17 février 2009

Ciné à la bourre

Ouh là quelle infamie, j'ai une tonne de films en retard sur ce blog...
Faut dire que j’ai pas non plus vu des films assez biens pour me donner envie d’en parler…même s’ils sont quand même biens, quelque part…
Bon, arrêtons de tourner autour de la pellicule, c’est parti pour un rattrapage rapide, pas forcément dans l’ordre :

Vicky Christina Barcelona

Déjà, pas évident de prendre le ticket pour ce film, il faut se rappeler des prénoms dans l’ordre et tout, pas évident je vous dis, ça donne : « Je voudrais une place pour Woody Vicky Maria Elena Svetlana Christina, enfin, truc Barcelona, là » (un touuuuut ptit peu exagéré, ouais).vicky-christina-barcelona.jpg
Ben alors c’est pas mal, pour une fois, notre ami Woody a mis sa langue au vestiaire et les personnages agissent au lieu de parler ! enfin, du coup leurs langues ne sont pas forcément aux vestiaires puisqu’elles sont dans la bouche des autres, de tous les autres, femmes, hommes, allez hop, pour un beau melting pot libertin.
Ca reste malgré tout léger comme une brume d’été. Woody a réussi à rester classe, et complètement crédible, dans une histoire à dormir debout. Je vous éviterai les poncifs perpétuels « actrices en état de grâce », « Penelope telle une furie de la mythologie », blablabla.

Two lovers

Il faut louer le talent de James Gray, capable de passer d’un thriller mafio-familial à une bête histoire d’amour contrariée. Comme à son habitude, il crée une atmosphère particulière, glaciale, en un mot, polaire. Comme d’autres films peuvent être solaires…two-lovers-affiche.jpg
Lui est polaire, dans la lumière, les dialogues, le scénario, tout fait froid dans le dos.
Ce film hypra réaliste est une sorte de chaîne, où les personnages sont des maillons qui se font du mal à tour de rôle, à cause du précédent. Personne de foncièrement méchant donc, mais du mal partout, à cause de déceptions en chaîne. La fameuse histoire de truc qui aime machine, qui aime bidule, qui aime truc. J’avais quand même nettement préféré « La nuit nous appartient ».

There will be blood

Bon, j’ai saisi le chef d’œuvre, je l’ai entraperçu, mais tel du pétrole, il m’a glissé entre les mains…le jeu de mots est facile…mais "There will be blood", comment dire…si c’est un diamant…c’est un diamant à l’état brut, mal dégrossi, pas taillé.ThereWillBeBloodMoviePoster.jpg
Tout comme James Gray, P.T.Anderson sait créer une atmosphère, un décor…sait diriger ses acteurs, mais la musique stridente est insupportable, les personnages évoluent d’un extrême à l’autre sans nuances (et pourtant, tout comme Benjamin Button, en plus de 2h30 de film, ils avaient le temps de nous montrer l’étendue de leur palette…) ce film m’a profondément soulée. Et j’en ai été affectée, parce que, vu les critiques, ça veut dire que je ne sais pas distinguer le caviar du tarama…(toute façon, j’ai horreur du tarama…)

Into the wild

Enfin vu un an après sa sortie. Je confirme, Sean Penn est toujours mon acteur préféré, et ne me déçoit pas en tant que réalisateur. Il aime les grands espaces, les grands espaces l’aiment, tout va bien. Pas d’ennui à l’horizon…on se prend même à envier ce mec qui est parti en laissant tout derrière lui…j’ai été d’autant plus surprise par la fin (que dis-je, surprise, glacée d’effroi, plutôt), que personne n’avait vendu la mèche avant. Ou bien j’avais oublié. Bref, un vrai effet kiss cool.into-the-wild.jpg

Entre les murs

Vraie vraie bonne surprise. Vu juste après « Into the wild ». Sean Penn était alors toujours mon acteur préféré, un de mes réalisateurs préférés, et devenait avec ce film un homme de bon goût (vu qu’il lui a décerné la palme d’or).entre-les-murs.jpg
"Entre les murs" n’est pas seulement le quotidien d’une classe de banlieue, c’est aussi une cour de récré où on se marre vraiment…un ping pong entre un prof dépassé mais qui en veut, et des élèves difficiles mais qui veulent juste être écoutés : une hyper banalité parfaitement mise en scène. Mention spéciale à Esméralda !

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