31 mars 2009
Méta billet
Alors un nouveau billet, sur quoi va-t-elle taper, je le lis en diagonale vite fait et après faudra se remettre au boulot, alors de quoi ça parle mais qu’a-t-elle voulu dire, ça commence en tout cas hyper bizarrement je trouve, elle fait quoi là, elle lit dans mes pensées ? ou plutôt elle croit lire dans mes pensées car si ça se trouve je ne suis pas du tout en train de penser ce qu’elle écrit, c’est vrai ça !
Ça continue ? alors c’est quoi, une expérience ? un jeu ? mais comment ça va finir ?
Y’aura une chute, au moins ? ça n’a vraiment aucun sens. Allez allez la suite, parce que j’éprouve tout de même un peu de curiosité, je me demande comment ça va finir, c’est vrai ça, ça ne veut rien dire mais ça se lit facile, d’une traite, comme un verre de Bailey, ça se boit comme du petit lait mais au final…c’est du meublage ? parce qu’elle n’est pas inspirée, voilà c’est ça, elle meuble son blog, qui manquait de canapés et d’étagères, finalement c’est un peu triste, la peinture est à refaire, aussi, tant qu’on y est.
Bon ça commence légèrement à me souler, à me lasser, ça tourne en rond, ça fait une boucle, on peut même pas se pendre avec, rien de solide. Allez emmène-moi, fais moi rêver, donne-moi du mot à moudre !
C’est bientôt fini vu qu’elle entame le dernier paragraphe. Mais quelque chose de mal parti…ne peut pas bien finir !
16:24 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26 mars 2009
Les malades imaginaires
Pour commencer cette journée avec le sourire, allez donc faire un tour sur ce site, qui a été conçu pour attirer les touristes au Maroc.
Marocothérapie a été pensé par les plus grands thérapeutes (et publicitaires) du moment, à savoir, les spécialistes ès toutvamalgie, tristalgie foudroyante, ou encore la molassonite.
Après un petit quiz, votre diagnostic "période de crise" vous sera délivré (exemple de question: "faites-vous pleurer les oignons ?")
Passez l'intro et allez surtout voir l'onglet: "pathologies" illustré de témoignages faussement réels. Surtout la vénérose aiguë, la toutvamalgie et la désinteressole.
11:00 Publié dans Divertissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc, malade imaginaire, thérapie
24 mars 2009
Planants ralentis
En surfant pour le boulot (bien sûr), j'apprends que Spike Jonze vient de réaliser le nouveau clip d'Unkle, "Heaven", en slow motion. Ouais ouais ouais je veux voir ça ! me voici donc là (descendez légèrement l'ascenseur jusqu'à la vidéo et n'ayez pas peur d'avancer, la 1ère figure intéressante arrive à 2,52 minutes). Je kiffe, je plane, je suis sur mon skate (n'étant pas du tout du tout skate à la base mais passons).
Puis mon enthousiasme se refroidit quand je lis dans les commentaires que Jonze n'a fait que reprendre une vidéo déjà existante (en la passant en HD), faite par Lakai.
Aucune importance, je continue ma transplanation sur cette 2nde musique, pas mal du tout, la chanson s'appelle apparemment "fully flared", mais qui est ce groupe qui se nomme Lakai, d'où viennent-ils ? me voici donc sur google à chercher "Lakai" et voila ce que je trouve. Mythe cassé bis. Quant à "Fully flared", c'est pas le titre de la chanson, mais du spot publicitaire. C'est pas que du slow motion, c'est aussi du slow cerveau.
Et la chanson, je ne sais toujours pas qui en est l'auteur, d'ailleurs. Au pire vous aurez découvert Unkle et Lakai ?
15:01 Publié dans Divertissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : unkle, lakai, fully flared, slow motion
L'ivresse de l'alkohol
Juste après la Molvanie, et pour bien montrer que non, je ne suis pas raciste ni moqueuse en ce qui concerne les Balkans, voici un ptit extrait du concert de Goran Bregovic au Grand Rex en janvier dernier. D'ailleurs je vous avais dit que j'en parlerais.
Voici donc 2 passages du concert au Grand Rex, qui déchirait vraiment (les tympans, mais aussi au sens figuré). Goran se remettait alors de sa blessure à la colonne vertébrale (comme il nous expliquait en bon français, il est tombé - ou "il a chu" ça fait mieux) d'un arbre (de 1 mètre seulement) et est passé à 2 doigts de la paralysie, alors que deux semaines avant il tombait sur plus de 200 mètres et s'en sortait sans une égratignure... les mystères de la vie (de la chute, aussi...)
Ca ne l'a pas empêché de nous livrer son dernier album "Alkohol" dans une ambiance survoltée (chose curieuse au Grand Rex: car le lieu fait hyper 'opéra bourge', tout le monde est sagement assis, après avoir été placé par des hôtesses hyper classes, et hop, Goran fait sonner les cuivres, et c'est parti comme dans les films de Kusturica -dont il composait les B.O., avant leur ultime engueulade-).
Mes propres vidéos n'étant pas vraiment à la hauteur, enfin si justement, prises de trop haut dans les gradins (!) , et surtout ayant la flemme de les mettre en ligne, j'ai trouvé un bon compromis en farfouillant sur youtube. (Là, c'est l'extrait calme, avec les très douées chanteuses bulgares, mais il y a aussi le titre Kalashnikov pour l'atmosphère... forcément explosive !)
Quand même une tite photo issue de mon appareil: ils sont venus, ils sont tous là: en haut à gauche les cordes, en haut à droite les ténors, en bas des 2 côtés: les cuivres, et au milieu, coule une rivière en blanc, l'homme des Balkans !
09:10 Publié dans Pod orange | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : goran bregovic, alkohol, grand rex
23 mars 2009
God save the words
Tout comme les français ont "absidiole", "aviraison", "farigoule", "mahonne" ou encore "xylolithe", les anglais ont leurs mots rares et précieux, et à l'initiative de l'édition...malaise (même pas fait exprès) d'Oxford (le dico), un site a été créé pour permettre aux internautes "d'adopter" les mots inusités, afin de les sauver d'une mort prochaine certaine. (Et de faire un coup de pub, accessoirement). Le site vaut le coup d'oeil, rien que pour voir cette tapisserie de mots inconnus.
A vous de vous enregistrer (très simple) et de choisir le mot que vous allez promettre de chérir jusqu'à la fin de vos jours et sur 10 générations, entre "famigerate", "agonyclite" ou encore "icasm". Le mon mien, c'est "foppotee", je l'ai élu dès que je l'ai lu, et malheureusement j'ai vu après ce qu'il signifiait. Mais bon, je pense pouvoir l'usiter très souvent, exemple: "my coloc is a foppotee". Donc ça se trouve.
Donc je résume: le mot vous fait de l'oeil, vous cliquez dessus, vous pouvez alors voir sa définition (pour "foppotee", il s'agit de: " Tom is a foppotee for believing that you can use two mobile phones to cook an egg").
Puis vous vous enregistrez pour l'adopter. Vous recevrez un certificat par mail disant:
"[Truc -selon votre pseudo- a adopté tel mot], and solemnly promises to use this word as frequently as possible from this day forth in conversation and correspondence". Mais je vous rassure, on ne signe pas avec son sang, non plus.
Pour ma part, je sens qu'il va y avoir pas mal de critique dans l'air si je dois tant que ça manier le "foppotee" (ben c'est pas de ma faute si 'foppotee' veut dire 'simple d'esprit', aussi).
10:30 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21 mars 2009
Qui veut voyager loin...prend un bouquin !
En allant acheter un bouquin hilarant (dont je vous parle juste après)pour une copine, je tombe nez à nez sur la couverture d'une BD rouge, rouge communiste, dont le titre est évocateur de pas mal de souvenirs : "Shenzhen", une ville à 30 bornes de Hong Kong où j'ai passé quelques we dans ma tendre enfance. Une ville tout ce qu'il y a de plus chinoise, avec ses dentistes aux masques non stérilisés, ses serpents qu'on choisit et qu'on bouffe dans l'heure, avec le sang et la bile en guise de breuvage, ses HLM qui se construisent à un rythme effréné, si bien qu'on a du mal à reconnaître la ville d'une semaine à l'autre (déjà que j'ai pas le sens de l'orientation) bref, je le feuillette rapidos et l'achète pour mon padre (mais il lit pas ce blog alors tout va bien).
Et à la lecture, je comprends que l'auteur, Guy Delisle, a passé quelques semaines là-bas pour le boulot, étant dessinateur (et animateur de dessins animés). Ses anecdotes sont exotiques et joliment racontées. Moi qui ne suis habituellement pas très BD (hormis Tintin et Astérix, ça va de soi), je ne saurais que trop vous conseiller d'aller jeter un oeil sur son blog (il vit maintenant à Jérusalem pour un an), ne loupez surtout pas son billet du 3 mars nommé "Au consulat". La photo est excellente :)
Voila, (bien) dessiner, c'est gagner...toute mon estime (vu que j'en suis restée au niveau maternelle pour ma part, et je parle même pas du coloriage).
Passons maintenant aux bouquins déclencheurs de zygomatiques, tout en restant dans les lointaines contrées: des australiens ont édité 2 faux guides de voyages absolument poilants, sur 2 pays imaginaires: La Molvanie (rien que la couv...), se situant on imagine, entre Sofia et Bucarest, et San Sombrero (le pays "des carnavals, des cocktails et des putschs"). Ils sont conçus comme de vrais guides de voyages avec conseils d'hôtels, de restos, etc, avec à chaque fois le ptit détail qui tue.
Extrait molvanien: "Un court trajet en bus, et vous voilà à la Pensjon Prazakuv. Vu de l'extérieur, cet hôtel sans prétention semble minable, vieillot et insalubre. C'est le cas. Le Varji est une pizzeria extra proposant d'intéressantes garnitures : le " suprême d'anchois à la figue ", par exemple, à manger ou vomir à la maison. Livraison gratuite dans un rayon de 100 mètres. Différentes activités sont proposées sur le lac : ski nautique, planche à voile, parachute ascensionnel (délicat compromis entre le parapente et le suicide). Les pickpockets sont présents dans les principales gares. Ne quittez pas vos affaires des yeux. S'il vous manque quelque chose, le mieux est d'aller voir un Guarjda Civilje. Il n'est pas impossible qu'il soit l'auteur du larcin."

18:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20 mars 2009
La nuit au musée
Et oui, je m'en léchais les babines d'avance, quand j'ai reçu cette invitation à une nouvelle soirée pique-assiette pour l'anniversaire d'une chaîne de télé, elle-même dérivée d'une radio que je ne cautionne pas, et qui a définitivement éradiqué mes tympans quand j'étais ado et que je ne captais que cette station sur la bande FM (de ma lointaine province du Poitou). (Vous pouvez respirer, la phrase est finie).
Donc voila, je me suis dit que c'était la soirée parfaite pique-assiette, non seulement pour moi, mais aussi pour ce blog, qui allait forcément être nourri par moultes anecdotes croustimarrantes ! mon impatience a connu un pic quand j'ai su que c'était dans une boîte de nuit branchée de la capitale, et qu'il y aurait des stars (vous allez déchanter, on parle davantage d'étoiles filantes - filées par les ans- que de super novas).
J'en arrive au fait: après un ptit apéro avec les collègues, on s'embarque direction la rue de Rivoli (et oui, parce que le mercredi, c'est ravioli -j'aurais dû m'abstenir là, parce qu'en + y'a même pas eu de ravioles au fromage...). On aperçoit Vin Diesel (crâne rasé) et Paul Walker qui repartent (déjà !) à bord de leur voiture aux vitres teintées, et encore je les aurais pas reconnus si j'avais pas regardé avant dans google images. Paul est un acteur américain pseudo beau gosse, genre Daniel Craig en moins bien. Voila, ils sont restés une heure le temps de faire la ptite apparition, et puis s'en vont ! (comme Bernard Montiel un peu plus tard).
Nous, on croit rentrer comme ça, mais en fait y'a une queue qui fait toute la rue et qu'on avait pas vue. On va donc sagement grossir la file, en contemplant Ophélie Winter faire son entrée, les cheveux en pétard. Après, c'est Greg le millionnaire (selon Maéva. Parce que je suis pas physionomiste, j'ai pas le sens de l'orientation staristique, et surtout je suis pas fan des grosses daubes de téléréalité).
Alors Greg le millionnaire (sans doute endetté jusqu'au cou à l'heure actuelle, pour être obligé d'en passer par ce genre de soirées), Greg donc, aperçu juste après Ophélaïe, aperçue elle-même juste après Paul Walker, je me sentais un peu au muséum d'histoire naturelle, dans la Grande Galerie de l'Evolution, mais à l'envers.
En priant pour que ça n'empire pas encore + en entrant (en même temps, Carlos étant mort, ça limite les risques).
En entrant, la surprise, c'était que tout le monde pouvait venir, en fait, on n'a même pas vérifié nos noms (on avait vulgairement imprimé les invits sur un mail, sur une feuille A4 en papier recyclé).
Flashs des photographes, caméras, en fait, c'est limite le tapis rouge, et on commence à se demander ce qu'on fout là, surtout qu'on croise des tas de mecs 'des média quoi', avec la mèche collée sur le côté et le jean slim trop hype.
En écoutant ce qui se dit, je me sens maintenant au musée Grévin, ou mieux, au cimetière du Père Lachaise:
" Je cherche Clara Morgane !" ; "Clara Morgane ? tu prends l'allée centrale et elle est au fond à droite." "Anggun ? non je l'ai pas encore trouvée, ça doit être là-bas vu l'attroupement". On n'est pas très loin de l'ambiance: "sur la tombe de Jim Morrison".
Nous, en même temps, on cherche surtout le bar et les amuses-gueules, on n'a pas les mêmes valeurs. Après surplombage du haut d'un balcon, on débusque les ptits sandwiches: en bas à gauche ! Et hop, après compression au bar, champagne champagne, on se pose sur les canaps en en mangeant d'ailleurs (des canaps) et en regardant Ophélaïe et Doc Gynéco faire leur show sur scène (non non ils chantent pas, sinon on serait pas restées, ils sont juste interviewés, mais en même temps, on n'entend rien). On se demande combien de temps tenir encore, mais comme le temps se compte en coupes de champ', on se dit que ce serait dommage de partir trop vite.
En même temps, on croise des OVNIS qui collent pas du tout à ce genre de soirée: entendu auprès d'un beau gosse hype de la haute en train de parler à une poulette: "Ah, il a déjà 3 mois ? et il fait ses nuits ? c'est génial !"... J'ai eu un peu peur qu'il se fasse virer de la boîte mais heureusement, personne d'autre n'a entendu. Quoique, en y repensant, c'était ptet un code pour parler de coke. ("Ah t'as déjà pu en obtenir 3 kilos? et il livre la nuit ? c'est génial !") parmi une kyrielle d'interprétations possibles, bien sûr.
On s'est mis à danser, et puis Marion a avisé une lycéenne qui se déhanchait à côté de nous: "C'est Alexia, l'ancienne dirlo de la star ac". Mais non, c'est une lycéenne qui a fait le mur. Voire, elle est ptet en 3ème. Si si, c'est Alexia, dingue ça, 1 mètre 35 au garrot !
Finalement, le clou du spectacle arrive: mes collègues partent fumer dehors, et comme les verres sont cantonnés à l'intérieur et qu'elles peuvent pas les emporter, je reste pour faire du "drink sitting"...
Et Wentworth Miller (de Prison Break) m'aborde.
En fait non, j'extrapole. La vérité, c'est que je me suis donc retrouvée avec 3 verres dans les mains (champ' et vodka), à boire un peu dans chaque (tant qu'à faire) d'autant que je commençais à être bien joasse. Je stationne donc devant l'entrée, en observant les animatrices de la chaîne se faire photographier, qui minaudent comme pas possible. C'est dommage d'ailleurs, pour un musée (des horreurs), ils auraient pu exposer leurs cerveaux dans des bocaux de formol, mais elles les avaient apparemment oubliés à la maison...
Du coup, je me suis distraite en parlant aux nouveaux arrivants, qui semblaient complètement paumés, et puis Bernard Montiel était à 50 centimètres de moi, il parlait avec un mec. Jusqu'au moment où ce mec avise les nouveaux arrivants, et déclare: "Tiens Bernard, je vais te présenter mes amis !". N'étant qu'à un pas de l'anecdote inutile et superficielle, je le franchis en pivotant légèrement sur moi-même, de manière à faire partie du cercle de présentation. "Je te présente machino", Bernard serre la main, "Machinette", Bernard serre la main, et le mec s'arrête là, ne me connaissant pas. Mais comme je faisais un grand sourire à Bernard, il s'est senti obligé de me dire bonjour le pauvre, c'est là que j'ai tendu mes 3 verres, en essayant de lui faire comprendre que mes mains n'étaient pas du style accessibles, et que non merci, sa main j'en voulais pas, en fait. Il a dû mal le prendre car après il est parti rapidement. Mais j'ai limité la casse, car en refusant de lui serrer la pince, je m'exposais à une réplique du genre: "casse-toi, pauv'conne'.
Enfin bon c'est quand même ce que j'ai fini par faire, parce que les coupes de champ' passaient de 0 à 20 euro...
En tout cas, pour la galerie de portraits, faudra retenter, parce que j'ai appris le lendemain avoir loupé la moitié des stars présentes. Le VIP, c'est comme le Louvre, on peut pas tout voir en une fois !
P.S: après rédaction de ce billet, je me remets au boulot et lis une newsletter pubarde, c'est hallucinant, surtout que j'ai titré ce billet bien avant... "Le 16 mai prochain, NRJ sera partenaire de la Nuit des Musées, une manifestation qui propose de visiter gratuitement en nocturne des musées dans toute la France." Et en plus vous savez maintenant de quelle radio/chaîne je parlais :)
11:49 Publié dans Divertissement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16 mars 2009
C'est le wagon qui s'mord la queue
La mairie d'Asnières sur Seine a fait preuve d'esprit en lançant un blog spécial, sur lequel peuvent se défouler les usagers de la ligne 13 du métro parisien, qui, entre régulations, accidents graves de voyageurs, ou encore "avaries matérielles diverses" pètent régulièrement un câble (déjà qu'ils fonctionnent pas très bien sur la ligne...) Le but, c'est de filmer avec son téléphone l'intégrale des paroles de "La foule" d'Edith Piaf, mais en live.
Le pire, c'est quand l'écran affiche: "pour cause de voyageur malade à la station Montparnasse, le traffic est perturbé sur l'ensemble de la ligne". J'ai jamais compris pourquoi c'était si dur d'évacuer le mec en question hors de la rame, de le laisser mourir sur le quai (ou éventuellement d'appeler le Samu), et de faire illico repartir le métro...
Une fois, j'ai même eu: "pour cause de chien malade". Sans dec. Et après on s'étonne que les voyageurs râlent...le train sifflera 3 fois, et moi, je PERsifflerai autant de fois que nécessaire.
Pendant que j'en parle, à la station place de Clichy, on entend toujours un air de Vivaldi ou Bach (ou autre) lorsque les portes s'ouvrent. Je pensais bêtement que c'était une expérience de la part de la RATP, désireuse de calmer les nerfs des usagers de la 13, violentés dès le matin dans leurs wagons à bestiaux.
Mais que nenni ! (et pourtant je hais cette expression). C'est pour faire fuir...les SDF. Ceux qui s'accrochent à cette station (faut croire que c'est l'une des dernières qui reste où ils peuvent encore s'allonger sur 3 sièges sans se prendre un accoudoir au milieu).
Alors voilà, à court terme, la musique classique a l'avantage de ne pas souler les usagers, qui ne font que passer, par définition.
A long terme, ça empêche les SDF de terminer leurs ptites siestes. Pourquoi pas du heavy metal, me direz-vous ? ben parce que ça incommoderait les passants. Enfin bon, suffit que l'un de ces clochards ait été compositeur dans sa vie antérieure, et la stratégie tombe à l'eau. Il doit se régaler chaque jour. Oui parce qu'il s'agit bien d'une stratégie, un mec a pondu ça ! Le mec, c'est son boulot de trouver la meilleure façon de faire dégager les SDF du métro. J'imagine le jour de la trouvaille:
"Ah, on a des hauts-parleurs...on a de la musique...on a qu'à leur faire écouter du Beethov, la 8ème symphonie inachevée est sympa 5 minutes, mais quand on en arrive à la partie en Si bémol, t'as envie de te jeter sous un train". Ca tombe bien...
Toujours est-il que tout a été dit sur la ligne 13, en plein Paris, et pourtant, c'est déjà la jungle (la photo est parlante: observez comme un groupe d'homo droitus tente de se frayer un chemin dans un sens, en heurtant les homo gauchitus, sans parler des ronchonos centrus, qui eux essaient déjà de sortir de la rame, ou d'y entrer). J'aurais aimé légender cette photo: "Le quai de la ligne 13 un jour de grève" , mais même pas. C'est "Le quai de la ligne 13 un jour normal, pas forcément à l'heure de pointe d'ailleurs puisque même à 15h en plein mardi j'ai souvent des surprises".

Bref, la jungle de base. On se demande d'ailleurs pourquoi certaines se préparent à parcourir 10 318 bornes pour l'atteindre (bon, ok, dans le métro, y'a pas le charme des sangsues, argument de poids).
Tout ça pour revenir à cette histoire de blog (de liane en liane, j'y arrive...)
"Aaaaaaaaaaaaaaaaahaaaaaaaaaaahaaaaaaaaahaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!! "
(désolée c'était Tarzan qui passait).
Donc voici le lien: http://www.blogencommun.fr/2009-03-asnieres-les-usagers-v...
Ce qui est quand même pas mal, c'est que tout à l'heure, dans l'un des wagons de la 13, j'ai voulu témoigner, filmer, pour le blog d'Asnières, la situation exotique dans laquelle je me trouvais (ne pas avoir besoin de me tenir tellement j'étais serrée entre les gens, des cheveux du rasta de devant en guise de ligne d'horizon)...
...mais j'étais tellement compressée (du genre à pouvoir être décernée lors des prochains Césars), que j'n'ai pas eu la liberté de mouvement nécessaire pour attraper mon téléphone portable. CQFD ?
23:23 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13 mars 2009
Liste des choses à faire pour ne pas avoir raté sa vie
N'hésitez pas à en rajouter
-Nager avec les dauphins
-Regarder les étoiles filantes
-Marcher dans la neige en fermant les yeux
-Tenir un enfant par la main
-Courir sur une plage au ralenti (en temps réel, sans montage postprod)
-Se taper une barre en lisant le début de cette liste
-Acheter une Rolex
-Mettre toutes les pubs dans la boîte aux lettres du voisin
-Manger avec les doigts
-Se faire mordre par des sangsues (ah, ça, c'est bientôt !)
-Aller à Jardiland
-Refuser le collier de nouilles et le cendrier en pâte à sel de son gosse pour la fête des mères/pères
-Traverser les voies du RER pour aller récupérer un bonnet
-Offrir des bouquets de cactus
-Lire "Voici" ostensiblement puis sortir "Les échos" (ou les cahiers du ciné, ça marche aussi)
-S'habiller en pouf lors d'une présentation clients
-Abandonner un chien sur le parking de l'autoroute
-Partir sans payer
-Faire un resto tout(e) seul(e)
-Refuser l'anesthésie chez le dentiste
-Laisser un aveugle au milieu du désert
-Etre Clint Eastwood
-Mourir idiot(e)
12:27 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09 mars 2009
Enfoiré de pollack de ta race
Et je pèse mon titre. Enfin, mes mots... ils font environ 3 tonnes 5 au garrot.
Si je m'emmêle les pinceaux, les considérations entre le poids, la taille, la couleur et le grain du tableau, ou plutôt de la peau, c'est parce que je le digère encore. Ce pavé dans la mare, la mer, oui carrément, ce pavé dans la mer. Enorme, le pavé. Ce soir, j'ai été au cinéma pour la première fois, ou peut-être la deuxième...dans ces eaux-là.
Et un pavé, à digérer, ça prend du temps, pas mal de sucs, pas mal de mouvements de la mâchoire, j'y serai encore dans 15 jours, le temps qu'aurait mis le fils de Walt à aller chercher ces foutues chaises à la cave.
Alors voila, Clint, moi, je sais pas. Je ne sais pas si je suis dégoûtée du cinéma, parce qu'après ça, on aura du mal à être au niveau, à nouveau.
Ou si ça m'a encore plus donné envie de m'y mettre, aussi, d'ajouter mon grain de sel dans le potage, ou mon grain de sable dans les rouages, puisque de toute façon je n'ai pas ton talent.
Clint est un bouledogue, un berger allemand, il grogne, il serre les dents. Et à la fin, on serre les poings, et les paupières. Et certains partaient avant la fin du générique, et certains parLaient, avant la fin du générique, avant même d'être sortis, certains parlaient, blasphémaient, limite.
Clint, la seule chose que je peux te dire, c'est que tu es un sale enfoiré de ta race, un des derniers, peut-être, de cette race des gens qui sont nés pour quelque chose. Et quand tu crèveras, j'aime autant te le dire, enfoiré, quand tu laisseras le cinéma tout seul, il chialera comme un con, l'écran s'allumera plus, ce sera un pavillon noir, et la pelloche sera en deuil.
23:54 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
