« 2008-05 | Page d'accueil
| 2008-07 »
30 juin 2008
Toutes des S...!
Moi ? D'une vulgarité sans bornes ?
Le « S trois petits points » du titre a valeur de « Sirènes ». Bon, ok, et aussi d’autre chose…Non pas que je veuille attirer tous les pornophiles du web avec ce titre.
Il faut dire qu’il s’agit des parisiennes de Kiraz, exposées au musée Carnavalet ! Et ces filiformes demoiselles qui sont apparues sur les pubs Canderel n’ont pas la langue dans leur poche ; je veux dire que leur franc-parler est teinté de superficialité affriolante : bronzage, soldes et…gouffre affectif chronique !
A partir des années euh…70 ou 80, ou même avant, ce dessinateur arménien a croqué les parisiennes comme personne. Sans doute au sens propre comme au figuré, puisqu'il faut bien les connaître pour les voir ainsi...
Voila des photos volées, allez-y plutôt vers 16h, une heure avant la fermeture, car après vous ils ferment le guichet et y’a plus personne !
Pour lire les légendes, cliquez sur les photos...vous connaîtrez tous leurs ptits secrets...!
17:41 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Sur quel pied danser...
...Cette Valse avec Bachir qui m'a ouvert la fête du ciné de bon matin hier ?
Des deux pieds, le droit et le gauche, des deux mains (pour applaudir), des deux yeux, pour l'esthétique du graphisme, des deux oreilles, pour la musique. Des...26 chiens enragés qui courent, donnant le ton, dès le début.
Et si tout cela se déroule comme dans un rêve, une accumulation de souvenirs, d'hallucinations et de morceaux de mémoire tronqués, si l'on se laisse "bercer" par le bruit d'une guerre maintenant loin de soi, tant géographiquement que temporellement, la réalité nous saute à la gorge dans les toutes dernières minutes. Et le film nous laisse juste avec nous-mêmes, et une seule impression : Peut-on encore avoir foi en l'Homme ?
Après l'Arménie, Auschwitz, on se demandait si les Hommes pouvaient encore être capables de ça.
Réponse : Sabra et Chatila, 1982 (sans parler du Rwanda).
Et la seule réflexion qui vient ensuite, c'est celle qui me fait me demander si l'Homme serait encore capable de ça ?
Et bien oui. Ce film ne rappelle pas un massacre, ne commémore pas un drame, il ne fait que montrer ce qui est et qui existera toujours dans l'espèce humaine. Il ne fait qu'annoncer les prochains charniers.

12:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15 juin 2008
Ca va saigner...j'espère!
Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le titre de ce post, nulle violence sous-jacente !
Mais plutôt la promo d'un acte d'utilité publique. Loin de moi l'idée de vouloir me transformer en moraliste pure, en plus ça ne me va pas, mais si ce blog peut servir de transport à la bonne parole, allons-y !
Hier, les globules rouges et les plaquettes étaient à la fête pour la journée nationale du don du sang.
A cette occasion, ma propre soeur m'a demandé : "Mais pourquoi tu vas donner ton sang?"
Une question pouvant paraître d'une candeur incandescente et qui m'a presque mise en colère, mais que j'ai reformulée ainsi : "Comment tu fais pour avoir le courage, le temps, l'envie, bref, pour t'infliger une torture pareille à date fixe?"
Et je me suis posée moi-même la question. Cela méritait un retour en 360 degrés de latéralité temporelle, au moins...
Et j'ai trouvé des tas de raisons, toutes plus enthousiastes les unes que les autres:
-J'aime perdre deux heures un samedi alors que j'ai rien le temps de faire de ma semaine (le don dure 20 minutes à peine mais faut y aller, parler au médecin, manger après, en revenir...)
-J'aime répondre sur le questionnaire que je ne suis pas une droguée, répertorier pour la 10ème fois toutes mes hospitalisations depuis la maternelle, et surtout, dire au médecin que la semaine dernière, oui, j'ai péché, j'ai été forcée de prendre 2 Efferalgan parce que j'avais eu mal à la tête.
-J'aime me faire piquer gratuitement dans la veine alors que je ne supporte même pas qu'on m'effleure ne serait-ce que le pli du coude.
-J'aime sentir cette aiguille rester dans mon bras 15 minutes.
-J'aime être allongée, offerte et faiblarde aux infirmières parfois relous qui me parlent comme si j'avais 5 ans.
-J'aime le gavage hydratant, le fait qu'on m'oblige à boire un litre d'eau entier avant et après alors que je n'ai plus soif, et que ça me donne la nausée.
-Mais surtout, j'aime ce vertige et le malaise que je ne manque jamais d'avoir juste après, le plus souvent plusieurs heures après, alors que je descends tranquillement les escalators du métro.
C'est pourquoi je fais ce post aujourd'hui. Pas pour qu'on me prenne pour une héroïne décourageante de courage (euh?)
Mais parce que si je dépasse toutes ces raisons-là...c'est bien qu'il y en a une, de raison !
Moi qui ne donne pas souvent aux SDF...il ne s'agit pas d'argent, mais de sang, et surtout, de temps, sans doute plus précieux que la thune dans bien des cas peut-être. Bah oui, le temps, faut le prendre!
Alors voila, en-dehors des donneurs réguliers, qui ne peuvent donner que 4 fois par an, l'EFS (Etablissement Français du Sang) recherche...
15 000 NOUVEAUX donneurs par an. L'entreprise recrute, les besoins explosent. Tant qu'on ne saura pas changer l'hémoglobine porcine en greffe humaine viable, faudra donner ! et ça concerne aussi le plasma (pour les brûlés) et les plaquettes. (Mais ça, c'est 1h30 de don, une aiguille dans chaque bras, alors ils ne m'ont pas encore convertie).

Alors les vraies raisons, les voila:
-Une ou deux heures de votre temps tous les 4 mois, c'est que dalle quand on sait que ça représente la chance d'une vie entière pour les malades, ou l'échappatoire à une mort imminente.
-Demain, vous ou quelqu'un de votre connaissance pouvez avoir un cancer ou un accident, et serez bien content qu'on vous laisse pas crever dans le caniveau et qu'on puisse vous transfuser.
-Parce qu'on a tous le choix de donner son sang ou pas, et que les malades, ils n'ont pas le choix! ou seulement celui de recevoir du sang !
-Parce que c'est tellement banalisé et anodin qu'on ne sait plus à quel point c'est important.
-Parce que chez tous ceux qui veulent donner, seule une petite partie pourra, donc autant qu'il y ait plein de volontaires (peser au moins 50 kilos, ne jamais avoir fait une crise violente d'allergie, ne pas ceci, ne pas cela...)
-Parce que les infirmières relou, j'ai menti, y'en a pas, elles sont adorables, elles ne font pas mal.
-Parce que les malaises, ça n'arrive qu'à moi.
-Parce qu'après, on se goinfre de viennoiseries à l'oeil :)
http://www.dondusang.net/afficherAccueil.do?idRubrique=1&...
14:30 Publié dans Les Zactus | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13 juin 2008
J.C.V.D est un O.V.N.I
Moi je dis que y'a jamais trop de cinéma. Tu peux pas dire, y'a trop de cinéma, quand y'en a trop sur un blog bon, oui, mais tu peux pas...tu vois...
C'est un plan-séquence, au début, qui débouche sur un truc, et là tu te dis, c'est le plan-séquence qui a permis ce truc, tu vois. Lui, et pas un autre.
La vie, elle est là-dedans.
Dans une prise d'otages, c'est pareil, y'a des gens à gauche, et des gens à droite, un méchant, un gentil, et PAF, quoi, PAF, t'as pas le choix.
Même que si on te fait monter sur une grue, c'est comme si t'étais au sommet de ton art, mais en fait, t'es au sommet de rien du tout, t'es en bas de tes faiblesses, ptêt, au fond du trou, et là tu ponds des phrases et ça fait rire tout l'monde mais il a pas compris, tout le monde! tout le monde c'est qui? C'est personne, en fait, et il a pas compris que pendant qu'il rie, toi tu chiales.
Tu peux avoir un nom de gâteaux pour les mômes, ça te colle à la peau, et apparaître comme un dur, tu vois. Mais en fait t'es rien.
Et l'amour, moi, "ça m'a déchiré...au point que...j'm'en suis sorti".
Tout ça pour dire que j'ai laissé derrière moi...et ce que j'ai laissé, il est là, pas ailleurs, et les autres qui te diront le contraire diront jamais l'inverse, et ça, c'est clair pour ceux qui le comprennent.

J'ai laissé la parole à Jean-Claude Van Damme pour parler de son film, J.C.V.D., dans les salles en ce moment, un concentré d'O.V.N.I. original, trippant et...touchant, et ouais!
20:38 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
08 juin 2008
"Les oiseaux" version Hong Kong
Après la Patagonie, place à Hong Kong pour le nouveau Johnnie To intitulé Sparrow, autrement dit "moineaux", ou bien "pickpockets" dans le jargon urbain.
Etonnamment, c'est du côté de Singing in the rain (encore!) que lorgne ce film, entre comédie musicale, sentimentale et film d'action sans véritable action que la course d'une bombe sexy mais so fragile, en talons aiguilles dans les rues de la ville.
Du jazz, des vols à la tire, des vols d'oiseaux, aussi, et quatre scènes chorégraphiées à l'extrême, et qui justifient à elles seules le prix du ticket.
-La scène de la cigarette dans la voiture
-La scène du ballon gonflé dans l'ascenseur
-La scène de l'aquarium dans l'ascenseur, dénotant un sens de la mise en scène assez prodigieux, mais surtout:
-La scène des parapluies à la fin, un duel entre deux bandes qui s'approchent et qui accrochent leurs baleines au rasoir, sans jamais verser de sang. Elle s'apparente à un ballet aérien. J'y aurais bien ajouté Gene Kelly dedans...!
En résumé, la forme privilégiée au fond, la stylisation à outrance, un scénario mince où l'on ne capte pas grand-chose mais teinté d'humour, et une mise en scène magistrale! A découvrir pendant la fête du ciné, histoire de pas payer trop cher (du 29 juin au 1er juillet!)
22:23 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04 juin 2008
Anthropologie en Patagonie
Encore une vieillerie datant quand même de moins d’une décennie, mais découvert hier.
Un film invisible dans les salles à moins d’une rétrospective spéciale 'road movie en Patagonie'.
Historias minimas, de Carlos Sorin, un ptit réalisateur argentin, c’est une histoire de :
-Gâteau d’anniversaire prise de tête
-Robot multi-fonctions inutile
-Emission télé kitchissime
-Octogénaire à la recherche de son chien (il ne s’est pas perdu, il est parti…)
Résultats :
-Wah (effet kiss cool)
-Wah waaaaahhhhh (double effet kiss cool)
-Craquage sur le jeu du ptit vieux de 80 berges, craquage complet sur ce personnage, craquage en large et en travers…il doit être mort maintenant (mais pouquoi je craque toujours sur des morts, bis…)
12:53 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Le coup du parapluie
Cinéma, cinéma…mouais : je vous ressors une archive poussiéreuse, invisible dans les salles à moins d’une rétrospective spéciale ‘clic clac sous un ciel qui fait plic ploc’.
MAIS il n’est jamais trop tard pour :
-Se tremper jusqu’aux os, jusqu’aux organes internes, même, dans les averses pluvieuses mais enfiévrées de Singing in the rain.
http://youtube.com/watch?v=bkEvy-9yVyQ
-Découvrir Donald O'Connor, et ses jolis jeux d'jambes.
http://youtube.com/watch?v=FW02c5UNGl0&feature=related
-Découvrir…vous êtes sûrs que la honte ne tue pas ?
Bon, ok, découvrir Gene Kelly, qu’à 12 ans je prenais encore pour une nana (je devais me focaliser sur le nom de famille) et que je n’avais toujours pas pris sur le fait des claquettes.
-Craquer sur Gene Kelly (mais pouquoi je craque toujours sur des morts ???)
12:47 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
