29 août 2008

Publicités plébiscitées

Depuis que je bosse dans le milieu ô combien récrié de la pub, je ne vous en ai pas encore fait profiter...

Donc, j'ai quand même décidé de vous faire partager quelques pubs hilarantes à travers des liens ou sites autour du monde, qu'on m'oblige  à visiter (pour le boulot, bien sûr, on n'est pas là pour s'amuser :D).

Voila un site de pubs visuelles pas mal du tout (même si on ne les comprend pas toutes du premier coup !) :

http://www.conseilsmarketing.fr/communication/plus-de-100...

(Une de mes préférées, le Nemo en sushis, et toutes les pubs Axe !).

Et là, une pub géniale que j'ai découvert ce matin: http://fr.influencia.net/articles/actualites/archive/2008...

Enfin, l'éternel Joe la pompe, qui répertorie les méchants plagieurs qui pondent les mêmes pubs que leurs petits camarades:

http://www.joelapompe.net/

 

 

 

24 août 2008

Un mal pour un bien

Le blockbuster a encore de beaux jours devant lui : si on m’avait dit qu’un jour j’écrirais ça sans ironie aucune…

Batman, the dark knight, ou les effets spéciaux au service d’un bon film.

Voilà en effet comment je vois les blockbusters : des mannes à effets spéciaux, alliés à des scénars brillants par leur absence. C’est un peu réducteur certes…

Ici, pourtant, naît l’alchimie entre des tas d’effets spéciaux, de l’action parfois difficile à suivre, MAIS une véritable histoire : une histoire, telle est ma définition d’un bon film, définition piquée à Billy Wilder, d’ailleurs.

(C’est pas pour étaler ma culture comme de la confiture, surtout qu’en cinéma j’en ai pas tant que ça, mais c’est ce que disait Billy Wilder : « un bon film, c’est 3 choses : une bonne histoire, une bonne histoire, une bonne histoire ».)

Bien entendu, ça ne fait pas tout. Les comédiens doivent aussi bien…jouer.

Jouer, un pléonasme, pour le Joker, qui abat toujours plus de cartes, et qui possède un véritable atout en la personne d’Heath Ledger, j’espère futur oscarisé posthume.

Assez de parlotte, j’aimerais terminer par le sentiment global que ce film m’a inspiré…

On peut y lire les motifs principaux de l’existence, ceux qui se jouent de nous : le hasard, la complexité des êtres, qui, tels une pièce de monnaie, se jouent à pile ou face selon ce qui les affectent.

Ceux qui dépendent de nous : la confiance que l’on place, la force de résistance, d’encaissement, et les cas de conscience.

Les bons ne gagnent pas, les méchants s’en sortent, et ceux qui représentent les futurs espoirs n’ont d’autre choix que de déchoir.

Tout comme La Zona, on effectue un plongeon dans la réalité, la vie, tout simplement.

Où rien ne peut jamais vraiment se terminer, où les ‘héros’ s’en sortent, au prix de choix impossibles et douloureux, au prix de ne jamais trouver la paix.

Ainsi, comme le dit le flic à la fin, Batman n’est pas un héros. Ou plutôt, c’est en montrant son côté sombre, en montrant qu’il peut faillir, et même en se faisant haïr, qu’il devient un héros chaque jour, mais restant à jamais dans l’ombre…en étant le seul à connaître son véritable statut, et le sens de son sacrifice.

Un sacré sacrifice pour un possible bien, à l’échéance impossible à prédire, ni même si ce bien arrivera un jour.

Ainsi, comme le dit le flic à la fin, Batman n’est pas un héros….c’est un super héros, ai-je envie de rajouter.

Le film entier est un gigantesque mal pour un hypothétique bien.

‘The dark knight’ peut lutter autant qu’il en a les moyens, il sera toujours perdant, pour une plus grande cause encore, celle qui l’oblige à accepter ce monde en feu, ce brasier que le Joker prend tant de plaisir à allumer. La seule possibilité pour lui d’avancer.

Un paradoxe absurde mais qui démontre que, tout comme dans le monde réel, la logique n’existe pas. Même en restant intègre, cohérent et moral, Batman en bavera encore un bail…mais heureusement, autour de lui, le fidèle Alfred est là pour le comprendre, et attendre avec lui le bon moment, la fameuse « aube » qu’ils attendent tant. Avant même Batman, il est le plus beau personnage du film.

 

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20 août 2008

Viennoiseries

Voilà quelques viennoiseries :

De vrais croissants, en demi-lune, des brioches confiture, mais pas de pains au chocolat…

En voici d’autres, moins comestibles :

Des églises, des châteaux, des rues étroites, des monuments, massifs, des trams, des trains, des vignes, des forêts, des musées, des violons, des goulaschs, des métros, des brunchs, des cafés, des sachertorte…

Vienne !

Vienne, au début, paraît difficile à digérer. Dès le décollage, on a droit à des vidéos de bouquetins du Tyrol arrosés de l’orchestre philarmonique pour l’ambiance sonore, Danube bleu, Strauss and co.

Dès l’avion, ambiance “kitsch-chantilly-too much-baroque-rococo”, (expression dont on a le copyright Clémence et moi, attention !) et ça ne s’arrange pas à l’arrivée.

Métro Wien-Mitte, encore appelé « Land strasse », voici l’arrêt « Châtelet les Halles » viennois.

Un tour dans le centre historique par moins 17 degrés (enfin, pas plus de 17) et sous un crachin que ne renierait pas Quimper. Nous parcourons les rues bordées de bâtiments énormes, imposants, massifs, monumentaux, dont pas deux ne se ressemblent, aux façades mi stuc mi carton-pâte, avant d’arriver à la Hofburg : LA résidence 36 hectares de Sissi et consorts, que nous boycotterons allègrement durant le séjour.

Les viennois ne sourient pas, ça doit aller avec le climat, et apparemment, ils ne comprennent pas non plus l’auto-dérision.

Saucisse obligatoire (avec fromage, ketchup et moutarde, allez hop) pour ce premier dîner autrichien.
A l’évidence, nous sommes des latines, pas eux. Dans le Leopold Museum, j’ai l’indécence de parler avec les mains, et de les approcher à moins de 10 centimètres d’un tableau de Schiele. Le gardien se précipite sur moi, en furie, m’ordonnant de reculer, et me précisant que ce tableau vaut : « des millions d’euro ». Et moi qui pensais qu’il s’agissait d’une vulgaire croûte…zut alors, si j’avais su…je serais restée au centre de la pièce, à 25 mètres de l’œuvre ! ;D

Il m’a tenue à l’œil pendant le quart d’heure suivant, me filant à la trace dans les deux salles d’après.

 

Oui, comme d’hab, je ne parle que de ce qui ne va pas, je me plains, je râle, je force le trait…et ce serait injuste vis-à-vis de Vienne.

De la maison de la musique, ludique et superbe, où l’on apprend que Strauss était la « pop star » de l’époque, que Beethov n’a jamais trouvé la femme de sa vie, et que Mahler ne composait qu’en été.

Injuste aussi vis-à-vis de ses trésors cachés à quelques kilomètres, entre Krems et Melk, sur les rives du (beau) Danube (bleu ? plutôt verdâtre…), et du côté de Durnstein, classé au patrimoine de l’UNESCO : à ma gauche, dense forêt, à ma droite, vignes en étage, forts et châteaux, où nous montons pour obtenir une des plus belles vues qui soient (après la gare RER de Vitry ;D). Au milieu, une goulasch bœuf-sauce tomate et…chantilly.

Cette vision froide et injuste, c’est d’ailleurs que je la lis, honteuse, dans mon guide, en attendant le train Melk-Vienne:

« On se gardera de croire que Vienne est une ville éteinte, lugubre et crispée, où le temps se serait figé à jamais […]que Vienne se résume à la ronde infinie des palais du Ring et à la pesanteur de la Hofburg […] que tous les Viennois sont des veaux, même si certains pratiquent la xénophobie à leurs heures perdues […] il y a indubitablement un art de vivre, un parfum et une décontraction qui rendent la ville aimable. »

 

J’ai bêtement l’impression d’avoir sali la ville de mes viles pensées de la veille. Comme si j’avais jugé Paris après n’avoir visité que la rue de Rivoli.

 

Il est vrai qu’à Vienne, on trouve peu de grosses artères, et que les gens semblent sereins, à leur manière. On peut même les voir rire, même s’il faut pour ça aller jusqu’au Rathaus, l’hôtel de ville : pendant qu’un écran géant diffuse une symphonie de Bruckner à la nuit tombée, à quelques mètres de là, des viennois enthousiastes trinquent à la bière, attablés au centre d’une immense place où toutes les nationalités se sont retrouvées pour proposer leur cuisine à emporter.

Le soir, le Prater, parc aux 250 attractions, somme à la fête foraine des Tuileries d’aller se rhabilller. Les « chaises volantes » culminent ici à 30 mètres d’altitude.

Enfin, on ne peut éviter Sissi éternellement. Au début réticentes, ne se limitant, au château de Schönbrunn, qu’au zoo, au brunch, et à la Gloriette, on a fini par enfiler sagement nos audioguides pour se farcir 22 salles en 35 minutes. Un aperçu du passé…

Les 30 degrés aidants de la fin nous ont permis de retracer le centre, cette fois ensoleillé, pour un dernier coup d’œil à la cathédrale Stephansdom, le cœur battant du 1er arrondissement, et de goûter enfin aux pâtisseries Demel.

Retour avec un arrière-goût de « on aurait bien poussé jusqu’aux faubourgs extérieurs », sous la flotte parisienne, par 17 degrés…

C’est à ce moment-là que je suis censée dire : « On reviendra…» ???

Pour les photos, c'est à droite ! (en diaporama, vous n'aurez pas les commentaires textes...)

 

08 août 2008

Comité de lutte contre les surnoms arbitraires

Lors de votre naissance, on vous a sûrement affublé d'un surnom ridicule.

Vous l’avez même peut-être encore. Par chance, il est peut-être circonscrit au cercle intime de la famille.

Je peux le dire, moi, c’était « Clarinette », ou «Clairette », heureusement disparus après une carrière révolue, tout comme Sapiens et Néandertal ont un jour sombré dans les limbes de l’humanité oubliée.

Seul persistait "Clairon" toléré venant de ma grande soeur, à intervalles rares et irréguliers.

Seulement, les surnoms reviennent, en colère, semble-t-il. Oui, c’est paradoxal, mais plus les gens veulent vous démontrer de l’affection, plus les surnoms semblent vous en vouloir, ou du moins vous prouver l’adage que certes, le ridicule ne tue pas, mais qu'il fait des dégâts.

Pourquoi les dire haut et fort ? Pour exorciser la coutume, et ainsi l’annihiler (je fais appel à votre sens des responsabilités).

Ils sont donc revenus:

A 19 ans, on m’a appelée "Clairette", comme avant, sauf que c’était à la fac.

Circonstance atténuante : ça faisait sans doute référence à la Clairette de Die. Soit.

Ma coloc, en février, a jeté son dévolu sur « Cacapoune » sans cause apparente (à moins d’avoir loupé un épisode de ma propre vie).

Après une âpre négociation, c’est passé à « Poune ». J’attends une prise de conscience qui ne vient pas.

Circonstance atténuante : aucune.

Ma collègue préférée part en Amérique du sud, j’ai eu le malheur de lui faire un ptit mail à ma sauce, genre:

"C’est donc les yeux en berne et le cerveau en larmes que je te laisse partir vers des horizons moins pubards.

Mon deuil, particulièrement rapide lorsqu’il s’agit de bonnes nouvelles (un mal pour un bien…) a eu le temps de se pratiquer, certes dans d’atroces souffrances mais également dans l’allégresse de l’imaginer heureuse, bronzée et amoureuse sous le soleil timide du tropique du Capricorne (à moins que ce ne soit l’Equateur).

Inch’ allah et bon voyage sale égoïste, cocotte !

P.S : j’ai pas l’air triste, mais ma peine est intérieure :D"

Ce qui m’a valu la réaction suivante d’une autre collègue qui l’a lu, pourtant saine d’esprit mais venant du Sud (ceci explique ptet cela):

"T’es trop boubouyette !" (et paf, je sens qu’il va se transformer en surnom en moins de deux.) Ne comprenant pas ce que ça veut dire (elle non plus), je prends ça comme un compliment.

Une troisième collègue partant en vacances, je les lui souhaite bonnes (sans prendre de risques cette fois-ci)

Voila la réponse :

"Ah clairon… t’es choute !"

J’ai pas l’air vénèr, mais mon ras-le-bol est intérieur :D

 

(Ben quoi, "c’est mignon"?…grrrrrr !!!)

04 août 2008

Bord d'eau

Week End d'été chaud, à n'en pas douter.

Bordeaux, son miroir d'eau, le bienvenu, surtout pour ceux qui sont brûlés :)

Un paradis pour les photographes, même en (mauvaise) herbe.

"Le noir et blanc...ça aide pour cacher les défauts"

"Y'a des enfants courts vêtus, heureusement ils sont de dos"

" Celle-là aurait été bien, un chouïa mieux cadrée"

"La brume, ça donne pas comme ça sur mon appareil"

"T'as de la chance, elle a envoyé de l'eau au bon moment"

"Dommage, tu fermes les yeux"

"Flou..."

"Les bonbons c'est bon...encore plus en gros plan"...

...

Voilà un nouvel album, en attendant des viennoiseries pur beurre...

P.S: à regarder en diaporama avec ma nouvelle chanson "de chevet", d'un dénommé Zach (non, j'en ai pas encore parlé individuellement, ça compte pas qu'il fasse partie d'un autre groupe déjà cité ici...http://www.myspace.com/zachcondon) A écouter, la "untitled 8" (normalement on tombe dessus direct, ou plutôt, elle vous tombe dessus, à l'ouverture de la page. Non, pas nouvelle, mais presque toute première, il avait 15 piges...et déjà...)l_4c099737b86ab0c550d6ca708149916c.jpg


P.S.2: Joyeux anniversaire à la plus Wit des FM ! (enfin, des filles :D)

 

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