01 janvier 2009
Bonne soirée 2009 !
Il est minuit une. Des millions de joues embrassent des millions d’autres joues en hurlant « bonnne annéeeeeee » (voire des milliards, toutes les heures à seconde fixe, si on tient compte du décalage horaire à travers le monde). Wah, ça fout le tournis.
Pendant ce déchaînement d’affection brute, je vous écris de mon abri anti-frénésie, de mon refuge, hors du grabuge, et du déferlement imposé de fiesta forcée. Même si j’ai programmé la publication à l'avance et qu’en fait je ne suis pas chez moi.
Le soir de la Saint Sylvestre, il paraît qu’on doit :
-se mettre sur son 31 : et à minuit passé, le 1er janvier, on sera tous dépassés, les fringues, périmées.
-s’incruster chez l’ami de l’ami de l’ami de notre ami : et se retrouver avec 50 gamins, du pâté en entrée, du rôti en plat principal et de l’entrecôte en dessert, régime surprotéiné de l’année dernière.
-ou frayer sur une péniche, en soirée organisée : après avoir payé 80 euro par personne (sans doute pour les étrennes de la Seine).
-danser jusqu’au bout de la nuit : avec des escarpins trop serrés de 20 centimètres de haut pour les filles et des relous qui nous collent et qu’on connaît pas.
-embrasser tout le monde sous le Guy : tout le monde n’a pas un Guy qui accepte d’être pendu au plafond comme un petit cochon.
-souhaiter à tous une bonne santé : en pleine épidémie de grippe/gastro et consoeurs, on a vu plus crédible.
-souhaiter sa fête à Grosminet, l’ennemi de Titi, qui s’appelle Sylvestre à la base (en gros bonus, si on y pense).
Ca fait beaucoup de contraintes pour une seule soirée...
Moi, je ne me mettrai pas sur mon 31, je ne me coifferai pas, je ne me maquillerai pas, j’irai à peine au cinéma et je mangerai à peu près normal, presque seule. (Y’en a toujours un ou deux autres seuls qui veulent être seuls avec vous.)
Oups là là, j'allais zapper les bonnes résolutions !
Bon, ça va être simple: arrêtons de fumer, de grossir, de nous droguer, de boire, de manger. Arrêtons de bouger, de remuer, de parler, de marcher, de respirer, tant qu'on y est. Arrêtons tout net.
Vous aurez compris que 2009 ne me fait pas un effet boeuf :
Je vois simplement les choses à très court terme, et je me dis juste qu’hier on était mercredi, qu’aujourd’hui on est jeudi, et que demain est un autre jour (vendredi ?).
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne...soirée (faut pas non plus viser trop large) !
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19 décembre 2008
Avril et Arsène au repas de Noël
Avril : Allez tout le monde, arrêtez de bosser, on le fait ce repas de noël !
Arsène : Miam ! y’a quoi à manger ?
Avril : Y’a 15 pizzas, 20 quiches, 4 cakes aux olives, des chips, 30 kilos de tarte aux légumes, 10 kilos de tapenade, des rillettes de saumon, 35 samousas, 67 beignets d’aubergine, 40 pains surprises, 4 kilos de gâteaux apéros, 1 tonne de guacamole, et au cas où on n'aurait pas assez, du tiramisu, 75 crêpes, des brownies, des flans, des puddings, et de la bûche… ! Alors on y va ?
Arsène : Beurppppppppppppp…
Avril : Ben Arsène, tu viens pas ?
(Bon ok ça sent le vécu, mais là j'avais comme un trop-plein à exorciser !)
18:04 Publié dans Avril et Arsène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 décembre 2008
Mais que fait la police ???
Après l'annonce hier de la mort de l'inspecteur Derrick (infiniment regretté par tous les téléspectateurs au-dessus de 75 ans), l'allemand Horst Tappert, Yahoo actu m'apprend ce matin la triste nouvelle: Peter Falk, notre Columbo d'outre-atlantique, est atteint de la maladie d'Alzheimer...
J'ai des craintes pour notre Julie Lescaut nationale. En espérant qu'elle résiste à cette série (pas télé...) noire !
P.S: histoire de détendre l'atmosphère, voici la nouvelle pub Française des Jeux... un bon conseil que trop peu entendront :)
11:50 Publié dans Les Zactus | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12 décembre 2008
Avril et Arsène boivent un mojito
Avril : "Tu serais pas déprimé, toi ?"
Arsène : "Chui sous Prozac. Ca veut dire quelque chose d’après toi ?"
Avril : "C’est quoi dans ton verre ? c’est pas du rhum, j’espère !"
Arsène : "Non, c’est un mojito."
Avril : "…"
Arsène : "Avec de la menthe."
Avril : "…"
Arsène: "Végétale."
Avril : "Tu sais qu’on mélange pas l’alcool et les médicaments ?"
Arsène : "Au moins, dis-toi qu’j’me noierai pas dans un verre d’eau."
Avril : "Arsène, je m’inquiète pour toi. Vraiment."
Arsène : "J’m’inquiète pas pour toi, moi."
Avril : "La dépression, c’est grave."
Arsène : "La dépression ?!! Alors ça y est, c'est la crise, donc c'est une dépression...mais c’est qu’une passade ! J’vais bientôt la larguer, ta dépression. Par texto. C’est dire si c’est pas sérieux."
Avril : "Allez, à la fin, parle-moi ! je vois bien qu’en ce moment, ça va pas !"
Arsène : "Bon, si tu veux vraiment m’aider, laisse-moi t’offrir un verre, comme ça j’s’rai pas l’seul à trinquer."
15:55 Publié dans Avril et Arsène | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
05 décembre 2008
Avril et Arsène ne se présentent pas
Avril est une fille, Arsène, un garçon.
Avril, oui, comme le mois.
Avril, c’est bizarre comme nom, mais souvenez-vous de la nana en jaune chez les tortues ninja.
Arsène c’est pas mieux. Mais vous vous y ferez.
Parce qu’Avril et Arsène débarquent sur ce blog, pour le pire, et le pire.
Le long d’épisodes réguliers, tous les vendredi, ils vous feront part de leurs dialogues existentiels ou au contraires indécents d’inconsistance.
Avril et Arsène auront 34 ans, 66 ans, parfois 4 ans, dans le désordre.
Peut-être même 6 mois et 3 jours, selon les cas.
On s’en fout, en fait. Avril et Arsène sont nés un 2 décembre, ils sont jumeaux, ou âmes-sœurs, amis ou simplement vagues connaissances.
Avril et Arsène s’adorent la plupart du temps, se haïssent la plupart du temps. Mais se font avancer mutuellement, même si le plus souvent, leurs dialogues se terminent en cul-de-sac.
Voici leur discours de présentation, qui vous donnera un avant-goût de leurs caractères.
Arsène : « Avril, tu commences. »
Avril : « C’est un ordre ? »
Arsène : « Non, un ultimatum. »
Avril : « Sinon… ? »
Arsène : « Sinon, j’apparaîtrai comme un goujat pas galant qui laisse pas commencer les filles. »
Avril : « C’est pas faux… »
Arsène : « En même temps, vous êtes féministes quand ça vous arrange. Quand il s’agit de salaires, on doit être à égalité, mais dès qu’on oublie de vous tenir la porte, c’est le drame. »
Avril : « Arsène, t’as pas l’impression de me casser tout le temps ? »
Arsène : « C’est pas faux. »
Avril : « Hey, Arsène, on s’est toujours pas présentés ! »
Arsène : « C’est pas faux… »
Avril : « On fera ça lundi ? »
Arsène : « Ah non, le lundi, c’est raviolis. »
Avril : « Et le mercredi, Clara Sheller ».
Arsène : « Euh, Avril, on s’en fout, de Clara Sheller. »
Avril : « On s’en fout aussi de nous, Arsène. Pour l’instant c’est pas palpitant.
Alors présente-toi, et que ça saute ! »
Arsène : « C’est un ultimatum ? »
Avril : « C’est un ordre. »
Arsène : « C’est ridicule. »
Avril : « C’est pour ton bien. »
Et pour le vôtre, de bien, je les ai muselés. On va s’arrêter là et à vendredi prochain !
14:47 Publié dans Avril et Arsène | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
