pas pensé avant par flemme ou facilité, vu qu’on serait allé au plus offrant, à la pensée qui vient de suite au cerveau.

 
Ainsi, G.org.s P.r.c a fait un bouquin, traçant tous mots de A à Z mais sans la « E » .

J’ai fait un foin à ma maman pour l’avoir à 12 ans, j’ai pas compris. Toujours pas aujourd’hui. (Merci au dico comptabilisant tous mots aux significations qui ont un rapport, pour avoir soutenu mon application à « la » bannir aussi dans un bloc total sur mon blog).

 
sertua’D tnevircé sed sliam ne tnasrevni erdro’l sed serttel (ou des llabessy, car c’est coupbeau plus logori ! .phrase la de fin la par commençant en  ,encore Ou).

 
Bref, y’en a, des tarés.

 
Le premier à m’en avoir parlé s’appelle Mr G., il est né en l’an de grâce 1944 (environ) et prend sa retraite cette année. Le dernier à m’en avoir parlé s’appelle Trivial et il aime les poursuites. C’est bizarre comme nom d’ailleurs car « trivial » désigne une chose banale, commune, ordinaire, voire grossière, et vu le niveau des questions, je ne vois pas le rapport : En quoi le chorégraphe Fedor Lopoukhov est-il une connaissance neuronale banale chez les gens, en quoi le fait de confondre Albertville et Barcelone pour les J.O de 1992 serait-il grossier, sachant qu'ils étaient doubles ? Quelqu’un a-t-il un problème avec ça ?? Non? Je préfère !

 http://www.oulipo.net/ : le site officiel, bien plus clair que moi (évidemment, ça reste à voir.)

P.S : L’Oulipo existe aussi en peinture, en brocante (Cécile, sois folle, tu as carte blanche), en pâte à sel, en échangisme… (j’attends vos vidéos).

15 mai 2008

L'aventure est (vraiment) au bout de la rue

Il est taaard, Morphée m'attend, mais me coucher sans écrire cette note, c'est comme me lever sans boire de capuccino. Et je crains que la nuit se prépare, non à me porter conseil, mais à effacer les traces mémorielles de ce récit qui ne vaut que par sa spontanéité de retranscription instantanée et empreinte d'intensité. J'y vais, sinon vous allez vous attendre à un suspense de fou, donc à une histoire de fou, alors qu'il ne s'agit que de la transmission d'un quotidien banal, juste mis en lumière par l'éclat d'un certain point de vue, Claire arrête de t'écouter parler.

 

Donc, y'a des jours où les transports en commun, c'est pas ça. Ca arrive, c'est pas grave. Sortie de ma journée des poux plein la tête (façon de parler vu qu'en ce moment les petits poux sont mes amis!), juste le temps de manger et hop je repars à 20h30 pour mon cours de torsion des cordes vocales bien-aimé hebdomadaire, à 10 minutes en bus de chez moi. Tention, les horaires vont être précises, donc relou, mais nécessaires à la bonne marche du récit:  Je sors de chez moi à 20h30, pour y être à 21h (honnête). La flemme de marcher, même si y'en a que pour une demie-heure à pied. De cette flemmite aigue dépend tout le reste: la boulangère qui m'a influencée par son discours alarmiste, l'heure de fin du cours, le temps, l'obscurité, le bus...mais reprenons le récit (oui, façon pourrie de faire monter le suspense...)

J'attends donc le bus, au sens le plus littéral possible, j'attends, sachant qu'il passe tous les quarts d'heure. Après 20 minutes et deux bus qui sont passés dans l'autre sens (c'est toujours comme ça), je me dis qu'il abuse, puis que j'aurais plus vite fait à pied, mais qu'il va maintenant pas tarder et que ce serait donc ballot de commencer à marcher si c'est pour le voir me dépasser 5 minutes après. Sauf que j'ai attendu 3/4 d'heure. 

Histoire de pas perdre mon temps, je commence à tailler une bavette avec ma compagne d'infortune, une boulangère (pas une charcutière, la vie est mal faite, mais elle se rattrapera après), avec une boulangère donc, très vitriote, très "couleur locale" comme aurait dit Mde Saurin, qui m'annonce la couleur (locale, justement) au bout de 5 minutes: "Ah, ça fait pas longtemps que t'es à Vitry? Ben bon courage..." (mine sombre de crayon à papier quand ils sont trop bien taillés). "Mais que me vaut un tel pessimisme?" Demande-je, plus innocente que Blanche-Neige avant le contact léthal avec la pomme. "Les racailles! Ca craint, là déjà je suis pas rassurée" me répond-elle, à seulement...21h20. Ah, si c'est que ça, t'inquiète poulette, c'est tranquille, ici! 

Elle: "L'aut fois, ils ont égorgé un mec pour une clope, au Franprix, à minuit!" dit-elle (la mine encore plus sombre, genre fusain).

Gloups, où ça? A côté de chez ma prof, ah.  Bon, faut pas être parano hein. "Tu te rappelles la fille qu'avait été brûlée vive? C'était à Vitry". 

Bon, c'en est trop. Toute façon, je suis arrivée, avec une demie-heure de retard. Je déballe tout ça à ma prof, cette inconsciente qui se balade dans les rues à pas d'heure parce que selon elle "on est peinard, c'est mieux que d'attendre le bus", sauf si tu te fais égorger en passant, et elle me fait promettre de lui envoyer un texto quand je serais rentrée chez moi (j'ai fini par la faire flipper, quand même, je suis contente de moi).

S'ensuit une heure durant laquelle mes cris de chevaux, d'abeilles et de...bébés, s'échappent de chez elle (petite parenthèse: Le chant n'est pas limité à do ré mi fa sol; les novices en particulier ont droit à des exercices tous plus ridicules les uns que les autres, c'est ce qui fait leur charme, d'où mes imitations de Crin-Blanc, Maya et des êtres sans défense quand ils réclament leur pitance: les "OUINNN" ouvrent le palais, paraît-il).

22h30, l'heure de fin (et du crime à Vitry), l'averse du siècle est aussi de la partie, et je suis sans parapluie (ça commence comme une chanson d'Anaïs, sauf qu'heureusement je ne peux pas me casser de talon aiguille, j'en ai pas, et que je ne connais pas de Christina). Je sors en trombe, l'eau tombe en trombes aussi, je cours, j'abandonne, je marche 15 longues minutes jusqu'à l'arrêt de bus, dégoulinante, ruisselante, haletante, pantelante, et plein d'autres mots en "ante", au moins ça a lavé ma tête de tous les poux qui y étaient accrochés (sauf qu'ils sont à l'intérieur mais passons).

Je me remets à courir, histoire de ne pas louper le bus à 5 minutes près: à cette heure-là, les bus sont une denrée rare. Quand j'arrive, personne: je viens évidemment de le louper à 5 minutes près. En attendant, je vide ma batterie de portable en téléphonant.

Le bus arrive 30 minutes plus tard, chic alors! 5 minutes après défile le panneau "Villejuif" mmh. Me serais-je plantée de sens? Aurais-je omis de traverser pour aller au bon arrêt à cause de la pluie, et de la nuit noire qui, m'enveloppant, m'a caché le paysage? Bref, suis-je une sous-douée collector? OUI!

Je vais voir le chauffeur, il me dit que j'ai qu'à descendre pour prendre le bon dans l'aut sens mais que zut, il vient de passer...j'ai le choix entre l'attendre seule, dehors dans la nuit noire une demie-heure (mais si les égorgeurs venaient, même si y'a pas de Franprix?), en prendre un autre mais plus loin de chez moi (mais je repense aux égorgeurs du Franprix et je flippe, sans compter que j'ai pris la saucée de ma vie, et que je commence tout juste à sécher, et qu'il pleut plus que jamais), ou rester dans ce bus jusqu'au terminus, patienter une autre demie-heure avec le chauffeur et repartir avec lui dans le bon sens après. Tant qu'à attendre une demie-heure, autant papoter! Me voilà partie à Villejuif, dans la ptite salle qu'utilisent les chauffeurs (d'ailleurs, on dit "machinistes") quand ils attendent avant de repartir. J'ai pas pu prendre de boisson chaude (machine en panne) ni de verre d'eau (eau, mais pas de gobelet). Mais bon, c'est qu'un détail dans ce foirage total!

Ravigotée par le chant, j'étais d'humeur joasse, et la demie-heure a vite passé, d'autant que le mec -la quarantaine, et que la peau sur le crâne, mais super sympa- était content de discuter. 

J'ai même fait la connaissance d'un balayeur et de deux auts mecs qui ont des horaires de chauve-souris mais qui aiment bien cette vie. (Débat du soir d'ailleurs: "qu'est-ce qu'un bon boulot? être peinard mais se faire suer, ou avoir des horaires pourris mais aimer ce qu'on fait?")

Minuit, on repart, je suis arrivée à 00h15, il m'a donc fallu 1h45 pour rentrer chez moi, alors qu'en 10 minutes (ou 30, à pied) j'y étais. 1h45 de Vitry à Vitry, de nuit, quand personne ne circule, que celui qui me bat lève le doigt. Mais qu'est-ce que je m'ennuierai, sans moi! (PFFFFF)

Evidemment, le chauffeur m'a filé son numéro à la fin ("Pour te renseigner sur les horaires de bus, OU AUTRE" qu'il a fait. Mais qu'est-ce qu'il veut que j'en fasse? A la limite, le revoir une fois pour le prendre en photo, vu que je collectionne les gens sympas que je croise dans les transports. (Enfin, "je collectionne les gens", ça fait un peu épinglés sur un mur comme des papillons, je parle de leurs photos, j'en ai déjà trois!)

Sans compter qu'avec tout ça, ma prof n'a pas eu son texto promis (plus de batterie, comme j'ai dit), elle m'a crue étranglée devant le Monoprix (faut varier les plaisirs, changer le lieu et le modus operandi), baignant dans mon sang (même si ça va pas avec "étranglée") et qu'elle a appelé les flics! Nan, là, j'extrapole...

La prochaine fois, c'est à pattes, avec un parapluie et une bombe lacrymo!

12 mai 2008

Le fil de la philo est facile à effilocher

Revoici les perles, de philo cette fois, enrubannées pour l'occasion (elles vont être offertes à leur auteur prochainement qui converge vers sa retraite dorée et méritée: tant de fois à devoir lire tout haut des textes embrumés...) Tribune à Mr G..., 2003-2004!

  

« on sera à la fois rigoureux et laxistes »

« chaque jour, y’a des attentats dans les musées : y’en a qui se baladent avec une clé et qui éraflent les tableaux »

« dans l’expo, qui était dans une abbaye, y’avait de vieux pieus, des pieus, dans une abbaye, ça fait un jeu de mots »

« il suffit de regarder Camille Guérin pour comprendre qu’on n’a pas voulu faire un objet d’art »

 « je vais vous donner une citation, je ne sais plus de qui elle est, espérons que c’est bien Malraux qui le dit »

 « Sarkozy n’est pas un esthète absolu »

« la double Vénus : Vénus duplex »

 « les lapins sont consacrés à Vénus, d’où l’expression ‘chaud lapin’ je suppose »

 « autrefois, j’avais un téléphone tout con »

 « j’sais pas si c’est très clair »

« j’sais pas comment dire, moi »

« tout ce qu’on a d’Aristote c’est ses cours, alors c’est pas rigolo ! »

« rien n’est plus sot qu’un brin d’herbe »

« si vous voyez une course poursuite au cinématographe, ben faut savoir que vous êtes au cinématographe, parce que sinon, si vous étiez dans la bagnole, vous auriez d’autres sensations ! »

« quand je suis sur le périph, j’attends toujours les chevaux, mais ils arrivent pas ! »

« Aristote, c’est pas de la gnognotte, voilà »

 « je vois ce que vous voulez dire. Si ce n’est pas ce que vous voulez dire, vous me le direz »

 « la catharsis d’Aristote, c’est un remède de cheval…onze pièces, et après, pft…ils étaient paisibles…heureusement c’était pas tous les samedis soirs. Mais enfin c’était un peu le Loft »

« ‘massacre à la tronçonneuse’ ne nous apprend rien sur…ce qui nous intéresse c’est de crier comme un guignol »

 « vous voyez, c’est le citoyen de base, un peu con, démago, un peu trouillard, traditionnel. Le citoyen de base un peu débile, quoi »

« alors je vous relis ça parce que j’ai lu comme un pied »

« Antigone, de nos jours, elle serait juste devenue anorexique »

« on situe l’art dans cette transcendance bâtarde qu’est la nature »

« mes vers sont recherchés par les princes, dit Boileau, qui fait sa pub »

 « le baroque : je vous laisse entre les mains de notre spécialiste local : Mr Gibert »

 « ce qu’on voit très bien, d’un certain point de vue, c’est qu’il ne sait pas très bien dessiner les vaches »

« on peut avoir la tronche de Gainsbourg et avoir du charme »

 « on dira qu’il n’est qu’un sagouin, malotru, mal embouché, qui ne pense qu’a faire des galipettes »

« donc je sais pas si j’ai bien lu, je vais recommencer depuis le début »

 « si on avait l’oreille de Dieu, on entendrait tout ça. Il est évidemment heureux que l’on n’entende pas tout ça »

 « toutes les femmes louches ont toujours beaucoup plu à Descartes. Enfin, pas ‘louche’ où on l’entend, celles qui louchaient. Et plus si affinités »

« je sais pas comment vous le dire, faudrait qu’on aille à Amsterdam »

  « la raison est un buldozer, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Si on fait pénétrer un éléphant, il ne reste plus que des miettes. Ce qui n’est pas vrai. L’éléphant est très délicat de sa personne »

« ça, ‘c’est clair’, comme vous dites souvent »

« bon, si je lisais mieux… »

« c’est le sens du sens, et la quintessence de son  essence »

 « R.Barthes a vécu avec sa maman jusqu’à la mort de sa maman »

 « le vertige est un autre jeu : vous montez sur la grande roue, sur le machin centrifugeur »

«à force, il va plus faire la même représentation, parce que les tripes vont tourner, elles vont plus être fraîches, ça va faire désordre sur la table ! »

 « bon, je sais que c’est très mal lu, mal ponctué… »

 « un beau cadavre, en décomposition, c’est pas facile d’y résister »

« quand on est trop bien où on est, on sait plus où on est »

« ça va vous emmêler les paluches »

« ça donne envie de se flinguer, boum ! » (en faisant le geste du revolver sur la tempe)

 « y’a des jeux qui sont d’une autre nature que Toto et sa toupie »

« vous avez du temps une fois que vous avez tué…je sais pas quoi…votre colibri ou colvert »

« vous arrivez quand vous voulez, vous partez quand vous voulez… » (parlant des DS surveillés !)

« y’a toujours un peu de gonflette chez Michel Ange » (parlant de la rondeur de ses personnages)

 « ce qu’il y a avec l’œuvre d’art c’est que…par exemple, s’il y a le feu au musée, qu’il faut choisir entre le gardien et la Joconde, ben c’est le gardien qu’il faut sauver »

« quant à choisir entre mon toutou et la Joconde, allez savoir si c’est mon toutou que je vais sauver ! »

 « érotico-glauqueux »

« excusez-moi, j’ai mal lu, donc je recommence »

« l’Histoire, c’est pas de la tarte, c’est du sérieux »

« ah ouais ! que je suis con ! »

« la peinture à l’huile existait, mais c’était pour peindre les volets »

 « le progrès atteint vite son asymptote dans la mesure où ce qui suit n’est pas forcément régression »

 « la Vénus de Milo c’est pas une midinette »

« les derniers dieux grecs sont un peu chichiteux….il font le beau, si vous voulez »

« j’vous fait pas la démonstration, parce qu’à chaque fois, j’me goure »

« ce qui fait la force de Tintin, c’est qu’il n’a pas de visage. Cette espèce de mèche, c’est n’importe quoi ! Tintin, c’est vous ! » 

(à propos d’un triptyque) « c’est une BD »

« c’est toujours adorable les annonciations : une Vierge et un ange, ça peut pas mal se passer »

 « il est bel et beau, il est beau parce qu’il est bon, bon parce qu’ il est beau, bon parce qu’il n’est pas beau »

« oui j’ai mal lu, donc je recommence » 

 « c’est un des nus les plus nus »

 « je ne serai jamais plus. Jamais plus jamais »

« Eve a des problèmes avec sa pudeur »

« quand je vois une fleur, je ne suis pas une fleur »

« Nietzche a été ramené chez maman »

 « excusez-moi, j’ai…mal lu »

 « les pèlerins ont les pieds sales »

« la madeleine, ça marche pas pour tout le monde ! vous trempez une madeleine, bon… »

« chacun a ses objets d’ enfance, lui c’est la madeleine, bon, moi, c’est le carambar »

« Clérambault, qui était psychanalyste, et donc un peu…limite parfois… ! avait un fétichisme de la soie »

 « le cri primal : faut retrouver le cri poussé à la naissance. Quel fantasme ! »

 « la Joconde a un œil un peu en coin, tordu, qui fait que son sourire est pas tout à fait franc ! »

« la mère et la fille ont le même âge, donc y’a un problème technique »

 « De Vinci avait des rapports tendres avec ses élèves. Elèves qu’il avait d’ailleurs choisis plus sur un rapport esthétique que professionnel ! »

 « et c’est un texte totalement………inintéressant ! »

 « l’humour, c’est le sur moi qui dit au moi : ‘hé ! de quoi te plains-tu, espèce d’avorton ?’ »

 « c’est un désaccord discordant »

« vous savez ce que c’est que des échasses ? »

« j’aimerais bien que vous fassiez quatre DS, c’est dans la tradition, c’est une histoire de surmoi à la noix… »

 « j’arrive pas à lire tout haut, alors du Proust, vous imaginez »

« en même temps tous ces poissons aristocrates qui mangent la salade comme une La Rochefoucaud (…)ils ont fait fuir l’aquarium ! »

« Mde Van Heyck, c’est pas un Renoir, elle est bien rosée comme un ptit jambon »

« mais bien sûr, l’Angleterre et le Japon, ça a beau être deux îles, c’est pas les mêmes »

 « dans les cimetières, y’a que des gens irremplaçables. C’est une vaste plaisanterie, mais c’est vrai »

 « elle devient une moins que rien, alors qu’elle a été plus que tout »

 « je t’aime, je te hais, je t’ai adoré, je te brûle…et tout ce qu’on peut ajouter de gentil dans ces cas-là ! »

« y’a un plaisir à détruire l’œuvre d’art : quand vous êtes à la plage, y’a toujours un morveux pour détruire votre château de sable. Pourquoi, mais pourquoi ?! »

 « y’a rien de plus désolant qu’un dictionnaire : il vous explique un mot par un autre mot, c’est infini cette histoire-là. Parfois on aimerait qu’il nous donne l’objet direct. Quand il vous dit : ‘triste : qui est sujet à la tristesse’… euh… »

« le diable est autiste »

« ah, ça, les gens qui parlent avec la platitude, le choc des mots et le poids des paupières »

« y’a pas de poubelle dans la philosophie. Y’a pas de date de péremption sur les œuvres d’art : pfouic ! à consommer avant le… »

« j’espère que vous arriverez à me suivre, j’ai parfois du mal à me précéder »

« mais écoutez, bon sang, ça peut vous servir un jour, quand vous passerez à la poêle à frire, faudra pas vous plaindre »

 

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