30 octobre 2009
Open blog !
Oui, ceci est la version électronique de l'open bar: à votre santé, reprenez donc une ligne (de texte, bien sûr), faites-vous péter les yeux (à défaut du foie) de mots. Ce blog est réouvert ! ah bon, parce qu'il avait fermé ? Et apparemment j'avais perdu la clé.
Blannnnng le rideau métallique, scrchhhh la serrure, et hop. Y'a du courrier pas ramassé, de la poussière à nettoyer, des explications à donner, ah non, pas d'explications, qu'on me dit dans l'oreillette. Ca impliquerait trop d'implications personnelles.
Bon, en gros, pour résumer ça, depuis cet été...je me suis évadée de mon cerveau pour aller voir ailleurs si j'y étais pas. C'est là que j'ai rencontré Filip des 2 be 3 qui a absolument tenu à me prouver qu'il était bien lui-même, en me chantant: "Partir un jour". Mais ses fausses notes ont provoqué une déflagration telle, qu'il est mort sur le coup. Je me suis donc exilée aux Etats-Unis, histoire de me faire oublier. Je me suis entraînée à faire du moon walk sur Hollywood Boulevard pendant des semaines. Quand Michael Jackson, qui passait par là, a vu à quel point je le coiffais au poteau, il a fait un arrêt cardiaque.
J'ai donc filé en Europe essayer de me racheter une conscience. Mais je ne savais pas encore que, tapi dans mes bagages, en soute, un virus rôdait. Celui de la grippe A. J'ai réussi à m'en dépêtrer (en contaminant tout le monde, certes, mais c'est un peu comme avoir de la colle sur les doigts), et me voilà enfin, hors d'haleine, pour vous conter mes pérégrinations.
Entre-temps, mon entreprise a failli mettre la clé sous la porte. Je me suis donc sacrifiée et ai démissionné. J'ai parcouru le Poitou à genoux, le cap d'Antibes presque lucide, combattu le crachin de Dublin. J'ai fait un "couac", et un gros bide.
Et maintenant, je réfléchis. Pas à un bon parti, mais à un bon pays.
Celui qui saura accueillir mes frasques en tout bien tout honneur.
Mais NON, je le clame haut et fort, je ne suis pas paumée dans la jungle de la vie. Je ne recherche pas le sens ultime de l'existence.
Puisqu'au loin, tout au bout de l'horizon, le phare de l'espérance brille:
Entre les aventures au pôle emploi et ma quête du Graal, de futurs billets sont déjà à l'oeuvre dans mon inconscient individuel, et je vous en ferai profiter collectivement.
Bon, ok. Je suis larguée. La seule chose dont je reste à peu près sûre étant "je suis une fille", j'espère ne pas partir en couille d'ici là.
Mais tout va bien quand même, même si je ne parie pas sur une prochaine stabilité: je me sens comme un pied de table calé avec une boulette de papier. En attendant le menuisier, qui comme on sait a des carnets de commande hyper chargés, je saute à cloche-pied. Ce qui me permet de garder la ligne, puisque chacun sait qu'au chômage, on s'enfile des litres de glace en matant des séries à longueur de journée.
Hé...mais..."garder la ligne", pour une bloggeuse...c'est pas le + important ?
01:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
Ca faisait un petit moment que je n'étais pas passée par ici... Article fort plaisant !
Ecrit par : Amèle | 15 novembre 2009
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