26 novembre 2007

Des chiffres et des lettres

A force de copier/coller des avis d’éditeurs, j’ai fini par en lire quelques uns. Mais cet aprèm, le thème commun des bouquins que j’enrichis avec les textes et les photos dans la base c’est vraiment pas pour moi : voilà les titres :

 

Algorithmique parallèle

Introduction à l'algorithmique

Algorithmique et optimisation

 

Vous voyez le truc.

Alors quand, en vérifiant ce titre dans la base : « Algorithmes pour l'infographie » je suis tombée sur un os, je me suis dis qu’il était dommage de ne pas vous en faire profiter quelques jours (et après je signale la bourde…) parce qu’on ne peut pas faire plus inverse niveau commentaire…

Allez sur le site de ce grand magasin culturel commençant par un F et tapez ce code dans la barre de recherches : 9782840740391

Y’a plus qu’à comparer le titre du bouquin et l’avis de l’éditeur.

19 octobre 2007

A la recherche de la trouvaille

Je ne peux taire plus longtemps la situation épique, dantesque et critique dans laquelle je et environ 10% de mes comparses français (si toutefois vous pouvez en apporter la preuve à l’aide d’une cellule souche de votre ADN, à faxer demain au Ministère que vous voulez avant 8 heures).

Que disais-je ?

Oui, je ne peux fermer les yeux sur le statut que me confère mon état actuel, et sur le statut de 10% de…je l’ai déjà dit.

La bataille pour l’emploi. Comme à l’assaut d’un château où les plus valeureux se font coiffer le heaume au poteau par un chevalier certes moins fort, mais ex beau-frère de la châtelaine lui ouvrant droit à un contrat aimé, ou plutôt, aidé.

Mais que vois-je, au sommet de la tour Est, derrière les remparts crénelés, ce sont des grandes marmites que l’on renverse sur les assaillants qui sont venus les mains vides, sans diplômes ! Tandis qu’un guerrier solitaire s’approche du pont-levis, armé jusqu’aux dents de son DESS culture/sciences humaines, et se voit  refoulé pour « vrai et usage de vrai», c'est à dire un kilo de bagage (culturel) en trop. Nulle place pour la logique ici. Seule la couleur du sang versé fera la différence (ah, c’était un bleu, heureusement qu’on l’a pas pris).

Et que ceux qui ont un boulot lisent quand même. Ca peut leur tomber dessus n'importe quand, l'huile bouillante. D'ailleurs, on peut dire que pour le moment, ayant un boulot, ils sont aussi des chômeurs, mais au chômage, n'ayant pas de boulot de sans-emploi. (Un peu capillotracté, soit.)

Tour ça pour dire que la trilogie Métro/Boulot/Dodo pouvant rapidement dégénérer en: A pied/CV/Nuits éveillées.

Cessons de dramatiser à outrance.

Je vais essayer de me cantonner à mes simples districts mentaux, ce sera plus simple.

Les chiffres, Hippolyte, et que ça saute !

-Un bac+5 met 6 mois en moyenne à dégotter son premier emploi.

-Sur 100 candidatures envoyées (toutes confondues, on ne distingue pas lettre de motivation de lettre d’amour, ou de lettre de menace, bien que les lettres anonymes soient particulièrement appréciées), seules 10 auront une réponse. (Si elles échappent au coup de corbeille involontaire et à la flemme du fonctionnaire chargé d'y répondre).

(Ces deux tirets commencent comme l'énoncé d'un problème. Il est bien loin, le temps de la baignoire qui fuit! Ils devraient donner ça à résoudre aux collégiens, ça les ferait réfléchir et ça les préparerait à affronter une pas si lointaine réalité!)

J’ai dit 10 réponses, ça peut être 10 « Non » (Si on reprend les exemples de lettres précédemment cités, ça revient à : ‘non vous n’êtes pas motivé, sur la photo de votre CV, vous avez la même tronche que moi quand mon associé parle de recruter un débutant’, ‘non moi je ne t’aime pas’, ‘non je ne suis pas d’accord pour que mardi soir à la pleine lune vous me découpiez en tranches si je ne vous embauche pas’, 'non, la pespective du CV anonyme m'a terriblement excité mais cela m'a coupé toute envie quand j'ai appris que vous vous appeliez Kader').

Me concernant, je n’ai pas encore passé 6 mois sur les barricades, mais je mesure déjà les effets Pré Gavroche: je commence à manquer sérieusement de (savoir)-vivres. J'ai envie de monter au front en criant 'Révolution'!

Pas des masses d’annonces mettant en valeur mes capacités mirifiques et enthousiasmantes, et surtout des masses de gens se jetant sur ces miettes. Il suffit que l’un d'eux possède un atout que je n’ai pas pour me coiffer le bandana au poteau (oui, les mœurs ont évoluées, depuis le heaume du Moyen-Age cité plus haut).

Par contre, je suis fière de faire mentir les statistiques: j’ai déjà reçu plus de 10% de réponses, et même si je me fais renvoyer au bac à sable à chaque fois, sans même un entretien, je suis heureuse, on m’a répondue, on ne m’a pas laissée seule, dans le noir et l’indifférence, faire des nœuds à mon mouchoir, me tourner les pouces à me demander « Pourquoi ? ». Et en plus, on me souhaite bon courage dans ma recherche et la réalisation de mes désirs les plus fous. Limite à me demander des nouvelles de ma grand-mère, ils sont gentils quand même.

Même s'ils n'ont pas capté que je n'en demandais pas tant, juste-un-entretien-servi-à-point-ce-sra-tout-merci-, en fait.

En tout cas, ils répondent, et je suis heureuse pendant les 10 jours suivants.

C'est quand même ça qui est génial, quand on cherche un job: La théorie du "le naze est mieux que le que dalle" (variante, pour quand on en a un mais à peine payé: "le naze est mieux que d'avoir la dale"):

De la même façon, quand on n'a pas croisé d'annonce sympa depuis des jours, que c'est la disette, la famine d'offres, et que soudain est mis en ligne: "cherche assistante d’assistant de secrétaire de rédac, en Contrat Accompagnement Emploi, ‘payé’ 1 euro de l’heure", on se rue dessus, du moment que, de près ou de loin (même à 3000 bornes souvent), la fonction ait un rapport avec nous. Et de modifier son CV en virant toutes les meilleures expériences, et en ne gardant que les jobs d’été qui nous ont appris à taper à l’ordi avec plus de trois doigts et à faire des photocopies dignes de ce nom. (Ca n’a pas l’air comme ça, mais entre le format de la feuille et le réglage de la luminosité, c’est un travail d’une précision redoutable- une minute de silence pour Amélie San de ‘Stupeur et tremblements’-)

Bref, ma composition chimique commence à se modifier sous l’effet des sites de petites annonces. Je commence à me contenter du minimum vital, sans même faire valoir mes droits (comportement aberrant mais intéressant, déjà observé dans un environnement sec et aqueux pour quelqu'un en recherche active de stage : prêt à sauter de joie lorsqu’ils promettent 200 euro d’indemnités, la moitié de la carte orange et une durée minimum d'un an, pensant, "vu la condition du stagiaire aujourd'hui, ils sont déjà super de me payer, et en un an, je vais en apprendre, des choses, la formation c'est une sorte de salaire, tout à fait normal, même s'ils me foutent à la porte à la fin sans même me filer de réseau, après m'avoir promis une embauche!").

C’est la bonne vieille recette :

Nourrissez princesse Sarah de blé dur pendant deux ans, elle aura l’impression d’un avancement quand vous lui proposerez du pain sec à la place (et elle aura nettement maigri aussi mais elle s’en fichera tant qu’elle aura quelque chose à se mettre sous la pré-molaire).

Restent les candidatures spontanées, qui consistent à peu près à partir pêcher au large alors que vous ne connaissez pas les endroits où les poissons s’ébattent à l’ombre des algues, et que vous n’avez pas la moindre idée de ce qui pourrait bien servir d’appât à un congre cendré ou à un saumon bâtard Norvégo-Papou (les recruteurs peuvent être de compositions mentales très différentes selon les mers).

Ca consiste à lancer sa ligne au gré des vagues, des vents et des marées, et à attendre le dégel (de la banquise par exemple) avant d’avoir une prise, au risque de ne ramasser que des godasses et des morceaux d’épaves de l’Ericka.

Quitte à retenter sa chance à la saison d’après. C’est ça la jeunesse ! on est pleins d’énergie ! On est faits pour ça!

Courage, certaines parviennent quand même à décrocher un CDI pratiquement en guise de cadeau d'anniversaire :)

Et si au lieu de boîtes "chasseuses de têtes" consacrées à la recherche d'employés modèles, on créait des entreprises consacrées à la recherche de jobs décents, dont bénéficieraient des clients jeunes diplômés, qui paieraient le service en cacahuètes (les clopinettes marchent aussi). Et les employés seraient recrutés à leur capacité à chercher des boulots, donc au nombre de candidatures qu'ils auraient envoyées dans leur vie, les meilleurs employés de l'entreprise seraient donc des pros des lettres de motivation, donc des ex chômeurs de longue durée, et le père noël existerait.


Ca me donne une idée: et si moi aussi je déposais une annonce sur les sites d'offres d'emploi?

Ca donnerait ça:

 

Recherche patron en rédaction ou communication- poste à pourvoir d'urgence

Missions

-Effectuer le recrutement d'une jeune diplômée de 22 ans pleine de talent

-La former de manière pédagogique et lui apprendre plein de choses, même les trucs inutiles genre noeud marin ou position latérale de sécurité

-Lui interdire les heures sup ou la payer chèrement pour ça, minimum 25 000 euro par an.

Profil

Le candidat doit être humain, chaleureux et au fait des réalités, confiant dans les réalisations des débutants, jamais stressé et agréable à vivre. Non fumeur, il possède une voiture (pour la raccompagner tous les soirs). Il doit impérativement avoir des enfants, pour l'expérience de la pédagogie, idéalement une fille entre 21 et 24 ans, idéalement aux yeux verts.

Une expérience professionnelle en Italie (pour lui conseiller des itinéraires quand elle voudra s'y rendre) est un plus.

Poste en télétravail (pour ne pas être sur son dos)

salaire: selon profil

Début: as soon as possible 

 

Je m’aperçois que j’ai pondu l’équivalent de cinq omelettes mais que je n’ai toujours pas parlé des annonces que je consulte quotidiennement. Ou seulement de façon précaire, en intérim.

Ca va être simple, on distingue juste plusieurs cas qui, en réalité, se valent:

-Le candidat peut n’avoir qu’un CAP communication, il peut postuler du moment qu’il a ‘MINIMUM’ et ‘EXIGE’ (les employeurs adorent ces mots), 5 à 20 ans d’expérience (le jeu du téléphone arable pratiqué assidûment n'étant pas valable).

-Le candidat peut être débutant, mais avec un an d’expérience quand même, stages non compris.

-Le candidat peut être tout à fait débutant, mais avec un bac+2 maximum, ou payé bénévolement, après, il est surqualifié et il faudrait le rémunérer non mais ça va pas !

-Le candidat peut être débutant et avoir bac+5 mais être parfaitement bilingue en russe parlé dans le nord de Moscou, 2ème voire 3ème langue fortement appréciées, le mandarin serait un +.

-Le candidat peut être débutant, avoir un bac+5, ne parler (mal) qu’anglais, (ha ha, qu'est-ce qui va tout foutre en l'air, cette fois?) mais en plus de son DESS d’arts du spectacle, une formation juridique solide est indispensable, une expérience en management serait un atout, idéalement dans le domaine de la taxidermie.

(Quel titulaire d’un truc aussi flou qu’un DESS arts du spectacle a le profil pour se taper 3 ans de droit et de commerce en parallèle ?)

En fait, ça me soulage.

Quand je vois de tels critères, je me dis que les employeurs et nous, on rame dans la même galère: nous, pour trouver un emploi, et eux, un candidat.

 

10 juillet 2007

La rançon de la gloire

Un challenge est lancé, pour les non initiés, je suis sélectionnée dans un super truc où en gros je peux avoir la possibilité de réaliser MON documentaire! Mais pour y accéder pleinement, il faut et il suffit de...

Voilà la principale donnée de l'équation:

-Débusquer 15 000 euro tous beaux auprès de collectivités publiques ou de mécènes privés. 

Pour ceux qui voudraient me faire un prêt, c'est généreux, mais laissez tomber, oui, même vous, le dernier gagnant du Loto. Les financements personnels ne sont pas acceptés, donc même si je les avais, je peux me brosser. Et même une solution envisageable comme faire le trottoir à Pigalle, ça marche pas. A moins de redonner l'argent à mon mac qui le donne à une ONG bien sous tous rapports et qui fait croire qu'elle me l'a donné en tant que mécène, mais ça devient tordu.

Après 30 000 coups de fil pas qu'à des amis, je crois avoir utilisé tous mes jockers. Mais non, c'est un véritable jeu de piste, chaque interlocuteur me donne allégrement le contact d'un autre (ou plutôt, refile le bébé et l'eau du bain à quelqu'un d'autre).

Résultat, je tombe sur des assos qui me rient au nez parce qu'elles ont elles-mêmes besoin de subventions.

Ou sur des gens hyper compétents mais avec qui je crée des précédents, en leur posant la colle du siècle. A la mission locale par exemple, ils se sentaient tous cons de rien avoir à me proposer.

Bah ouais, ma cocotte, t'es ni salariée ni intermittente, tu peux pas avoir de congé de formation, il te reste, par contre, tes nerfs pour faire joujou avec et les mettre en pelote.

Même un libraire qui avait un bouquin sur le mécénat en rayon, même pas foutu de le retrouver!

-Les collectivités publiques: une bonne nouvelle, je peux postuler à une bourse "jeune talent" auprès du conseil régional. Que je sois jeune et talentueuse n'est ptet pas à démontrer (oh l'aut!) mais si, en fait. Je suis juste éligible, je dois monter un dossier et passer un entretien mais la commission vient de passer et la prochaine n'est qu'à l'automne. Et même SI ça marche, ça ne me fera que 5000 dans les poches.

-Le mécénat: à qui puis-je mendier 10 000 euros sans contrepartie, les cheveux dans le vent et la bouche en coeur, sans me faire jeter?

-Une contrepartie: tout y est passé: proposer au Crésus du moment de lui réaliser un ptit film sur son entreprise en échange, mais sans matos et seule, bonjour la promesse foireuse.

Demander à des chaînes et en échange leur pondre le scénar du siècle sans demander de droits d'auteur? Ben oui, mais faut le pondre, le scénar du siècle.

Si vous n'avez pas de conseil ou de piste, abstenez-vous de me répondre (des conseils). Rien, c'est toujours mieux que la réponse d'un certain producteur qui m'a sorti cet aprèm: "je te dirais bien d'aller trouver ces 15 000 euros sous le pied d'un cheval, mais je suis pas sûr que ça sera efficace". Y'a des expressions qu'il vaut mieux laisser où elles dorment, bien profondément dans la bouche des abrutis!

 Bon, voilà, on va dire que ces 15 000 représentent la rançon de la gloire, celle d'avoir été sélectionnée, peut-être pour rien, du coup (mais nan, je suis pas défaitiste!). Ca fait un peu la bourse ou la vie aussi.

Je finirais bien en disant que je choisis les deux...la bourse (de 15 000 si possible) et la vie (d'intermittente?), du coup.

01 juin 2007

C.V. anonyme

Après ce stage de trois mois, qui prend déjà fin dans une semaine, je vais tenter d’évaluer mes nouvelles compétences à l’aune d’un CV tout neuf.

Il est surtout révélateur de ces deux dernières semaines, celles d’avant ayant été l’occasion de me dévoiler encore plus de qualités intrinsèques.

 

Afin d’être prête pour mon futur boulot (demandeuse d’emploi, ça paie bien), j’ai essayé de bien le rédiger. Autant les appâter en leur faisant voir mon perfectionnement à mener à bien des tâches ingrates, qu’on a toujours besoin de confier à un nouveau.

Je fais donc l’impasse sur l’audiovisuel.

Mais j’ai quand même un peu peur, parce que j’ai l’impression que le secteur du chômage, que je convoite, est lui aussi bouché comme une bouteille de cidre Loïc Raison.

 

                                

Formation

 

<DESS de "photocopies par le biais d’un scanner"

< Licence 3 en "Perspectives envoi et réception de fax"

<Bac STI en "relieuse"

 

Compétences diverses 

< Capacité technique certaine: composer le 21 dièse 38 pour brancher le répondeur sur le téléphone fixe

<Capacité de compréhension logique: appréhender l’absence de double ligne et le fait qu’il ne faut pas décrocher le téléphone lorsque le directeur est déjà en ligne.

<Capacité d'orientation dans le temps et l'espace: ne pas arriver avec plus d'une demie-heure de retard, et ouvrir la bonne porte pour aller dans le bon bureau.

<Capacité d'adaptation: savoir manier un ordinateur windows 95 sans port USB.

<Capacité réelle de synthèse: lorsqu'on me dit "tu as tous tes ponts", j'en conclus que je ne viens ni le lundi 30 avril, ni le lundi 7 mai, ni le jeudi 18 mai, ni le lundi 28 mai.

< Forte présence d’esprit qui consiste à faire passer les messages téléphoniques lorsque le directeur est absent.

 

< Prise d’initiatives : décrocher le téléphone lorsqu’il sonne, même s'il s'agit d'un autre téléphone que mon portable.

 

< Responsabilités immenses : réserver une chambre d’hôtel au directeur, sans omettre de citer son nom, et que c’est de sa part qu’on appelle.

 

< Dextérité acquise sur clavier : taper des centaines de mails durant les heures creuses.

 

< Dextérité niveau 2 : exécuter des copier/coller de textes toute une après-midi avec juste une légère tendinite du pouce à l’arrivée.

 

<Rigueur : Fermer la porte à clé quand je pars. Et éteindre l’imprimante.

Je suis pétrie de doutes comme une bonne pâte à pain du coup…je suis pas obligée de laisser mes coordonnées dessus, si?

03 avril 2007

Patate chaude bouillante

On prépare un dossier de fou bien costaud: but de la manoeuvre, récupérer environ 250 000 euro de subventions, genre, ça vaut le coup.

 Le problème? pour ce super méga dossier, pour lequel j'ai passé hier la journée à Lorient (levé 5h du mat, retour 21h), il faut deux papiers spécifiques concernant un documentaire (certificat de diffusion et autres réjouissances).

Evidemment, deux papiers...égarés dans les limbes chichesques. Originaux perdus, et pas de copie. A qui a incombé la lourde tâche de les retrouver, coûte que coûte? A moi. Les risques du métier? En quelque sorte.

Me voilà donc à composer le numéro du standard de la chaîne de télé coproductrice du truc, truc datant de 2003, mais j'espère qu'elle a conservé le certificat de diffusion, après tout, c'est elle qui l'a...diffusé.

 Standardiste cruelle ou nouvelle? Elle n'a pas su qui me passer et a dit qu'elle me rappelait. Entre-temps, le boss m'a conseillée de joindre notre comptable au cas où elle connaitrait quelqu'un de plus "direct" pour m'éviter d'être obligée d'attendre que la standardiste devienne compétente.

J'ai eu un nom, celui de la comptable de la chaîne, appelons-la Sophie, qui m'a donné le nom de la responsable de la production qui normalement se souvient de tout ça et qui pourrait au bon conditionnel me retrouver ces deux foutus papelards.

Je rappelle la standardiste pour lui soumettre ma trouvaille: elle me casse ma joie en me disant que cette nana est en congés. Et me signale qu'elle a envoyé un mail à quelqu'un et qu'elle attend la réponse. Mon tuteur est tout joasse: un mail? "mais keskeutuvasfairedecamapauvclaire???" en gros, je me suis montrée trop douce et indulgente envers standardinette. Il fallait qu'elle me passe quelqu'un quand même. Bon, je rappelle? Surtout pas, tu vas sembler relou.

Ok je lâche l'affaire? Surtout pas, il nous faut ces papiers.

Bon, je rappelle Sophie, à ce stade, j'ai envie de leur inventer des matricules, ça fera plus "maisons des fous" Cf Les 12 travaux d'Astérix

Bon, Sophie me lâche un autre nom: Svetlana, appellons-la comme ça, qui s'occupait du matos technique à l'époque 2003 pour la chaîne. En essayant de changer ma voix, je rappelle Standardette, qui me reconnaît illico, et zut.

Mais elle accepte quand même de me passer, oh pardon, de joindre, Svetlana. Elle croit sans doute pouvoir exposer mon problème, et surtout, convaincre, mieux que moi. Résultat, Svetlana m'informe par standardine qu'elle va très bien merci mais que non, elle n'est pas habilitée à traiter avec moi.

Ok. Standardine, dans un accès de bonne volonté, essaie de joindre le directeur d'antenne, qui n'est pas intéressé nan plus. Mais faut arrêter là hein! je propose pas des assurances, je veux de l'AIDE!

Je demande si "nana-qui-est-la-seule-à-connaître-le-fin-mot-de-l'histoire-mais-qui-quand-elle-reviendra-de-congés-il-sera-trop-tard", n'a pas une sous-fifre, par hasard, euh, je veux dire, une assistante.

Non, me dit-on, c'est la seule qui reste de la production, et ils ne font même plus de production maintenant, elle est toute la mémoire du truc, alors autant dire que quand elle partira il faudra pas oublier de numériser son cortex cérébral.

Je demande à parler directement à Svetlana. Nan mais ho. Enfin, pour être plus honnête, je refais la chronologie: d'abord je hurle, puis je demande à mon boss "pourquoi?" "où erre-je? et enfin, "par hasard, t'aurais pas une corde?". Il me propose de le faire à ma place, pour m'aider, je dis non, bonne pioche, il me dit "c'est bien, tu commences à comprendre que quand tu seras salariée, faudra bien que tu le fasses toi-même". Alors il me conseille de parler directement à Svetlana. Je repasse par standine, qui me passe Svetlana, qui me dit qu'il faut appeler le directeur d'antenne, matricule 23333000. Justement, j'en viens, ou plutôt standardinette a tenté pour moi. Mais je sens un potentiel, j'obtiens sa ligne directe.

30 minutes plus tard, je le joins. Consigne du boss:  pleurer, mendier, se lacérer, se lapider, se flageller, s'excuser pour le **%%%%ùù**)=) qui n'a pas photocopié les papiers à l'époque. je joue mon ptit numéro bassement, tout ça, pour m'apercevoir qu'il est très sensible à mon presque futur suicide, c'est pas le problème, mais qu'il n'a strictement aucune idée d'où pourraient être rangés ces documents de malheur.

Heureusement, il me lâche un numéro: Shannon, appelons-la comme ça, du service juridique. Mauvaise pioche, elle non plus ne sait rien, même si je menace de lui arracher le petit orteil avec une paire de tenailles.

Comme elle est empathique, elle me dit quand même que, de toute façon, 2003, c'est déjà une date fossilisée, ils conservent pas des trucs aussi anciens, ils font pas de copies, et toc. La solution serait de les réimprimer et de les faire signer par la direction, qu'il faudra d'abord convaincre, et qui ne revient pas avant vendredi, merci. "Sachant que ce serait l'extrême limite de les avoir vendredi.", m'étrangle-je dans un sursaut de murmure.

J'ai donc passé l'aprèm à prendre en filature une patate brûlante et très ergonomique, qui passait bien de main en main, mais toujours pas localisée.  

Suspense, donc, le poids des 250 000 euros au-dessus de ma tête, tel une épée de Damoclès.

Respect à ceux et celles qui auront tout suivi! 

 P.S: les prénoms des personnages ont été volontairement changés, pour ne pas nuire à la bonne image de la chaîne BIIIIP

21 mars 2007

Marin(e) perdu(e)

J'étais à la recherche d'une femme, capitaine d'un chalutier en Bretagne. Sans son nom, sans son prénom, sans même sa pointure.

En même temps, j'aime les défis, et c'est rare, une femme capitaine.

Après quelques 10 minutes sur le net, je la débusque. Du moins, son nom et son prénom, ainsi que la compagnie de chalutiers à laquelle elle est affiliée. Enfin, l'info date de 2002. Depuis, elle a bien pu tailler la guarrigue!

 J'appelle la compagnie d'armateurs, une femme à la voix froide et cruelle me dit: "elle travaille plus ici", j'ose, je ne sais comment, demander: "savez-vous où elle est maintenant?", en ayant trop peur qu'elle me réponde un truc genre: "au cimetière de Ploermel", mais nan, visiblement, elle ne savait rien, ou ne voulait rien me dire, elle a sèchement répondu: "non". Ptet que cette femme capitaine a fait couler la compagnie en même temps que son bateau, et que, depuis, son nom ne doit pas être prononcé, genre Voldemort, (oups), ou alors, la nana au téléphone était menacée en direct avec un bazouka et ne pouvait rien me dire.

Je suis donc allée à la pêche...aux infos. Au hasard, j'ai appelé la marine marchande, personne, puis la capitainerie. Là, un mec m'a répondu, guoguenard, je le voyais bien avec une casquette de marin, barbe genre le capitaine Haddock, et une ancre tatouée sur l'épaule: il m'a renvoyée vers le port de pêche. Qui m'a renvoyé vers le bureau du port. Là, une nana m'a dit: "il faut appeler ce numéro demain à 9h, là c'est fermé. On prendra vos coordonnées, on les donnera à la femme que vous cherchez et si elle veut vous recontacter, elle le fera". Ouf, parce que j'étais sur le point de tout envoyer à la flotte.

Bon, réponse demain donc, en espérant que ce ne sera pas un coup dans l'eau...PLOUF! 

18 mars 2007

Orientalisme

Comme je me suis réveillée à 8h30 ce dimanche, et qu'on peut l'homologuer dans le livre des records, j'ai décidé de mettre à profit cette aube (!) pour vous faire part de ma nouvelle note.

 Comme chacun sait (ou presque chacun), depuis lundi, je suis en sale boulot d'étudiante, je veux dire en stage, dans une boîte de production dont le nom rappelle un des ingrédients d'un plat Marocain très connu. Alors, Cuisse De Poulet Films? Les Films de la Merguez?

Nan, Pois Chiche Films. En-dehors du fait que cette appellation rappelle sans aucune équivoque possible le couscous marocain, je peux ajouter que les missions qui me sont imparties me font plonger dans le plus pur exotisme: le milieu de la production audiovisuelle.

 J'ai commencé lundi et presque toute la semaine par organiser un voyage sur une île Ecossaise, du train à la voiture de location en passant par l'avion et les BedandBreakfast, à appeler en anglais bien sûr. Oui, dès lundi! Mama mia, mon ancienne prof d'anglais (euh, Mama mia c'est pas son nom), a dû se retourner dans son lit en entendant mon super accent! (oui parce qu'elle est encore en vie, j'allais pas dire "tombe").

Ce qui m'a fait dire à quelque-uns d'entre vous, que pour apprendre à connaître le Pois Chiche, je commençais par l'Ecosser.

J'ai aussi pu assister à un entretien entre un réalisateur de documentaire et le producteur, et j'ai même des scénarii de courts-métrage à lire pour livrer mes impressions personnelles dessus.

Sans compter un tournage qui se prépare en Martinique avec un réalisateur qui vient d'être ... le mois dernier, en tant que scénariste de ... (désolée, mais je sais pas si j'ai le droit de tout dire, on va dire que c'est un mec doué voilà!)

En résumé, pour l'instant, je ne me sens pas à la hauteur de grand-chose, mais j'ai tous les sens en éveil.

J'ai un peu hésité avant d'en parler, vous savez, informations confidentielles, etc..mais étant donné que je n'ai pour une fois aucun reproche à formuler à ce stage, je ne vais pas me priver d'en faire un billet (doux, donc).

Enfin, les deux seuls reproches que je pourrais avoir, quand même, c'est que, de l'Ecosse et de la Martinique, je n'en verrai que les billets d'avion et le site Internet Avis. Et ensuite, que mon ordinateur n'a ni fait 14-18, ni même remporté la bataille de Windows 2000.

Je n'ai pas encore demandé d'où venait le nom de "Pois Chiche", mais pas de la taille du cerveau de mes tuteurs, par ailleurs très présents et attentionnés à mon égard.

 Ainsi, à Pois Chiche, je suis encore un peu perdue, mais je ne pédale nullement dans la semoule.

Et je me donne un défi d'ici Juin: devenir une pro aguerrie, et réussir à savoir si c'est le job de mes rêves. Chiche? 

30 novembre 2006

3 continents, une semaine.

Alors, pour faire bref, la fac info com de Nantes est partenaire depuis dix ans du F3C (festival des 3 continents) qui a pour but de sélectionner des films (fiction et docu) des pays du Sud (Asie, Afrique, Amérique du sud) et d'aider à les produire.

Nous, on a créé un site web parallèle (sorte de journal en ligne alors que l'officiel servait à décrire la programmation) et un journal parallèle (alors que l'officiel était pas trop accessible au commun des mortels).

On était 21, dont 13 rédacteurs site et journal, 2 en PAO et 6 en vidéo. Moi, j'étais en vidéo, groupe tournage (3 en tournage et 3 en montage). Les vidéos étaient pour le site web, une par jour, on a fait par exemple une rencontre avec le projectionniste du Katorza, ce qui m'a passionnée, surtout la cabine, ou encore un sujet sur une interprète irannienne. Seul problème, une vidéo de 1 minute égale environ 4 lieux de tournages et interviews différents, plus le matos à porter partout, à faire aller et revenir, plus les grosses engueulades des monteurs, et vous avez un joli cocktail molotov qui ne demande qu'à exploser. Surtout quand est privée de bouffe et de dodo trop longtemps.

En plus de ça, on avait des ptites choses à tourner en plus pour la cérémonie de clôture, 3 diaporamas d'une minute trente avec les temps forts du festival en vidéo et de la musique par-dessus. Evidemment, on les a finies à l'arrach, et elles ont été coupées en plus!

Toujours est-il que j'ai réussi une fois à me faire nourrir aux frais du festival, lors de l'avant dernier jour, où un cocktail dinatoire (j'adore ce terme hyper snob) était donné, on devait filmer. Oui mais pour une fois, on a nous aussi vidé les plateaux de ptits fours. Contre toute attente, c'est le président du festoche qui nous a sauvées de la faim, un mec tellement simple, extra, et qui dit ce qu'il pense, qu'on se demandait comment il pouvait honorer ses fonctions sans blesser personne, qui s'est assis avec nous sur les escaliers de l'hôtel 3 étoiles, où nous étions postées avec notre barda (mais personne pouvait nous virer, on devait filmer!). Les serviteurs sont passés par là en nous tendant leurs mets, parce qu'il était là, ils ont daigné s'aventurer jusqu'à notre escalier, avec leurs toasts d'entrée, et à partir de là, on a pris nos quartiers (et aussi le quartier d'orange dans la sangria). Un verre de papaye dans une main, un feuilleté à la saucisse et une mini tartelette au kiwi (mini+ tartelette, il reste encore quelque chose, oui oui!) dans l'autre, on parvenait quand même à manier la caméra! et l'estomac plein, je peux vous dire que ça change tout.

Un autre truc comique, la ceinture rechargeable des batteries, dommage, je l'ai pas en photo, mais vous prenez n'importe quel beur nantais, vous la lui attachez autour de la taille et vous le faites monter dans le tram, c'est l'arrêt illico. Ca fait kamikaze taliban. Ca fait aussi ceinture de plongée. Ca fait aussi super mal au dos.

Bon, la clôture: nous voici à la cité des Congrès, l'hémicycle au 3 balcons, pour voir le film final, qui a fait 60 entrées à Nantes y'a un mois. "Pour aller au ciel, il faut mourir", raconte l'histoire d'un mec impuissant qui devra voir une femme se faire violer, le violeur tuer le mari de cette

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femme, et qui devra tuer le violeur, pour enfin arriver à baiser sa femme. C'est cru et bref, mais au moins c'est explicite! Nous étions au 3ème balcon lors de la projection du film, et en m'endormant une demie-heure, j'ai quand même suivi (c'est pas le film qui était chiant, c'est juste qu'on a pris notre repos où on l'a trouvé, et sur notre lieu de travail, c'était du pur vrai luxe).

Post clôture: tous à vos postes. J'avais prévenu un membre du jury jeune qu'on voulait l'interviewer après, histoire d'angler, non sur le palmarès, mais sur le jury...sauf que comme une poire, je lui ai dit qu'on se retrouverait bien à la sortie de la salle. Je lui aurais dit: "quelque part au Sahara entre la dune et le village des bédouins nomades", ça aurait pas été moins clair. 1000 personnes se sont ruées sur le buffet, moins pantagruélique que dans mes rêves d'ailleurs, et où il était là-dedans, le petit juré? une aiguille dans une pelote d'aiguilles.

 Le chien au pass
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   Je dis donc à mes comparses de garder le matos pendant que je joue à Sherlock Holmes en jouant le plus de coudes possible pour le retrouver. Et même pas le temps de picorer au buffet! Mais je croise Mamata Shankar, égérie du grand réalisateur indien Satjayit Ray, rassurez-vous, il m'a fallu une semaine pour retenir son nom, et il est mort depuis dix ans.

Enfin bref, je la croise et ne peux me résoudre à ne pas la prendre en photo, dans son beau sari, et du coup on parle des vidéos et elle veut que je lui grave un DVD et que je lui envoie à Calcutta. Et voilà qu' elle me file sa carte et que, le plus sérieusement du monde, elle me dit que si je passe en Inde allez hop un coup de fil et on se voit. Le pire, c'est qu'évidemment, elle a dit ça comme ça, hyper en l'air. Seulement, en le disant, je pense qu'elle y croyait vraiment. Adorable!

Bon, avec tout ça, j'ai toujours pas retrouvé mon juré, ah, enfin, le voilà! seul souci, mon équipe de tournage s'est évaporée entre les pains suprises et les mini éclairs au chocolat. Si je les cherche, je cours le risque de reperdre mon juré. Je lui dis de m'attendre, là. Revoilà les filles: casse-tête chinois, elles ont rencontré un autre membre du jury, une réalisatrice carrément, et ont programmé l'interview, là maintenant tout de suite. A côté, mon étudiant ne fait pas le poids, et je le sacrifie sur l'autel de la politesse.

Il est minuit, y'a un grésillement dans le micro cravatte, vite vite la perche, mais du coup on entend la foule qui se gave au buffet, la lumière ne marche pas, on prend les néons du bar, le visage de la nana est blafard, on ne voit que les poches sous ses yeux. Mais elle est patiente, alors tout va bien.

Je pose donc les questions à cette réalisatrice française dont j'ai jamais entendu parler ni d'Eve ni d'Adam.

Tout va bien? tout, non. Un petit neurone résiste encore et toujours au sens de l'à-propos. Il se balade dans mon cortex et là je balance une question primaire, tellement inintelligible que je doute même que la nana ait capté que la question était stupide. Elle venait de me dire que c'était plus dur qu'il n'y paraissait de tourner un documentaire, en gros. Moi je voulais dire: "vous faites bien de le souligner, c'est pas évident pour tous" et j'ai dit, la bouche en coeur: "vous devez savoir ce que vous dites, vu que vous êtes réalisatrice, ça doit être comme vous avez dit" ou un truc du genre. Elle relève pas. Je sens que malgré ça, ma carrière d'intervieweuse est derrière moi.

Après, parait que y'a un after, mon cerveau déclare forfait, mais je suis les gens. C'est au cosmopolis. Le cosmo, facile, on y a passé nos soirées toute la semaine pour filmer les gens qui y allaient pour se sustenter en laissant nos estomacs faire leurs vocalises, alors on peut le faire visiter les yeux fermés. Tant mieux, les miens, de nyeux, ils s'ouvrent plus. J'ai pas tout compris ce qui s'était passé, mais je me suis entendue dire que j'aimais pas la bière nature (faut comprendre qu'en gros, j'aime les monacos), j'ai vu des réalisateurs danser avec des bénévoles, un chien qui avait un pass du festival à son collier, et l'actrice de Gadjo Dilo se déhancher allégrement. Quelqu'un qu'on avait vu pendant le festival, je dirais pas qui, on sait jamais, et qui est vraiment tactile, m'a prise limite par la taille et a tripoté mes cheveux comme s'il les coiffait avec ses doigts quand je lui ai dit bonjour.

J'ai pas tardé, j'ai pris la poudre d'escampette, fini la fête!

Bon, maintenant, si vous avez un truc à tourner, je pense pouvoir assurer, c'est le point positif! mais si y'a des porteurs pour le matos, je dis pas non.

medium_ff_005.jpgmedium_uy_007.jpgEn foto, Ho Yuhang, réalisateur malais trop drôle qu'a eu le prix de la ville de Nantes, et Mamata Shankar.

24 novembre 2006

Les vidéos!

Voila le site web pour voir nos magnifiques vidéos (j'ai pas monté, j'ai tourné), pour l'instant y'en a 3, entrez dans le site (appuyez sur skip intro" puis sur "entrée" et cliquez sur le PLAY sur la page d'accueil (l'image où y'a un triangle symbolisant le play est la vidéo du jour). Vous faites play une fois que vous êtes dessus et ca se charge faut attendre un peu. A partir de là, vous pouvez accéder à toutes les autres vidéos des jours d'avant (3 pour l'instant).

Exemple, aujourd'hui, de la page d'accueil,la vignette vidéo s'appelle "drôles de bobines" et c'est au sujet des copies et bobines de films du festoche.


www.infocomnantes.net/f3c

22 novembre 2006

En live de l'enfer

Me voilà immergée dans les 3 continents jusqu'au cou, je suis en partance de matos à cheval sur 3 tournages après avoir bossé hier non stop de 9h du mat à 2h du mat: panne de voiture en +, pluie, grosses prises de tête avec les gens, la fête!
je sacrifie mon déjeuner pour vous écrire.
D'ailleurs là j'y retourne!

tchusss, et prevenez les pompes funèbres de mon imminente arrivée!

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