25 février 2009
Quand on ne peut plus voir en peinture
Hier soir, je rentre contente de ma journée de boulot, et vous connaissez les statistiques et la proportion de jours par an où je rentre contente de ma journée de boulot ? et ben elles sont pas reluisantes...
Et il fallait bien que mes colocs en couple, dont je ne dis que du bien depuis qu'on cohabite, me préparent une jolie surprise apte à me rendre plus furax qu'un rhino sous Red Bull. Ils avaient repeint le salon, la pièce commune, comme ça, sans même prendre la peine de me prévenir.
J'ai donc pris le rhinocéros par les cornes, et leur ai fait part de ma profonde incompréhension. Apparemment, ils n'avaient pas l'air de voir où résidait le problème: partout sur les murs, que je leur montre un peu.
S'ensuit une foule d'argus toutes plus connes les unes que les autres que j'ai encore du mal à saisir:
"Mais tu trouves pas ça joli ?": encore heureux qu'en plus, ils aient pas décidé de refaire la tapisserie façon "la maison de mes grands-parents dans les années 70" !
"Mais on a décidé ça ce we et t'étais pas là": ça veut dire que, moi absente, ils peuvent décider de ratiboiser ma chambre pour la transformer en abri anti-atomique, ou d'abattre la cloison de la salle de bains pour qu'on puisse faire cuire un steak en prenant notre douche ?
"De toute façon, vu comment on a flashé sur la couleur, t'aurais été en minorité": ils auraient pu tout aussi bien me proposer du rose à pois rouges, ou bien ne pas aimer la couleur sur laquelle MOI j'aurais flashé, je m'en tape complètement, que ce soit leur choix qui prévale parce qu'ils sont en majorité, du moment qu'ils me préviennent, du verbe "en parler avant à leur coloc qui possède autant le salon qu'eux" qu'ils veulent repeindre ce putain de salon (et en plus je deviens vulgaire).
Et puis c'est quoi ce truc de la majorité, là, ça y est, maintenant qu'on n'est plus que 3, ça fait plus contre-pouvoir, je suis pour toujours minoritaire ? et leur connerie, elle est majoritaire, aussi ? j'ai été obligée d'en venir aux mains (enfin, de parler en bougeant les mains dans tous les sens) et de parler de "dépossession de pièce" (?!).
"Mais c'était urgent, moi, ce mur, je pouvais plus le voir SANS peinture": ouais et ben moi, c'est toi que je peux plus voir en peinture !!
"Ah mais on pensait que t'apprécierais, si tu veux te faire suer à peindre, pas de souci, on te laisse faire": Mais y'a pas de problème, je peux même vider mon compte en banque pour acheter la peinture si vous voulez, du moment que je participe, quoi...
Euh, ouais, là, j'avoue que pour le moment, j'ai pas trop les moyens d'être à découvert.
Mais bon, si on peut reporter la peinture de la salle de bains à l'année prochaine, quand j'aurais changé d'appart, pas de souci !
Fallait bien que je finisse par m'emmêler les pinceaux...
12:58 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

Commentaires
dis moi seulement que tes colocs ont ton adresse virtuelle... à moins qu'ilsaient l'idée saugrenue de repeindre ton blog...
Ecrit par : DooSAnillaH | 26 février 2009
Mais c'est quoi la couleur ? J'ai relu 2 fois en cherchant ... Car de la couleur dépend ton degré colère !
Ecrit par : Cécile | 01 mars 2009
En cas de couleur neutre, motif de colère irrecevable ! ;-)
Ecrit par : Cécile | 01 mars 2009
cécile je suis navrée mais tu n'as pas compris...me dis pas que tu es comme eux ???!!!
c'est pas la couleur le problème, c'est qu'ils aient repeint une pièce commune sans même m'avertir !
ils sont pas chez eux, ils sont aussi chez moi non ???
Ecrit par : claire | 01 mars 2009
Ecrire un commentaire