25 janvier 2009

Ca déménage

Comme tout fout le camp, je voulais profiter de ce billet pour dire plein de trucs, c'est les soldes, la grande braderie, un million pour le prix d'un, profitez-en, tout ça.

Je commence par le titre, non, je ne quitte pas Vitry, j'adore Vitry, son marché, sa médiathèque, sa...décharge publique, qui s'est d'ailleurs installée en bas de chez moi, c'est hyper pratique, non je vous jure, si vous avez des meubles en vrac, des vieilles caisses rouillées à gogo, des vinyles pétés, c'est par là (photo 1). N'en déplaise à Cécile, ce ne sont pas des restes de brocante...Photo260.jpg

Oui, c'est la voisine du dessus qui a déménagé...ça avait pourtant si bien commencé, une rencontre impromptue dans les escaliers la semaine dernière, lorsqu'avec ma coloc, à 23h, nous avions décidé de descendre mon clic-clac pourrave en prévision de mon nouveau BZ magnifique qui allait arriver, et que nous étions parties à l'assaut du seul et unique étage dans le but inavoué de nous détruire les lombaires ! (photo 2).

Et moi qui culpabilisais de n'avoir pas illico appelé les encombrants, espérant que ledit clic-clac (ou plutôt squelette de...) ne gênerait pas là où il était, sagement appuyé contre un mur, ok, mais dehors contre un mur quand même...quand je vois ce tas d'immondices...bref.

La voisine, une vieille dame très gentille, nous avait alors servi le couplet de la locataire chassée de chez elle, contrainte d'aller vivre dans un ailleurs plus petit, et qu'elle bazardait tout, et qu'elle n'avait besoin que de ses livres, qu'elle troquerait sans peine sa baignoire contre ses précieux bouquins (un peu plus et on dirait le héros d'"Into the wild", dont je parlerai plus tard).

Elle descendait alors de pleins sacs de vieilles cassettes vidéos, oui, de VHS, un sigle que je pensais ne plus jamais utiliser, et à 23h30 nous avions fouillé avec ma coloc et débusqué des trouvailles du genre "La piscine" de Jacques Deray, ou encore les vieux Pierre Richard/Depardieu.DSC00706 - Copie.JPG

Une semaine plus tard donc: je rentre du ciné, assoiffée de nature plus que jamais (l'effet post "Into the wild", dont j'ai déjà dit que j'en reparlerai), pour tomber sur un tas de machins dégueus, mon entrée jonchée d'ordures, plaisant au possible, je ne dénonce pas, mais j'accuse, oui, à part ma voisine, censée mettre la dernière touche à son départ, je ne vois pas qui ça peut être, et là, dépassant d'un carton, encore plus proche de la porte que d'autres, que vois-je, encore des VHS, avec des filles à poil...je ne pensais pas qu'en marge de films avec Romy Schneider et Alain Delon, qu'en marge de sa fièvre littéraire, ma voisine stockait une collection de titres tous plus excitants  les uns que les autres, tels que: "Prend-moi comme une bête"ou encore: "La guerre des trous de balle".

Et parce qu'un peu de douceur dans ce monde infâme, voici une nouvelle photo de profil de blog, pour voir la vie en vert et en orange, en mitaines grenouilles, baskets flashy,  et en chaussettes dépareillées...même qu'on y voit mon nouveau pod.

Pour la petite histoire, j'ai gambergé un max pour lui trouver un nom (un pod non baptisé, c'est comme un clic-clac sans escaliers, une entrée sans ordures...) l'ancien (bleu) se prénommait "schtroumpf à musique", que faire, que faire pour un orange ?

Je me suis pris le chou longtemps: "Mécanique orange" en guise de clin d'oeil à Kubrick ?

"Orange musicale" à défaut d'"Oreille musicale" ?

Et j'ai fini par revenir aux sources, me demander ce que c'était: un i-pod orange, et une illumination m'a frappée ! Ben voila, il s'appelle donc "Pod orange", en hommage à ma cellulite d'ailleurs. ('Peau d'orange', pour ceux qu'ont toujours rien capté). Ce sera d'ailleurs le nom de la catégorie "musique" de ce blog.DSC00829.JPG

Ah, et en photos 3 et 4, le trésor du jour, la merveille des merveilles, un morceau de choix, tenant dans un cahier déchiré: Les mémoires de guerres (oui parce qu'en plus y'en a plusieurs), d'Auguste Pot. Son arrière arrière petite-fille, une pote de ma coloc (autre coloc) a eu la délicatesse de me le faire lire alors qu'on en avait parlé il y a quelques temps, venant moi-même d'apprendre les derniers mots de mon Poilu à moi (père de mon arrière grand-mère) alors qu'il s'écroulait dans une tranchée du chemin des Dames... voila comment on passe d'une humeur à une autre, d'une effrayante banalité à une autre, de: "Les gens sont dégueulasses" à: "Quelle connerie, la guerre".      DSC00831.JPG

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