26 janvier 2009
Illumination
Dans la série "pub à vous faire découvrir", voila une filiale de GDF Suez, Electrabel (non que je tolère tout ce qui sonne GDF Suez mais bon...) ils ont eu le mérite, avec une agence bruxelloise, de faire une pub à 300 000....bougies. Magnifique, ainsi que la zic qui va avec. Sans parler du making of.
http://www.fubiz.net/2009/01/01/happy-new-year-by-electra...
Dans les commentaires en-dessous, vous aurez d'autres infos, dont la musique et le site d'un mec qui avait déjà basé sa carte de voeux là-dessus, voici le lien direct: http://www.desclides.net/etienne/etienne_vous_souhaite_un...

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25 janvier 2009
Ca déménage
Comme tout fout le camp, je voulais profiter de ce billet pour dire plein de trucs, c'est les soldes, la grande braderie, un million pour le prix d'un, profitez-en, tout ça.
Je commence par le titre, non, je ne quitte pas Vitry, j'adore Vitry, son marché, sa médiathèque, sa...décharge publique, qui s'est d'ailleurs installée en bas de chez moi, c'est hyper pratique, non je vous jure, si vous avez des meubles en vrac, des vieilles caisses rouillées à gogo, des vinyles pétés, c'est par là (photo 1). N'en déplaise à Cécile, ce ne sont pas des restes de brocante...
Oui, c'est la voisine du dessus qui a déménagé...ça avait pourtant si bien commencé, une rencontre impromptue dans les escaliers la semaine dernière, lorsqu'avec ma coloc, à 23h, nous avions décidé de descendre mon clic-clac pourrave en prévision de mon nouveau BZ magnifique qui allait arriver, et que nous étions parties à l'assaut du seul et unique étage dans le but inavoué de nous détruire les lombaires ! (photo 2).
Et moi qui culpabilisais de n'avoir pas illico appelé les encombrants, espérant que ledit clic-clac (ou plutôt squelette de...) ne gênerait pas là où il était, sagement appuyé contre un mur, ok, mais dehors contre un mur quand même...quand je vois ce tas d'immondices...bref.
La voisine, une vieille dame très gentille, nous avait alors servi le couplet de la locataire chassée de chez elle, contrainte d'aller vivre dans un ailleurs plus petit, et qu'elle bazardait tout, et qu'elle n'avait besoin que de ses livres, qu'elle troquerait sans peine sa baignoire contre ses précieux bouquins (un peu plus et on dirait le héros d'"Into the wild", dont je parlerai plus tard).
Elle descendait alors de pleins sacs de vieilles cassettes vidéos, oui, de VHS, un sigle que je pensais ne plus jamais utiliser, et à 23h30 nous avions fouillé avec ma coloc et débusqué des trouvailles du genre "La piscine" de Jacques Deray, ou encore les vieux Pierre Richard/Depardieu.
Une semaine plus tard donc: je rentre du ciné, assoiffée de nature plus que jamais (l'effet post "Into the wild", dont j'ai déjà dit que j'en reparlerai), pour tomber sur un tas de machins dégueus, mon entrée jonchée d'ordures, plaisant au possible, je ne dénonce pas, mais j'accuse, oui, à part ma voisine, censée mettre la dernière touche à son départ, je ne vois pas qui ça peut être, et là, dépassant d'un carton, encore plus proche de la porte que d'autres, que vois-je, encore des VHS, avec des filles à poil...je ne pensais pas qu'en marge de films avec Romy Schneider et Alain Delon, qu'en marge de sa fièvre littéraire, ma voisine stockait une collection de titres tous plus excitants les uns que les autres, tels que: "Prend-moi comme une bête"ou encore: "La guerre des trous de balle".
Et parce qu'un peu de douceur dans ce monde infâme, voici une nouvelle photo de profil de blog, pour voir la vie en vert et en orange, en mitaines grenouilles, baskets flashy, et en chaussettes dépareillées...même qu'on y voit mon nouveau pod.
Pour la petite histoire, j'ai gambergé un max pour lui trouver un nom (un pod non baptisé, c'est comme un clic-clac sans escaliers, une entrée sans ordures...) l'ancien (bleu) se prénommait "schtroumpf à musique", que faire, que faire pour un orange ?
Je me suis pris le chou longtemps: "Mécanique orange" en guise de clin d'oeil à Kubrick ?
"Orange musicale" à défaut d'"Oreille musicale" ?
Et j'ai fini par revenir aux sources, me demander ce que c'était: un i-pod orange, et une illumination m'a frappée ! Ben voila, il s'appelle donc "Pod orange", en hommage à ma cellulite d'ailleurs. ('Peau d'orange', pour ceux qu'ont toujours rien capté). Ce sera d'ailleurs le nom de la catégorie "musique" de ce blog.
Ah, et en photos 3 et 4, le trésor du jour, la merveille des merveilles, un morceau de choix, tenant dans un cahier déchiré: Les mémoires de guerres (oui parce qu'en plus y'en a plusieurs), d'Auguste Pot. Son arrière arrière petite-fille, une pote de ma coloc (autre coloc) a eu la délicatesse de me le faire lire alors qu'on en avait parlé il y a quelques temps, venant moi-même d'apprendre les derniers mots de mon Poilu à moi (père de mon arrière grand-mère) alors qu'il s'écroulait dans une tranchée du chemin des Dames... voila comment on passe d'une humeur à une autre, d'une effrayante banalité à une autre, de: "Les gens sont dégueulasses" à: "Quelle connerie, la guerre".
23:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 janvier 2009
Une histoire de cuisson...
En guise de nouvelles, voici une nouvelle. Pour changer.
Voici les pensées d'un cuisinier qui vient de quitter sa moitié, sa rondelle...parce qu'on est dimanche soir, dimanche nuit, même, et que je n'ai plus faim :)
Les yeux perdus dans le vague, je ne fixe personne, c’est étudié. Je prends le regard de ceux qui sont dans le bus, le regard flou, qui semble s’arrêter sur elle, par exemple, cette algérienne, que sais-je, tunisienne, peut-être, mais qui ne fait que passer au travers.
J’ai le regard flou, et je pense à la chose la plus existentielle qui soit, moi qui ne pense jamais, ou du moins qui essaie, histoire de préserver mes petits préjugés qui m’aident à affronter le quotidien. Là, dans le bus numéro 76 à destination de Louvre Rivoli, je pense. Ou plutôt des pensées me traversent la tête, et s’y arrêtent.
Et c’est ainsi qu’au moment où, par un violent à-coup, le bus stoppe devant le panneau « Faidherbe », ma pensée s’arrête sur ma copine, mon ex copine plus exactement, que j’ai quittée et laissée en pleurs il y a 25 minutes maintenant, après 3 ans de bons et loyaux services.
Je réfléchis bêtement, alors qu’il n’y a plus rien à dire, ni même à réfléchir, puisque son reflet n’apparaît plus dans mon miroir.
C’est une histoire de dents, de scies. De sinusoïdale, d’une ligne qui se brise, contre sa parallèle, défiant toutes les lois, de la physique pour sa jumelle.
J’ai peut-être un air profond, comme le Penseur de Rodin, plus certainement un air de con, plongé dans mes réflexions stériles, où ne pousserait un chardon pour rien au monde, comme dans un labyrinthe des glaces où je me cogne à chaque coin. Je me demande pourquoi ne sommes-nous pas de vulgaires anémones, des fourmis, des amibes, pourquoi pensons-nous, pourquoi ne nous reproduisons pas tout bêtement, pourquoi sommes-nous doués de raison, de tant de complications, de tout ce qui va avec.
A côté de moi, l’algérienne peut-être tunisienne, s’en fout royal, royal comme le couscous qu’elle va immanquablement préparer en rentrant, royal comme cet a priori servi à la louche.
C’est juste que j’aimerais tellement me demander, à cet instant, s’il me reste assez de pois chiches dans le placard de ma cuisine, ou si je peux me fier aux merguez du Monop, si les merguez du Monop sont dignes de confiance pour un couscous royal…
L’algérienne, elle s’en fout, de mes interrogations philosophiques, elle essaie de grappiller le moindre centimètre carré de la zone « poussettes ou handicapé » avec son cabas du marché, tandis que juste devant la porte arrière, un petit jeune tente de se rebeller. De ne pas se faire embarquer par la vague géante, par la marée humaine qui entre dans le bus. De ne pas être obligé de descendre pour les laisser monter, il risquerait sa place.
Monter, descendre, ça me fait penser à des montagnes russes, tous les jours en général, des gens doivent descendre de leur piédestal pour que d’autres puissent monter au septième ciel, c’est comme ça, j’ai envie de lui dire, c’est le sens de la vie.
« Le sens de la vie, je t’en foutrais, du sens, moi ! », qu’il me répondrait.
C’est vrai, qu’est-ce que j’en sais, moi, du sens de la vie ?! Qu’aurais-je donc à lui répondre, moi que le désespoir est en train d’éventrer, dans le bus 76, pour une fille que je viens pourtant de quitter ?
Qu’aurais-je à lui répondre ?
Est-ce parce que je n’ai jamais su dire, m’exprimer, que tout a capoté ? Ai-je vraiment lu, dans ses yeux sombres, des reproches muets ? Moi qui n’ai jamais su parler qu’à mes carottes, me confier qu’à mes échalotes. Etait-elle jalouse de mes hachis parmentiers, de mes œufs en gelée, et de mes petits pains, perdus à tout jamais ? A-t-elle jamais compris ma feinte, mes larmes en rétention, dans mes urgences à éplucher tous ces kilos d’oignons ?
Un cuisinier se doit-il de finir seul, devant sa marmite, à bouillir de rage ?
Aurais-je dû réagir, au lieu de laisser exploser ses innombrables orages ?
Suis-je parti avant elle, juste pour le plaisir, la fierté de la laisser derrière, pour ne pas risquer l’inverse, ne pas connaître le bord de la route sous l’averse ?
Ai-je avalé notre histoire toute crue, parce que béarnaise ou bourguignonne, je la trouvais trop entière, trop relevée, par rapport à moi, jamais assez assaisonné, et que j’avais peur de la sauce à laquelle elle allait me manger ?
Je n’ai jamais su parler, dire…je préfère jouer du couteau dans ma cuisine. Jouer de la gratte, aussi, comme une grosse caricature, un cliché sépia. Je ne sais pas dire...
Quand les mots restent lettres mortes, je convole en justes notes…ou en saumon papillote.
Peu importe…j’ai gagné le devoir d’enlever ma toque, de la mettre au rebut…les carottes sont cuites depuis belle lurette, les artichauts ont froid, mes prétextes sentent la soupe et je me noie dans le potage. Un navet. Je suis à moi tout seul un gros navet. Un légume. Un chou-fleur aux pétales fanés, une batavia flétrie, une betterave à sucre en hypoglycémie.
Et avec ça, ce sera tout ?
Non, mais je ne vais pas épiloguer, il y en a assez sur mon tablier, je suis rhabillé pour l’hiver, pour le printemps, aussi, je pourrais devenir marchand de quatre-saisons.
Aller m’installer à Rungis, éplucher du maïs, décortiquer des fèves, et plus des faits pour lesquels il y a prescription.
Au lieu de mijoter dans un jus amer, si jallais échanger mon dégoût, contre des ragoûts ?
Ma haine glacée contre une crème brûlée ?
Impression d’indigestion, de satiété…j’ai beaucoup trop pensé, du mal à me digérer, et si j’arrêtais de me cuisinier ?
Je pense à elle une dernière fois, dans sa chambre sous les toits, saignante. Pas à cause de moi. Saignante, comme toujours. J’ai compris, enfin. Je suis à point. Notre histoire est terminée, pour une histoire de cuisson incompatible...j'aurais dû le savoir, le premier soir, elle avait commandé son steak 'cuisson tartare'. Et au lieu de me méfier, j'avais rigolé.
Louvre-Rivoli. Le bus 76 me recrache au terminus, repus.
J’ai toujours le même regard transparent et impénétrable à la fois, il est hors de question que je prenne contact avec une pupille inconnue, au hasard de la rue, que nos prunelles se lient. Ca risquerait de mal tourner, comme la mayonnaise que je viens de rater, après 3 ans de perfectionnement.
Je vais rester le mur que je sais si bien faire, en croisant les anonymes…tout en restant ouvert.
Car le mur a des fissures, qui laissent entrer la lumière, des gens ordinaires.
Mais des fissures discrètes. Mais des fissures obscures, qu’on ne voit que d’un seul œil, lorsque le temps est clair.
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16 janvier 2009
Zach is back dans les bacs !
Je profite que tous mes collègues sont en réunion: "cartes de voeux" (350 à personnaliser, ça prend facilement l'aprèm), pour faire mon courrier à la sécu, à la mutuelle, régler mes factures, et surtout, vous faire part de l'incroyable nouvelle de l'année (enfin, pour moi). Après un concert dont je n'ai pas vraiment profité, en novembre 2007, toute anginée, et une fausse joie en juin dernier, (annulation de son Olympia complet, tiens c'est comme Julien Gracq qui refuse le Goncourt, ça me dépasse, ça), le petit Zach Condon de Beirut a bravé sa dépression et revient en février, pour un album au titre tout aussi limpide que les précédents: "March of the Zapotec". (Zachothèque aurait été plus judicieux!)
Mais surtout, il va investir (envahir ?) le Bataclan, livré avec sa trompette, son cor délicat, (hou hou), au moins 10 autres zikos et une tonne d'ambiance.
Donc le 12 mai, Zach est au Bataclan et fera du boucan !
Zach au Bataclan, le 12 mai est !!
Au Bataclan le 12 mai, Zach est !!!
Zach le 12 mai au Bataclan y est !!!!
Ca suffit, parce qu'après, on va croire que je suis une fan foldingue (pas vrai du tout) ou une groupie en manque (vrai).
P.S: pour visualiser des vidéos géantes et originales, allez sur les concerts à emporter de la Blogothèque:
http://www.blogotheque.net/-Concerts-a-emporter- (puis "tous les concerts à emporter") de belles trouvailles musicales en perspective !
Bon, je suis toujours seule dans ce bureau, mais je travaille, quand même ("Claire allô dico" reçoit plein de coups de fil de la salle à côté du type: "C'est Jean-Pierre Foucault ! comment écris-tu "je te souhaite plein de shootings en 2009" ? avec ou sans "S" pour "plein"?) donc je vous laisse, je dois faire appel au 50/50.
P.S du 23 janvier: ça y est, c'est complet :O
mais j'ai mes places (si vous connaissez un truc plus jouissif qu'avoir des places pour un concert qu'est complet, je suis preneuse). Je pensais quand même pas que ça irait si vite...c'est ptêt à cause de moi qui l'ai annoncé ici avec...tambours et trompettes, et qui ai ameuté tout le monde (mon blog est tellement lu que c'est hyper probable n'est-ce pas !)
17:04 Publié dans Pod orange | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Avril et Arsène sont mourus
Et oui, j'ai honte mais ils n'étaient jamais d'accord et aussi ils me soulaient à se crêper le chignon et la moustache et aussi oui, Avril et Arsène ne m'inspiraient plus, ils sont morts de leur belle mort, je vous promets qu'ils n'ont pas souffert pendant le tournage et qu'on les a enterrés dans leur village de naissance, sans couronnes ni fleurs en plastoc.
16:46 Publié dans Avril et Arsène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 janvier 2009
Pénélope ma copilote
J'avais à peine entendu parler d'elle quand on m'a offert sa BD.
Pénélope Jolicoeur a une vie tout à fait fascinante, qui s'apparente à la mienne, la tienne, la vôtre (enfin, surtout si vous êtes une fille).
J'ai parcouru son blog et il m'a frappée (bang, aïe!). Quelques bandages plus tard, me voici pour vous en donner l'explication:
C'est le même que le mien, mais en images. A se demander laquelle a plagié l'autre !
J'aime particulièrement l'un de ses premiers dessins, qui résume ma pensée (cliquez dessus pour l'agrandir):
Particulièrement le : "je trouve que ça fait un peu...comment dire...'cher journal'!".
Voici son blog : http://www.penelope-jolicoeur.com/
Visez un peu le billet sur les bonnes résolutions... j'aime cette fille !
Enfin, j'aimerais quand même savoir dessiner mieux qu'une maternelle, parce qu'en parcourant son site, j'arrête pas de me dire qu'un bon dessin vaut quand même mieux qu'un long discours...qu'est-ce que je m'éclaterais !
13:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pénélope jolicoeur, pénélope bagieu
04 janvier 2009
Forever young
Puisque ces incorrigibles Avril et Arsène en ont parlé, je me vois dans l'obligation de poursuivre:
"I feel good" est un documentaire complètement azimuté, inattendu, et à voir absolument, tant il renverse nos préjugés sur les vieux, euh, pardon, paraît-il qu'on dit "seniors". Moyenne d'âge, 80 berges.
Ils ont plus d'humour que la plupart des gens qui nous entourent, ils ont une énergie juste herculéenne, et tout ça grâce à quoi ? au chant. A une simple chorale...rock/punk. Explosez-vous les tympans, ça conserve.
Un exemple, Eileen, ancienne strip-teaseuse, plus aguicheuse que Betty Boop du haut de ses 92 ans, et s'époumonnant au rythme de "Yes we can I know we can can yes we can", après avoir préalablement décrypté les paroles avec une loupe grossissante: c'est ce décalage qui marche du tonnerre.
Effectivement, on finit par les croire immortels, capables de faire un pur barouf même au ciel.

15:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Avril et Arsène ne sont pas ponctuels
Avril : Arsène, ça fait déjà 2 vendredi qu'on n'a pas écrit...cela n'est pas très rigoureux...
Arsène : Tu sais bien qu'on a été occupés par deux enterrements: les octogénaires que nous sommes en sont à ce point charnière où ils perdent tous leurs amis en même temps !
Avril : Ce n'est pas une raison pour donner le bourdon! Prend donc exemple sur le documentaire "I feel good" en ce moment au cinéma: la pêche, la pêche, toujours la pêche ! Ca me donne envie de chanter, tiens.
Arsène : Ils sont fous, ces amerloques... !
Avril : Aussi fous que nous ! Cette chorale de déambulateurs et de dentiers sur pattes reprend du James Brown, du Sonic Youth, Radiohead, Bob Dylan, et que dire du "Fix you" de Coldplay, parfaitement indiqué, vu la tournure que prend le film...
Arsène : Bon, arrête, tu vas tous nous faire chialer.
Avril : A notre âge, Arsène, on dit "pleurer". T'as raison, et celle qui nous laisse écrire ici nous en voudrait. C'est pas du tout le style de ce blog ! Arrêtons là !
Je vous en veux déjà.
15:34 Publié dans Avril et Arsène | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 janvier 2009
Bonne soirée 2009 !
Il est minuit une. Des millions de joues embrassent des millions d’autres joues en hurlant « bonnne annéeeeeee » (voire des milliards, toutes les heures à seconde fixe, si on tient compte du décalage horaire à travers le monde). Wah, ça fout le tournis.
Pendant ce déchaînement d’affection brute, je vous écris de mon abri anti-frénésie, de mon refuge, hors du grabuge, et du déferlement imposé de fiesta forcée. Même si j’ai programmé la publication à l'avance et qu’en fait je ne suis pas chez moi.
Le soir de la Saint Sylvestre, il paraît qu’on doit :
-se mettre sur son 31 : et à minuit passé, le 1er janvier, on sera tous dépassés, les fringues, périmées.
-s’incruster chez l’ami de l’ami de l’ami de notre ami : et se retrouver avec 50 gamins, du pâté en entrée, du rôti en plat principal et de l’entrecôte en dessert, régime surprotéiné de l’année dernière.
-ou frayer sur une péniche, en soirée organisée : après avoir payé 80 euro par personne (sans doute pour les étrennes de la Seine).
-danser jusqu’au bout de la nuit : avec des escarpins trop serrés de 20 centimètres de haut pour les filles et des relous qui nous collent et qu’on connaît pas.
-embrasser tout le monde sous le Guy : tout le monde n’a pas un Guy qui accepte d’être pendu au plafond comme un petit cochon.
-souhaiter à tous une bonne santé : en pleine épidémie de grippe/gastro et consoeurs, on a vu plus crédible.
-souhaiter sa fête à Grosminet, l’ennemi de Titi, qui s’appelle Sylvestre à la base (en gros bonus, si on y pense).
Ca fait beaucoup de contraintes pour une seule soirée...
Moi, je ne me mettrai pas sur mon 31, je ne me coifferai pas, je ne me maquillerai pas, j’irai à peine au cinéma et je mangerai à peu près normal, presque seule. (Y’en a toujours un ou deux autres seuls qui veulent être seuls avec vous.)
Oups là là, j'allais zapper les bonnes résolutions !
Bon, ça va être simple: arrêtons de fumer, de grossir, de nous droguer, de boire, de manger. Arrêtons de bouger, de remuer, de parler, de marcher, de respirer, tant qu'on y est. Arrêtons tout net.
Vous aurez compris que 2009 ne me fait pas un effet boeuf :
Je vois simplement les choses à très court terme, et je me dis juste qu’hier on était mercredi, qu’aujourd’hui on est jeudi, et que demain est un autre jour (vendredi ?).
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne...soirée (faut pas non plus viser trop large) !
00:00 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

