09 novembre 2009
Dysfonctionnement de fonctionnaires
Ahhhhh, soupir d'aise !!! Depuis le temps que je voulais me défouler sur les services administratifs français, que j'attendais une vraie occasion, un sac de noeuds inextricables, qui ait de quoi me faire m'arracher mes bulbes capillaires un par un, la voilaaaaa !!!!
Avant de diagnostiquer une trace de masochisme en moi, dites-vous que le bénéfice est extraordinaire, il va me permettre d'alimenter de lipides bien gras mon book de complaintes, nommément, ce blog, en vous faisant passer j'espère un joyeux quart d'heure, contrairement à celui que je viens de me farcir en tentant de joindre les impôts.
C'est à un véritable feu d'artifice que j'assiste chaque jour, étant donné qu'en ce moment, je cumule quand même les situations à haut risque:
-Etre une toute nouvelle demandeuse d'emploi donc assister sagement aux prouesses absurdesques du pôle emploi (entre oublis de rendez-vous et volonté de me faire participer à des ateliers qui ne me concernent pas)
-Déménager prochainement, donc joindre mon agence immobilière pour qu'elle m'enlève du bail, sachant qu'on n'a jamais reçu le bail actuel en cours
-Emménager prochainement à l'étranger, donc faire toujours plus de démarches à la préfecture, qui pour des raisons obscures est fermée, changement des horaires oblige, ce qui n'était pas signalé sur le site internet.
- Last but not least, vouloir régler un souci de taxe d'habitation, donc joindre les impôts. C'est sur ce dernier exemple que je m'en vais disserter gaiement.
Sans vouloir vous refaire l'intégrale, sachez juste que je suis en coloc, que cette année c'est moi qui ai reçu la taxe d'habitation et la redevance télé, ou plutôt l'absence de, étant donné que, comme une conne (ou une gamine de 4 ans, dixit mon coloc), je ne l'ai pas déclarée.
En même temps, l'an dernier, c'est ma coloc qui avait reçu l'impôt, et puis, honnêtement, je me vois pas déclarer une télé qui n'est pas à moi, sachant que je me barre dans un mois sans l'emporter sous mon bras, et que je ne pouvais pas deviner que cette année, ça tomberait sur moi, et encore moins, que sur ma déclaration, je devais annoncer fièrement vivre en coloc avec 2 zigotos qui ne me considèrent d'ailleurs pas + leur coloc que le SDF qui pisse sous nos fenêtres.
Bref, il s'avère qu'eux ont déclaré la télé, mais ils n'ont reçu aucune redevance. Au lieu de s'en satisfaire (s'il y a un contrôle, c'est pour ma pomme, la déclaration étant à mon nom, et au pire, ils sont en règle), ils exigent que j'appelle les impôts pour "clarifier cette situation à haut risque". Il faut quand même signaler que ma coloc a arnaqué la CAF pendant des mois alors même qu'elle vivait à l'étranger et continuait à la toucher, sans s'inquiéter d'un éventuel contrôle, alors que ça représente plusieurs centaines d'euros, à côté desquels les pauvres 116 euro de la redevance télé font figure de pâle aumône ou d'un pourboire au bar de la gare de Trifoullis les oies.
Je ne sais pas s'ils se sont depuis convertis au christianisme et à ses lois puritaines, mais toujours est-il que je ne serai pas remboursée tant que j'aurai pas appelé les impôts pour demander une révision (à la hausse, s'entend) de ce que nous avons à payer. Et devant les poings serrés, la gueule fermée de mon coloc, je n'ai pas d'autre choix que de me coltiner le serveur téléphonique des impôts de Vitry, sous peine de m'asseoir sur le chèque qu'il me doit (oui, parce que je les ai payés, en attendant, les 300 euro de taxe d'habitation, pour une neuneu qui respecte pas les règles, quand même, je voudrais le souligner, j'ai pas attendu l'échéance, j'ai fait ça bien !!!)
Je parie maintenant que vous mourrez d'impatience de savoir ce qu'il advient lorsque l'on appelle le 01 55 53... bref, ledit service des impôts.
Etape A: Musique classique ronflante et annonce automatique:
"Bonjour, vous êtes en communication (ah bon, une voix automatique, ça communique ?) avec le CFP, Centre des Finances Publiques de Vitry sur Seine. Vous êtes une entreprise et vous souhaitez obtenir des informations sur la TVA, l'impôt sur les sociétés ou la taxe professionnelle ? tapez 1 !
Vous souhaitez vous renseigner sur le droit des successions, les plus-values immobilières ou l'ISF ? Tapez 2 !
Pour obtenir le service des impôts des particuliers, tapez 3 !"
Je tape 3 et me retrouve transportée vers l'étape B:
Autre musique classique ronflante, j'imagine en accords majeurs, histoire de calmer les nerfs qui ne manquent pas de se vriller quand on voit la suite du processus:
"Bonjour ! vous êtes en communication avec le SIP, Service des Impôts des Particuliers. Si votre appel concerne la mensualisation ou le prélèvement à l'échéance, tapez 1 ! Vous appelez pour le paiement de l'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation, de la taxe foncière, de la taxe professionnelle ou pour tout autre problème sur le paiement, tapez 2 ! (ça commence à donner le tournis, et encore, ils ont omis la gabelle)
Vous appelez pour le calcul de l'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation ou de la taxe foncière, tapez 3 !"
S'ensuit une scène d'une heure d'une rare violence, pendant laquelle j'ai tapé 2 et 3 indifféremment, sans autre résultat que de me retrouver parachutée sur le premier message d'accueil. Au bout d'un moment, j'ai eu, miracle, un répondeur. Qui a dit: "cette boîte vocale est saturée. Nous vous prions de renouveler votre appel ultérieurement". Bon, s'ils me prient, si c'est demandé par génuflexion, les mains jointes et l'eau bénite sur le front, je veux bien me montrer indulgente.
Après renouvelement de mon appel ultérieurement parlant, je tombe sur une nana très sympa (qui l'eut cru) qui me dit: "ah en effet il y a une erreur dans votre dossier, vos colocataires n'ont pas été pris en compte dans le local -dois-je comprendre l'appart ?-, la mise à jour n'a pas été faite, je vais vous donner le numéro de ma collègue qui gère votre rue."
Là, j'ai pensé très fort: "NONNNNNN !!!!!!!! ne m'abandonne paaaaaas !!!! si je raccroche, comment vais-je réussir à ravoir quelqu'un ???" mais je lui ai simplement dit: "vous êtes sûre ? je la joindrai bien cet après-midi ? c'est sûr ? elle se remet réellement à son poste à 14h31 pétantes ?" elle a paru un peu surprise mais m'a assurée que sa collègue répondait au téléphone lorsque ce dernier sonnait.
J'ai bravé le danger et toutes les théories les + cartésiennes en appelant carrément à 14h20, oui, même pas peur, je dis bien 14h20, en me disant qu'elle devait prendre son poste à 14h et qu'une demie-heure après, on n'était pas à l'abri d'une pause café. Et le plus dingue, c'est qu'elle a décroché !
Encore plus fou, tout a été réglé en 5 minutes, comme une lettre à la poste, quand elle m'a dit, sans trop savoir de quoi elle parlait apparemment, que y'avait pas de problème, qu'on n'allait recevoir aucune autre notification ou facture, et que maintenant que c'était fait et payé, inch'allah baby, en gros, on n'allait pas revenir en arrière.
Et quand je lui ai demandé sur quel critère était envoyée la taxe (à quel coloc, d'année en année, pourquoi l'an dernier ma coloc y a eu droit, et pourquoi cette année, c'est moi, tirent-ils à la courte paille ?) elle a simplement répondu, plus hésitante que l'âne de Buridan: "euhhhh, ça dépend, une fois l'un, une fois l'autre", ce qui a un peu calmé ma joie. Même quand on vous répond ce que vous souhaitez entendre, on voit que de leur côté, c'est pas gagné. De quoi vérifier une vieille légende. Oui, un fonctionnaire, ça dysfonctionne. Vraiment.
18:04 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 juin 2009
2 américains à Paris
Comme j'aime écumer les transports parisiens la nuit, j'étais dans le RER de 0h15, hier soir, à Invalides.
Et que s'est-il passé dans le RER C à Invalides à 0h15 hier qui mérite d'être relaté ? qui est venu ? qui a vu ? qui a été vaincu ?
Bon, en fait c'est pas si palpitant que ça mais faut bien faire monter le suspense.
Deux touristes me forcent à enlever les écouteurs sacrés de mon "peau d'orange", de mon pod donc, alors que j'étais en train d'écouter "A sunday smile" de Beirut (non moins sacré), pour me demander si ce RER avait bien prévu une petite descente à gare d'Austerlitz.
Après réponse positive, j'aurais pu en rester là, faire comme tous les parisiens de base (et surtout faire comme avant la Malaisie, ou encore faire comme si de rien n'était) bref, me trouver une place et les laisser vaquer à leurs occupations toutes touristiques (relire le paragraphe "RER et insécurité" ou "Les parisiens, ronchons de base au coeur tendre" du Lonely Planet).
Mais non, j'ai repensé au fait qu'en voyage, les gens n'ont qu'une seule envie, qu'on leur parle, et aux malais qui adressaient la parole au moindre bipède portant un sac à dos, et je leur ai posé LA question qui a rythmé tout le voyage, à savoir :
"Where do you come from ?"
Question qui ouvre la porte à bien des fenêtres (d'action), si j'ose dire.
Le couple était Massachussetien. Ils me demandent des conseils sur la France (d'en haut, d'en bas) à visiter, étant donné qu'ils allaient rester 2 mois dans l'Hexagone. Je m'empresse de leur conseiller Nantes (on se demande bien pourquoi), ce à quoi ils s'empressent de réagir: "Oh, Nantes, like the song, do you know Beirut ?" et voila, CQFD. J'aime bien les CQFD.
La vie est mal faite, j'aurais aimé avoir tout juste écouté "Nantes" plutôt que "A sunday smile", mais bon.
Le problème avec les américains (et autres anglophones) c'est que, quand tu commences à baragouiner quelques mots dans la langue de Shakespeare, ils en déduisent illico que tu es bilingue. Je n'ai donc principalement rien entravé au débit de paroles du jeunot, débit que n'aurait pas renié un barrage rompu sous les flots. Ce qui ne m'a pas empêchée d'acquiescer de toute ma tête (poliment). En espérant qu'il n'ait pas glissé: "Are you a silly girl ?" entre deux phrases en guise de test.
Tout ça pour dire que cette discussion impromptue presque à bâtons rompus était très sympa, ça change des parisiens qui font la gueule.
Alors quand vous voyez des touristes, quand ils vous font l'honneur de vous parler (même et surtout si c'est pour vous demander comment aller à Chauffour les Etrechy en faisant un crochet par la ligne D), répondez-leur, et continuez! Echangez, communiquez ! Le monde sera plus beau, l'herbe, plus verte, et surtout, vous voyagerez un peu...
11:35 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31 mars 2009
Méta billet
Alors un nouveau billet, sur quoi va-t-elle taper, je le lis en diagonale vite fait et après faudra se remettre au boulot, alors de quoi ça parle mais qu’a-t-elle voulu dire, ça commence en tout cas hyper bizarrement je trouve, elle fait quoi là, elle lit dans mes pensées ? ou plutôt elle croit lire dans mes pensées car si ça se trouve je ne suis pas du tout en train de penser ce qu’elle écrit, c’est vrai ça !
Ça continue ? alors c’est quoi, une expérience ? un jeu ? mais comment ça va finir ?
Y’aura une chute, au moins ? ça n’a vraiment aucun sens. Allez allez la suite, parce que j’éprouve tout de même un peu de curiosité, je me demande comment ça va finir, c’est vrai ça, ça ne veut rien dire mais ça se lit facile, d’une traite, comme un verre de Bailey, ça se boit comme du petit lait mais au final…c’est du meublage ? parce qu’elle n’est pas inspirée, voilà c’est ça, elle meuble son blog, qui manquait de canapés et d’étagères, finalement c’est un peu triste, la peinture est à refaire, aussi, tant qu’on y est.
Bon ça commence légèrement à me souler, à me lasser, ça tourne en rond, ça fait une boucle, on peut même pas se pendre avec, rien de solide. Allez emmène-moi, fais moi rêver, donne-moi du mot à moudre !
C’est bientôt fini vu qu’elle entame le dernier paragraphe. Mais quelque chose de mal parti…ne peut pas bien finir !
16:24 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16 mars 2009
C'est le wagon qui s'mord la queue
La mairie d'Asnières sur Seine a fait preuve d'esprit en lançant un blog spécial, sur lequel peuvent se défouler les usagers de la ligne 13 du métro parisien, qui, entre régulations, accidents graves de voyageurs, ou encore "avaries matérielles diverses" pètent régulièrement un câble (déjà qu'ils fonctionnent pas très bien sur la ligne...) Le but, c'est de filmer avec son téléphone l'intégrale des paroles de "La foule" d'Edith Piaf, mais en live.
Le pire, c'est quand l'écran affiche: "pour cause de voyageur malade à la station Montparnasse, le traffic est perturbé sur l'ensemble de la ligne". J'ai jamais compris pourquoi c'était si dur d'évacuer le mec en question hors de la rame, de le laisser mourir sur le quai (ou éventuellement d'appeler le Samu), et de faire illico repartir le métro...
Une fois, j'ai même eu: "pour cause de chien malade". Sans dec. Et après on s'étonne que les voyageurs râlent...le train sifflera 3 fois, et moi, je PERsifflerai autant de fois que nécessaire.
Pendant que j'en parle, à la station place de Clichy, on entend toujours un air de Vivaldi ou Bach (ou autre) lorsque les portes s'ouvrent. Je pensais bêtement que c'était une expérience de la part de la RATP, désireuse de calmer les nerfs des usagers de la 13, violentés dès le matin dans leurs wagons à bestiaux.
Mais que nenni ! (et pourtant je hais cette expression). C'est pour faire fuir...les SDF. Ceux qui s'accrochent à cette station (faut croire que c'est l'une des dernières qui reste où ils peuvent encore s'allonger sur 3 sièges sans se prendre un accoudoir au milieu).
Alors voilà, à court terme, la musique classique a l'avantage de ne pas souler les usagers, qui ne font que passer, par définition.
A long terme, ça empêche les SDF de terminer leurs ptites siestes. Pourquoi pas du heavy metal, me direz-vous ? ben parce que ça incommoderait les passants. Enfin bon, suffit que l'un de ces clochards ait été compositeur dans sa vie antérieure, et la stratégie tombe à l'eau. Il doit se régaler chaque jour. Oui parce qu'il s'agit bien d'une stratégie, un mec a pondu ça ! Le mec, c'est son boulot de trouver la meilleure façon de faire dégager les SDF du métro. J'imagine le jour de la trouvaille:
"Ah, on a des hauts-parleurs...on a de la musique...on a qu'à leur faire écouter du Beethov, la 8ème symphonie inachevée est sympa 5 minutes, mais quand on en arrive à la partie en Si bémol, t'as envie de te jeter sous un train". Ca tombe bien...
Toujours est-il que tout a été dit sur la ligne 13, en plein Paris, et pourtant, c'est déjà la jungle (la photo est parlante: observez comme un groupe d'homo droitus tente de se frayer un chemin dans un sens, en heurtant les homo gauchitus, sans parler des ronchonos centrus, qui eux essaient déjà de sortir de la rame, ou d'y entrer). J'aurais aimé légender cette photo: "Le quai de la ligne 13 un jour de grève" , mais même pas. C'est "Le quai de la ligne 13 un jour normal, pas forcément à l'heure de pointe d'ailleurs puisque même à 15h en plein mardi j'ai souvent des surprises".

Bref, la jungle de base. On se demande d'ailleurs pourquoi certaines se préparent à parcourir 10 318 bornes pour l'atteindre (bon, ok, dans le métro, y'a pas le charme des sangsues, argument de poids).
Tout ça pour revenir à cette histoire de blog (de liane en liane, j'y arrive...)
"Aaaaaaaaaaaaaaaaahaaaaaaaaaaahaaaaaaaaahaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!! "
(désolée c'était Tarzan qui passait).
Donc voici le lien: http://www.blogencommun.fr/2009-03-asnieres-les-usagers-v...
Ce qui est quand même pas mal, c'est que tout à l'heure, dans l'un des wagons de la 13, j'ai voulu témoigner, filmer, pour le blog d'Asnières, la situation exotique dans laquelle je me trouvais (ne pas avoir besoin de me tenir tellement j'étais serrée entre les gens, des cheveux du rasta de devant en guise de ligne d'horizon)...
...mais j'étais tellement compressée (du genre à pouvoir être décernée lors des prochains Césars), que j'n'ai pas eu la liberté de mouvement nécessaire pour attraper mon téléphone portable. CQFD ?
23:23 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13 mars 2009
Liste des choses à faire pour ne pas avoir raté sa vie
N'hésitez pas à en rajouter
-Nager avec les dauphins
-Regarder les étoiles filantes
-Marcher dans la neige en fermant les yeux
-Tenir un enfant par la main
-Courir sur une plage au ralenti (en temps réel, sans montage postprod)
-Se taper une barre en lisant le début de cette liste
-Acheter une Rolex
-Mettre toutes les pubs dans la boîte aux lettres du voisin
-Manger avec les doigts
-Se faire mordre par des sangsues (ah, ça, c'est bientôt !)
-Aller à Jardiland
-Refuser le collier de nouilles et le cendrier en pâte à sel de son gosse pour la fête des mères/pères
-Traverser les voies du RER pour aller récupérer un bonnet
-Offrir des bouquets de cactus
-Lire "Voici" ostensiblement puis sortir "Les échos" (ou les cahiers du ciné, ça marche aussi)
-S'habiller en pouf lors d'une présentation clients
-Abandonner un chien sur le parking de l'autoroute
-Partir sans payer
-Faire un resto tout(e) seul(e)
-Refuser l'anesthésie chez le dentiste
-Laisser un aveugle au milieu du désert
-Etre Clint Eastwood
-Mourir idiot(e)
12:27 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 février 2009
Quand on ne peut plus voir en peinture
Hier soir, je rentre contente de ma journée de boulot, et vous connaissez les statistiques et la proportion de jours par an où je rentre contente de ma journée de boulot ? et ben elles sont pas reluisantes...
Et il fallait bien que mes colocs en couple, dont je ne dis que du bien depuis qu'on cohabite, me préparent une jolie surprise apte à me rendre plus furax qu'un rhino sous Red Bull. Ils avaient repeint le salon, la pièce commune, comme ça, sans même prendre la peine de me prévenir.
J'ai donc pris le rhinocéros par les cornes, et leur ai fait part de ma profonde incompréhension. Apparemment, ils n'avaient pas l'air de voir où résidait le problème: partout sur les murs, que je leur montre un peu.
S'ensuit une foule d'argus toutes plus connes les unes que les autres que j'ai encore du mal à saisir:
"Mais tu trouves pas ça joli ?": encore heureux qu'en plus, ils aient pas décidé de refaire la tapisserie façon "la maison de mes grands-parents dans les années 70" !
"Mais on a décidé ça ce we et t'étais pas là": ça veut dire que, moi absente, ils peuvent décider de ratiboiser ma chambre pour la transformer en abri anti-atomique, ou d'abattre la cloison de la salle de bains pour qu'on puisse faire cuire un steak en prenant notre douche ?
"De toute façon, vu comment on a flashé sur la couleur, t'aurais été en minorité": ils auraient pu tout aussi bien me proposer du rose à pois rouges, ou bien ne pas aimer la couleur sur laquelle MOI j'aurais flashé, je m'en tape complètement, que ce soit leur choix qui prévale parce qu'ils sont en majorité, du moment qu'ils me préviennent, du verbe "en parler avant à leur coloc qui possède autant le salon qu'eux" qu'ils veulent repeindre ce putain de salon (et en plus je deviens vulgaire).
Et puis c'est quoi ce truc de la majorité, là, ça y est, maintenant qu'on n'est plus que 3, ça fait plus contre-pouvoir, je suis pour toujours minoritaire ? et leur connerie, elle est majoritaire, aussi ? j'ai été obligée d'en venir aux mains (enfin, de parler en bougeant les mains dans tous les sens) et de parler de "dépossession de pièce" (?!).
"Mais c'était urgent, moi, ce mur, je pouvais plus le voir SANS peinture": ouais et ben moi, c'est toi que je peux plus voir en peinture !!
"Ah mais on pensait que t'apprécierais, si tu veux te faire suer à peindre, pas de souci, on te laisse faire": Mais y'a pas de problème, je peux même vider mon compte en banque pour acheter la peinture si vous voulez, du moment que je participe, quoi...
Euh, ouais, là, j'avoue que pour le moment, j'ai pas trop les moyens d'être à découvert.
Mais bon, si on peut reporter la peinture de la salle de bains à l'année prochaine, quand j'aurais changé d'appart, pas de souci !
Fallait bien que je finisse par m'emmêler les pinceaux...
12:58 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18 février 2009
Autant en emporte le bonnet
Oui oui, c'est vrai ! Après le gant, mon bonnet a pris son envol (à ce stade, c'est plus bravo le veau mais bravo le taureau tellement je suis forte) bon, le modus operandi est quand même différent, ce n'est plus le vent (faut bien varier) c'est...je ne sais même pas. Il était dans mon sac dans le RER C tout à l'heure, et une fois dans la ligne 13... il avait disparu, pfiouu ! (un coup du magicien d'Oz, sans doute). Plus vraisemblablement, j'ai cru le mettre dans mon sac mais je l'ai en fait foutu par terre :D
Et c'est pour qui le bonnet d'âne...sse ?
Ce sont sans doute des actes manqués inconscients pour voir se rapprocher le beau temps : refourguer aux transports en commun toutes mes affaires d'hiver = rhabillée pour l'été ?
J'ai prévu de léguer prochainement mon écharpe dans le bus 81 et mon manteau dans le TGV Paris/Bordeaux. Je vous tiens au courant.
09:52 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 janvier 2009
Ca déménage
Comme tout fout le camp, je voulais profiter de ce billet pour dire plein de trucs, c'est les soldes, la grande braderie, un million pour le prix d'un, profitez-en, tout ça.
Je commence par le titre, non, je ne quitte pas Vitry, j'adore Vitry, son marché, sa médiathèque, sa...décharge publique, qui s'est d'ailleurs installée en bas de chez moi, c'est hyper pratique, non je vous jure, si vous avez des meubles en vrac, des vieilles caisses rouillées à gogo, des vinyles pétés, c'est par là (photo 1). N'en déplaise à Cécile, ce ne sont pas des restes de brocante...
Oui, c'est la voisine du dessus qui a déménagé...ça avait pourtant si bien commencé, une rencontre impromptue dans les escaliers la semaine dernière, lorsqu'avec ma coloc, à 23h, nous avions décidé de descendre mon clic-clac pourrave en prévision de mon nouveau BZ magnifique qui allait arriver, et que nous étions parties à l'assaut du seul et unique étage dans le but inavoué de nous détruire les lombaires ! (photo 2).
Et moi qui culpabilisais de n'avoir pas illico appelé les encombrants, espérant que ledit clic-clac (ou plutôt squelette de...) ne gênerait pas là où il était, sagement appuyé contre un mur, ok, mais dehors contre un mur quand même...quand je vois ce tas d'immondices...bref.
La voisine, une vieille dame très gentille, nous avait alors servi le couplet de la locataire chassée de chez elle, contrainte d'aller vivre dans un ailleurs plus petit, et qu'elle bazardait tout, et qu'elle n'avait besoin que de ses livres, qu'elle troquerait sans peine sa baignoire contre ses précieux bouquins (un peu plus et on dirait le héros d'"Into the wild", dont je parlerai plus tard).
Elle descendait alors de pleins sacs de vieilles cassettes vidéos, oui, de VHS, un sigle que je pensais ne plus jamais utiliser, et à 23h30 nous avions fouillé avec ma coloc et débusqué des trouvailles du genre "La piscine" de Jacques Deray, ou encore les vieux Pierre Richard/Depardieu.
Une semaine plus tard donc: je rentre du ciné, assoiffée de nature plus que jamais (l'effet post "Into the wild", dont j'ai déjà dit que j'en reparlerai), pour tomber sur un tas de machins dégueus, mon entrée jonchée d'ordures, plaisant au possible, je ne dénonce pas, mais j'accuse, oui, à part ma voisine, censée mettre la dernière touche à son départ, je ne vois pas qui ça peut être, et là, dépassant d'un carton, encore plus proche de la porte que d'autres, que vois-je, encore des VHS, avec des filles à poil...je ne pensais pas qu'en marge de films avec Romy Schneider et Alain Delon, qu'en marge de sa fièvre littéraire, ma voisine stockait une collection de titres tous plus excitants les uns que les autres, tels que: "Prend-moi comme une bête"ou encore: "La guerre des trous de balle".
Et parce qu'un peu de douceur dans ce monde infâme, voici une nouvelle photo de profil de blog, pour voir la vie en vert et en orange, en mitaines grenouilles, baskets flashy, et en chaussettes dépareillées...même qu'on y voit mon nouveau pod.
Pour la petite histoire, j'ai gambergé un max pour lui trouver un nom (un pod non baptisé, c'est comme un clic-clac sans escaliers, une entrée sans ordures...) l'ancien (bleu) se prénommait "schtroumpf à musique", que faire, que faire pour un orange ?
Je me suis pris le chou longtemps: "Mécanique orange" en guise de clin d'oeil à Kubrick ?
"Orange musicale" à défaut d'"Oreille musicale" ?
Et j'ai fini par revenir aux sources, me demander ce que c'était: un i-pod orange, et une illumination m'a frappée ! Ben voila, il s'appelle donc "Pod orange", en hommage à ma cellulite d'ailleurs. ('Peau d'orange', pour ceux qu'ont toujours rien capté). Ce sera d'ailleurs le nom de la catégorie "musique" de ce blog.
Ah, et en photos 3 et 4, le trésor du jour, la merveille des merveilles, un morceau de choix, tenant dans un cahier déchiré: Les mémoires de guerres (oui parce qu'en plus y'en a plusieurs), d'Auguste Pot. Son arrière arrière petite-fille, une pote de ma coloc (autre coloc) a eu la délicatesse de me le faire lire alors qu'on en avait parlé il y a quelques temps, venant moi-même d'apprendre les derniers mots de mon Poilu à moi (père de mon arrière grand-mère) alors qu'il s'écroulait dans une tranchée du chemin des Dames... voila comment on passe d'une humeur à une autre, d'une effrayante banalité à une autre, de: "Les gens sont dégueulasses" à: "Quelle connerie, la guerre".
23:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 janvier 2009
Bonne soirée 2009 !
Il est minuit une. Des millions de joues embrassent des millions d’autres joues en hurlant « bonnne annéeeeeee » (voire des milliards, toutes les heures à seconde fixe, si on tient compte du décalage horaire à travers le monde). Wah, ça fout le tournis.
Pendant ce déchaînement d’affection brute, je vous écris de mon abri anti-frénésie, de mon refuge, hors du grabuge, et du déferlement imposé de fiesta forcée. Même si j’ai programmé la publication à l'avance et qu’en fait je ne suis pas chez moi.
Le soir de la Saint Sylvestre, il paraît qu’on doit :
-se mettre sur son 31 : et à minuit passé, le 1er janvier, on sera tous dépassés, les fringues, périmées.
-s’incruster chez l’ami de l’ami de l’ami de notre ami : et se retrouver avec 50 gamins, du pâté en entrée, du rôti en plat principal et de l’entrecôte en dessert, régime surprotéiné de l’année dernière.
-ou frayer sur une péniche, en soirée organisée : après avoir payé 80 euro par personne (sans doute pour les étrennes de la Seine).
-danser jusqu’au bout de la nuit : avec des escarpins trop serrés de 20 centimètres de haut pour les filles et des relous qui nous collent et qu’on connaît pas.
-embrasser tout le monde sous le Guy : tout le monde n’a pas un Guy qui accepte d’être pendu au plafond comme un petit cochon.
-souhaiter à tous une bonne santé : en pleine épidémie de grippe/gastro et consoeurs, on a vu plus crédible.
-souhaiter sa fête à Grosminet, l’ennemi de Titi, qui s’appelle Sylvestre à la base (en gros bonus, si on y pense).
Ca fait beaucoup de contraintes pour une seule soirée...
Moi, je ne me mettrai pas sur mon 31, je ne me coifferai pas, je ne me maquillerai pas, j’irai à peine au cinéma et je mangerai à peu près normal, presque seule. (Y’en a toujours un ou deux autres seuls qui veulent être seuls avec vous.)
Oups là là, j'allais zapper les bonnes résolutions !
Bon, ça va être simple: arrêtons de fumer, de grossir, de nous droguer, de boire, de manger. Arrêtons de bouger, de remuer, de parler, de marcher, de respirer, tant qu'on y est. Arrêtons tout net.
Vous aurez compris que 2009 ne me fait pas un effet boeuf :
Je vois simplement les choses à très court terme, et je me dis juste qu’hier on était mercredi, qu’aujourd’hui on est jeudi, et que demain est un autre jour (vendredi ?).
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne...soirée (faut pas non plus viser trop large) !
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24 novembre 2008
Tics tics tics tics et tocs de langage
Je ne sais pas si on peut parler d’insomnie quand on n’a pas encore essayé de dormir, et qu'on tombe de sommeil, a fortiori (ça fait bien cette expression) qu’on ne s’est pas encore couché, qu’il n’est pas encore minuit, que le carrosse n’est pas transformé en citrouille, (et si ça se trouve, que la citrouille n’a même pas été changée en carrosse, c’est dire s’il est tôt !). Bref, qu’est-ce qui nous fait rester en veille alors même qu’on baille aux corneilles? Je suis ptet trop fatiguée pour aller me coucher, des fois ça arrive. Le pire, c’est quand tu crèves la dalle et qu’en même temps tu pionces sur place : t’es souvent trop crevé pour te faire à manger, ou même micro-onder, mais t’as trop faim pour t’endormir. L'âne de Buridan nous avait pourtant prévenus...
Bref, tout ça pour dire que moi, quand j’ai une insomnie, j’essaie d’être philosophe. En d’autres termes, je me dis que, tout comme y’a des jours où vaudrait mieux rester couché, ben c’est comme ça, y’a des nuits où vaudrait mieux rester levé.
Et quand j’essaie de comprendre le sens de cet aphorisme (c’est bien ça ?) et ben ça me fatigue, alors je me rendors. Enfin, je m’endors tout court, à supposer que je sois bien partie me coucher.
Je vous endors là, non ? Si, y’en a un qui ronfle au dernier rang : tiens, c’est un truc de dingue, ça, pourquoi les cancres sont-ils toujours au dernier rang ?
Ou à côté du radiateur, alors qu’on sait tous que les budgets dans l’éducation nationale ne permettent pas un tel luxe en hiver ?
Et pourquoi quand on essaie d’évaluer le temps qu’on va mettre à arriver quelque part, on dit « j’arrive dans un ‘gros’ quart d’heure », « une ‘petite’ demie-heure », c’est limite de la discrimination temporelle, si on fait pas gaffe ça deviendra bientôt "j'arrive dans un quart d'heure obèse plein de graisse, mais s'il fait un petit régime crétois en route, avec un peu de chance j'arriverai plus tôt". On pourrait quand même dire « 20 minutes » ? ça n'engage à rien. Apparemment, si !
Et pourquoi on dit toujours : ‘à la limite’, ‘du coup’, 'et là', et tout et voila quoi en fait bref tu sais pas quoi ?
Bah nan, justement, j'aimerais le dire une fois pour toutes !
JE SAIS PAS, NON, JE SAIS PAS, MOI, CE QU'EST CE QUOI !!!
Mais j’ai réfléchi aux tics de langage. Et j'ai compris: imaginez un monde sans ‘et là’, ‘tu vois’, ‘ouais ouais’, ‘ça roule’ et‘voila quoi’. Ca serait vachement plus direct quoi tu vois.
Ca ferait des phrases horriblement...vides, tu m’étonnes c’est clair.
Genre, tu racontes ton we : « Elle m'a répondu ça, et là, c’est clair, quoi, tu vois, qu’en fait, du coup,bon, ça roule !"
Sans, ça donne: « Elle m'a répondu ça………………………………………ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh y’a plus de motttts, tous les mots ont disparu !!!
Tu vois, quoi. Bref.
Pfffff toujours cette insomnie.
Ca a commencé hier quand je me suis rendue compte qu’en fait, j’étais très bien dans mon appart que je voulais pas quitter.
Des questions naviguaient dans ma tête, à vue, jusqu’à rencontrer l’iceberg : « tu crois qu’on peut annuler un préavis ? ». Et j'ai dit que oui. (Remarquez que chez moi, les collisions avec les icebergs, c'est quand même pas très violent, ça fait pas 1500 morts).
Je RESTE , comme dans questions pour un champion, et c’est pas parce que pour une fois je suis tombée du lit ce matin et que j’ai sauté sur le quai du RER en 10 minutes pour être en avance, et que ce p…de RER avait été supprimé pour cause de grève, que j’allais changer de décision, j'aime mon appart, donc j'aime Vitry, donc j'aime ses RER !
(je pensais que Proust avait le monopole des phrases plus longues que moi, va falloir réviser les statistiques et les classiques).
Je pars ensuite du taf toute motivée pour essayer de trouver l’idée du siècle pour un truc avec un nom qui ressemble à Barbara Gould mais c’est pas ça :D
Mais le destin en avait décidé autrement : la grève subsistait. Mais bon, concernant Vitry, c’est pas nan plus quand je me suis retrouvée à l’âge de glace, ce soir, fossilisée sur le quai de Biblio à attendre 45 minutes, que je vais changer d’avis. C’est Dieu qui me met à l’épreuve (il a la gueule du vieux de la montagne dans les 12 travaux d’Astérix). Mais en attendant, c’était pas Barbara Gould (enfin, sa copine) qu’allait me réchauffer (ouais, elle aurait pu me réchauffer les neurones, mais c'est tout). J'ai donc laissé tomber la réflexion pour aller hurler dans ma cuisine ensuite (les murs, et les voisins, accessoirement, s'en souviennent).
En tout cas ces mascarades RERïques vont bientôt se terminer, vu que je vais bientôt quitter cet appart, enfin, y rester. Et puis demain, j’irai au boulot en transplanant, voilà, quoi ! Je me demande pourquoi je me prends autant la tête…en fait.

23:59 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
