08 août 2008
Comité de lutte contre les surnoms arbitraires
Lors de votre naissance, on vous a sûrement affublé d'un surnom ridicule.
Vous l’avez même peut-être encore. Par chance, il est peut-être circonscrit au cercle intime de la famille.
Je peux le dire, moi, c’était « Clarinette », ou «Clairette », heureusement disparus après une carrière révolue, tout comme Sapiens et Néandertal ont un jour sombré dans les limbes de l’humanité oubliée.
Seul persistait "Clairon" toléré venant de ma grande soeur, à intervalles rares et irréguliers.
Seulement, les surnoms reviennent, en colère, semble-t-il. Oui, c’est paradoxal, mais plus les gens veulent vous démontrer de l’affection, plus les surnoms semblent vous en vouloir, ou du moins vous prouver l’adage que certes, le ridicule ne tue pas, mais qu'il fait des dégâts.
Pourquoi les dire haut et fort ? Pour exorciser la coutume, et ainsi l’annihiler (je fais appel à votre sens des responsabilités).
Ils sont donc revenus:
A 19 ans, on m’a appelée "Clairette", comme avant, sauf que c’était à la fac.
Circonstance atténuante : ça faisait sans doute référence à la Clairette de Die. Soit.
Ma coloc, en février, a jeté son dévolu sur « Cacapoune » sans cause apparente (à moins d’avoir loupé un épisode de ma propre vie).
Après une âpre négociation, c’est passé à « Poune ». J’attends une prise de conscience qui ne vient pas.
Circonstance atténuante : aucune.
Ma collègue préférée part en Amérique du sud, j’ai eu le malheur de lui faire un ptit mail à ma sauce, genre:
"C’est donc les yeux en berne et le cerveau en larmes que je te laisse partir vers des horizons moins pubards.
Mon deuil, particulièrement rapide lorsqu’il s’agit de bonnes nouvelles (un mal pour un bien…) a eu le temps de se pratiquer, certes dans d’atroces souffrances mais également dans l’allégresse de l’imaginer heureuse, bronzée et amoureuse sous le soleil timide du tropique du Capricorne (à moins que ce ne soit l’Equateur).
Inch’ allah et bon voyage sale égoïste, cocotte !
P.S : j’ai pas l’air triste, mais ma peine est intérieure :D"
Ce qui m’a valu la réaction suivante d’une autre collègue qui l’a lu, pourtant saine d’esprit mais venant du Sud (ceci explique ptet cela):
"T’es trop boubouyette !" (et paf, je sens qu’il va se transformer en surnom en moins de deux.) Ne comprenant pas ce que ça veut dire (elle non plus), je prends ça comme un compliment.
Une troisième collègue partant en vacances, je les lui souhaite bonnes (sans prendre de risques cette fois-ci)
Voila la réponse :
"Ah clairon… t’es choute !"
J’ai pas l’air vénèr, mais mon ras-le-bol est intérieur :D
(Ben quoi, "c’est mignon"?…grrrrrr !!!)
17:20 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires
Dis, elle a un fan club que je pourrais rejoindre, ta colloc' :D ?
En passant, bonne fête !
Ecrit par : Draynam | 11 août 2008
Tu as aussi Choupine et Pitchoune de mon côté. Très bonne idée de sujet, ça...
Ecrit par : DooSAnillaH | 13 août 2008
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