08 août 2008

Comité de lutte contre les surnoms arbitraires

Lors de votre naissance, on vous a sûrement affublé d'un surnom ridicule.

Vous l’avez même peut-être encore. Par chance, il est peut-être circonscrit au cercle intime de la famille.

Je peux le dire, moi, c’était « Clarinette », ou «Clairette », heureusement disparus après une carrière révolue, tout comme Sapiens et Néandertal ont un jour sombré dans les limbes de l’humanité oubliée.

Seul persistait "Clairon" toléré venant de ma grande soeur, à intervalles rares et irréguliers.

Seulement, les surnoms reviennent, en colère, semble-t-il. Oui, c’est paradoxal, mais plus les gens veulent vous démontrer de l’affection, plus les surnoms semblent vous en vouloir, ou du moins vous prouver l’adage que certes, le ridicule ne tue pas, mais qu'il fait des dégâts.

Pourquoi les dire haut et fort ? Pour exorciser la coutume, et ainsi l’annihiler (je fais appel à votre sens des responsabilités).

Ils sont donc revenus:

A 19 ans, on m’a appelée "Clairette", comme avant, sauf que c’était à la fac.

Circonstance atténuante : ça faisait sans doute référence à la Clairette de Die. Soit.

Ma coloc, en février, a jeté son dévolu sur « Cacapoune » sans cause apparente (à moins d’avoir loupé un épisode de ma propre vie).

Après une âpre négociation, c’est passé à « Poune ». J’attends une prise de conscience qui ne vient pas.

Circonstance atténuante : aucune.

Ma collègue préférée part en Amérique du sud, j’ai eu le malheur de lui faire un ptit mail à ma sauce, genre:

"C’est donc les yeux en berne et le cerveau en larmes que je te laisse partir vers des horizons moins pubards.

Mon deuil, particulièrement rapide lorsqu’il s’agit de bonnes nouvelles (un mal pour un bien…) a eu le temps de se pratiquer, certes dans d’atroces souffrances mais également dans l’allégresse de l’imaginer heureuse, bronzée et amoureuse sous le soleil timide du tropique du Capricorne (à moins que ce ne soit l’Equateur).

Inch’ allah et bon voyage sale égoïste, cocotte !

P.S : j’ai pas l’air triste, mais ma peine est intérieure :D"

Ce qui m’a valu la réaction suivante d’une autre collègue qui l’a lu, pourtant saine d’esprit mais venant du Sud (ceci explique ptet cela):

"T’es trop boubouyette !" (et paf, je sens qu’il va se transformer en surnom en moins de deux.) Ne comprenant pas ce que ça veut dire (elle non plus), je prends ça comme un compliment.

Une troisième collègue partant en vacances, je les lui souhaite bonnes (sans prendre de risques cette fois-ci)

Voila la réponse :

"Ah clairon… t’es choute !"

J’ai pas l’air vénèr, mais mon ras-le-bol est intérieur :D

 

(Ben quoi, "c’est mignon"?…grrrrrr !!!)

28 juillet 2008

Tapage nocturne

J’étais depuis longtemps à l’affût de ce genre d’histoire qui manquait dans mon blog : le truc universel connu depuis la Préhistoire, qui a même pu contrarier le pithécanthrope de base, le petit grain de sable, le caillou dans la chaussure, le détail qui tue. Je l’ai trouvé cette nuit : le moustique, le ridicule, le minuscule, le nabot volant, l’avorton infinitésimal qui se croit obligé de s’annoncer avec tambours et trompettes pour te dire qu’il va te pomper jusqu’à la moelle, et surtout, pulvériser ta nuit, nuit qui va se muer en chasse à l’insecte de deux millimètres sur mur blanc.

Alors, voilà comment ça se présente : tu rentres d’un we de deux jours ailleurs. Donc tu aères ta chambre en ouvrant la fenêtre, parce qu’en plus il fait très chaud.

Tu penses une fraction de seconde à l’éventualité du risque du moustique, risque balayé d’un revers de main (revers qui aurait été bien plus utile sur le nuisible, en passant).

Tu te couches, sans couette parce qu’il fait chaud, toujours.

Bzzz. Il arrive, imperceptiblement.

Un ‘bzzz’ de petit joueur : Comme la première goutte au début d’une averse, qu’on ne veut pas avoir senti sur le dos de la main.

Bzzzzz. Plus insistant, se rapprochant dangereusement de tes tympans.

Début de ‘L’enfer’, une longue ligne de chemin de fer, qui va durer des heures, en une série d’attaques et de contre-attaques savamment orchestrées depuis la nuit des temps.

 
Plan A

Tu allumes la lumière dans l’espoir fou de détecter l’intrus, la tache noir sur le mur immaculé. Mais l’évolution a plus d’un tour dans son sac et nous a pondu un concept d’un machiavélisme indécent : le moustique ne se meut que dans le noir, de manière à ce que le BZZZZZZ, sorte de GPS portatif bien pratique pour nous les humains, devienne inaudible quand la lumière EST, empêchant toute localisation de la bestiole, à moins d’avoir des loupes à la place des yeux (mais l’évolution nous a oubliés de ce côté-là).

Non, les moustiques ne sont pas des papillons de nuit. Ils ne se précipitent pas, excités, sur la lumière, comme Icare sur le soleil -ou comme les usagers de la ligne de métro 14 sur les places assises en ce moment, petit aparté-.

Car le moustique planque. Il planque, peinard, entre ton oreiller et ton sommier, dans un ailleurs inaccessible, n’attendant que ta disponibilité pour étaler sa nappe de pique-nique à carreaux rouges et blancs sur ta peau sans défense.

Ainsi, lassé, après une heure de bons et loyaux services de l’interrupteur en mode jour/nuit, jour/nuit, que ne renierait pas Jacquouille dans « Les visiteurs », tu passes au plan B.

 
Plan B

Va dormir ailleurs : après une demi-heure de canapé conçu pour les contorsionnistes, tu te dis que tu préfères encore le moustique. Retour à la case départ.

 
Plan C

Un répulsif : ok, si tu veux que ta chambre sente le Zyklon B pendant toute la nuit (ou ce qu’il en reste), vu que tu n’as pas prévu de masque à gaz dans ta panoplie du parfait dormeur.

Répulsif genre citronnelle : tu déconnes ? Tu peux me jurer avoir encore de la citronnelle chez toi ? T’es quoi au juste? Le survivant d’une époque révolue?!

Et surtout, un parfait naïf :  ça ne marche plus, la citronnelle, même Loana sait ça, l’évolution a encore fait évoluer les moustiques, je ne fonde plus aucun espoir dans le concept de citronnelle. Dans le pire des cas, la citronnelle est une douce fragrance aux narines raffinées du moustique contemporain.

 
Plan D

Te résigner à ton sort, tu n’as plus qu’à. (Spéciale dédicace à Yoda).

Tu n’as plus qu’à aller rejoindre ton lit comme on va à l’échafaud, sourd aux imprécations BZZZiques du moustique affamé. Tu te caches sous la couette, crevant de chaud.

Tu commences à t’endormir, espérant qu’il attendra au moins le moment où tu pionces, fragile et vulnérable, pour venir exécuter son sale boulot : et bien non. C’est au moment où tu plonges dans un sommeil sans rêves qu’il revient bzzbzzeter à tes oreilles, te réveillant complètement, et tu moulinettes des bras pour tenter vainement de chasser cet être fantomatique, évanescent, insaisissable, qui ne laissera aucune trace concrète, si ce n’est de gros boutons rouges au matin.

Il disparaît quelques minutes pour mieux revenir, avec le BZZZZ assourdissant de l’attaque imminente.

Tu te rends cette fois complètement, avec le drapeau blanc et tout.

Tu bazardes la couette, livré pieds et poings liés (ou plutôt écartés, comme quand on fait la planche), à la morsure vorace de ce gnome microscopique né pour tuer…toute résistance.

Et là, plus rien, silence radio, tu es là, livré en pâture à la bête, et la bête te snobe, t’ignore.

Tu en es au stade où tu tends le bras en hurlant : « allez, le casse-croûte est servi, misérable microbe, bouffe, viens bouffer, tu peux me pomper tout ce que tu veux, tous les globules et même les cellules, mais fais-le en silence, LA FERME ! TA GOULE ! Viens becqueter mais TAIS-TOI, c’est tout ce que je te demande ! ». Toujours rien.

Ou même : « Bouffe, si t’es un homme ! », même si y’a comme une contradiction, vu que seules les femelles moustiques piquent (ça sent la blague misogyne arriver, elle n’arrivera pas).

Tu finis par t’endormir, paisible ou presque. Le monstre n’attendait que ça, ta reddition, pour effectuer sa besogne macabre.

Résultat au matin, 3 heures de sommeil en moins et des démangeaisons royales.

 

Et non, tout ce qui est petit n’est pas mignon !

Otez-vous ça du crâne !

 

 

 

 

 

 

30 avril 2008

Après l'effort, le réconfort...et puis l'effort, encore!

Je vais parler de glace et de travail. A votre avis, d’après le titre de ce billet, dans quel ordre ?

"Hum j’ai bien bossé je vais me bâfrer une ptite Ben&Jerry's ?"

Et ben nan.

1)  "L’effort"

Ou "La glace et l’homicide (volontaire) qui a failli en découler "

Dimanche aprèm dernier:  le printemps n’a pas encore déboulé sur la capitale que l’été se ramène sans prévenir. Il fait beau, il fait chaud, les tongs sont de sortie.

On se retrouve à 2 potines place de la Sorbonne, pour un verre. Mais quand on voit le serveur avec des Banana Spit à la place des mains, on s’attable direction glaces.

Le serveur arrive, mais il manque une potine, alors on va attendre qu’elle arrive ste plaît monsieur le serveur !

10 minutes après, la 3ème débarque, on commande : moi qui rêve de fraises, je demande, les papilles frétillant d’avance, une fraise melba.

Le serveur met directement fin à mes espoirs et me blesse profondément en me rétorquant que y’a pas de fraises. Du coup j’hésite, il se barre au bout de 3 secondes, impatient. Quand il revient, j’ai choisi, ce sera poires Belle-Hélène, comme potine numéro 1, tandis que la number 2 a choisi Pêche Melba.

Miracle, y’a des pêches, des poires, manquent plus que les pommes et les abricots (référence puérile à une comptine enfantine, scusez-moi).

Un quart d’heure plus tard, le serveur revient : « c’est bien 2 pêches melba et 1 poire belle-hélène ? ». Non, c’est l’inverse.

Un quart d’heure plus tard, il sert la pêche melba et…deux coupes glace vanille/chantilly/cigarette russe. Je lui cours après pour lui dire qu’il manque les poires dans ses Dame Blanche, enfin, que des belle-hélène sans poires, c’est moche. De bonne foi, il me répond que son cuisinier a omis les poires, même si c’est bien marqué « Dame blanche » sur le ticket, ce qui prouve que c’est bien lui qui s’est planté en lui filant la commande.

Mais je lui en veux pas. Pas même quand il revient accompagné des mêmes coupes à la glace à moitié fondue, auxquelles il a juste rajouté des poires…piquantes. Oui, qui râpent la langue comme jamais. Sans parler de la cigarette russe qui a subitement disparu de ma coupe dans l’aller-retour, sans doute un coup de ce bon vieux David Copperfield.

Je le rappelle pour obtenir gentiment ne serait-ce que 2 euro de réduc pour le service déplorable et sa mémoire de gobi.

S’ensuit une escalade de violence, un scandale abominable où il crie plus fort que moi (d'ailleurs, je ne crie pas, je parle).

J’ai dû mettre le doigt sur une de ses névroses, puisqu’il s’est accroché à sa mauvaise foi du style : « Vous me reprochez le service ? vous avez déjà mis 2 heures à attendre votre copine !!!! » et d’un coup disparaissent : l’absence de fraises m’obligeant à changer ma commande, la tromperie sur la marchandise, les poire dégueus. Sans doute David qui refait une ptite blague.

 J’oubliais le ptit « feu d’artifice » en déco dans la coupe d’Aurélie, qu’elle a gardé en souvenir toute la journée, teint sur ses mains…jaunes citron.

Evitez donc ‘L’écritoire’ place de la Sorbonne à Paris, et étant donné que j’ai juste raconté les faits, cela ne peut pas être considéré comme une diffamation. Par son comportement, ce mec se calomnie tout seul.

Il m’a fallu une balade de 2 heures le long des quais de Seine pour me calmer.

2) "Le réconfort"

Ou "Le soulagement par le...boulot (?!) "

Hier matin, pluie diluvienne annonciatrice d’une journée pourrie.

Mais suite à la sonnerie de mon téléphone, ma vie a changé. Ca fait un peu crétin de le mettre comme ça sur mon blog, mais ça renseignera ceux à qui je ne l’ai pas dit. Ce qui suit est la lettre que je suis sur le point de faire signer à la RH :

« Madame, Monsieur,

Suite à mon embauche en CDI intervenue le 29 avril 2008, je vous fais part de mon intention de démissionner du poste de chargée de référencement livres, fonction que j'occupe au sein de votre entreprise depuis le 12/11/2007 en intérim, et depuis  le 11/02/2008 en CDD.

Par dérogation aux dispositions figurant sur mon contrat de travail, je vous demande de bien vouloir m'autoriser à ne pas effectuer mon préavis de 18 jours, afin que je puisse quitter l'entreprise le 07/05/2008.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de toute ma considération. »

Cela dit, avec ce nouveau taf qui va me tomber dessus à hauteur de 48 heures par semaine dans les moments de bourre, je risque de ne pas revoir la lumière du jour avant un long moment...Mais je l'ai bien cherché :D

Après le réconfort...?

CQFD!

 

19 avril 2008

Cosmopolite

Arrêt de bus à Ivry, à la sortie de Carrefour, vendredi soir, 19h30.

Ca commence avec une brune, la trentaine, qui déblatère en espagnol à la vitesse de la lumière.

Un asiatique quadragénaire se tourne soudain vers moi et ma voisine, et nous demande quelle est la chaîne de supermarchés la moins chère, sur Paris. 

Un grand black s'en mêle et s'adresse à l'asiat: "il faut retourner en Chine, là-bas c'est pas cher!". Ce à quoi l'autre répond qu'il n'est pas chinois, mais espagnol, et de partir dans un grand éclat de rire.

Et la brunette de détourner la tête, subitement intéressée: "ah nan, ça m'étonnerait, vous n'avez pas du tout l'accent espagnol!". Je lui demande alors d'où elle vient, en Espagne.

"Ah mais je ne suis pas espagnole, je suis chilienne" me répond-t-elle.

L'asiatique finit par se dévoiler: "Je suis vietnamien". Il demande ensuite sa provenance au black, qui est originaire d'Haïti.

Je m'adresse enfin à ma voisine, celle à qui le vietnamien avait posé sa question. Elle est algérienne.

Tout le monde se parle avec animation, le bus arrive. Ca continue. Le vietnamien a jadis habité à Hong Kong et bosse dans un restaurant.

Quand on lui demande si c'est un resto vietnamien ou chinois, il répond "japonais".

Et là, je me suis vraiment dit que, française pure souche, je faisais tache.

 

26 février 2008

7 à la maison, +1 et je retiens 3

L’auberge espagnole ! Le partage ! Les bavettes du soir !

La coloc, c’est vu comme ça. 

Mais y’a aussi les côtés un peu moins reluisants, qui étincèlent quand même, et brillent de mille feux, surtout quand on ne les a pas sonnés.

Et l'auberge espagnole devient l'auberge c'est pas drôle.

Fidèle à moi-même, j’ai donc commencé tôt. Avant même d’emménager, y’avait un problème. Déjà le bail consistait en un gigantesque schmilblik fonctionnant au turn-over, à la sous-location et au bordel au long cours. Frédo m’a dit : « Tu prends la place de Bidule qui part en Australie un an, quand elle revient elle reprend ta chambre, qui est en fait la sienne. » Ok. Donc pendant un an, je serai avec toi Fredo, et avec Irma ?

« Non », dit Fredo, moi, finalement je me barre d’ici un mois, il faudra trouver un sous-locataire, par contre tu peux prendre ma place sur le bail. Irma reprendra donc ma chambre, le sous-locataire, celle d’Irma, et toi, quand Bidule reviendra d’Australie, et qu’elle te pique ta chambre, qui est en fait la sienne (oui, tout ce rose et vert, ça peut pas venir de moi…) tu prends la chambre du sous-locataire. Mmhhh ??? Ouais. On verra…dans un an,  hein…

"Et en ce qui concerne la caution...et ben les 1600 euro dorment au chaud chez la proprio, après on se débrouille entre nous quand y'en a un qui déserte le navire: on se rachètera nos parts de caution", Frédo avait parlé. Je venais de comprendre que je devais lui filer 550 euro et que je pouvais juste prier pour les voir réapparaître de la main du futur locataire qui me remplacerait sur le bail un jour prochain, pour me racheter ma part, donc. Une partie de Monopoly endiablée.

Là, on en était déjà à galère+3.

Si on parlait du fonctionnement concret, au fait ? Genre, le loyer ? Bidule à l’aut bout du monde, restant sur le bail, continue à payer son chèque à l’agence tous les mois et le sous locataire la remboursera, non ? Bah ce serait un peu simple, et ici on aime bien les shadoks, alors plutôt, moi et Irma, on a qu’à payer aussi pour bidule, et le sous loc nous rembourse moit’/moit’, comme ça, bidule, elle a pas à s’embêter au cas où le sous-loc nous ferait des sales coups. Ben voyons. Ayant à peu près réussi à rétablir le cours normal des choses, je me croyais à l’abri. J’ai donc sommé Bidule de payer, et l’ai rassurée en lui disant que de toute façon, tout le monde paierait, comme convenu, qu’un coloc malhonnête, ici, c’était pas encore arrivé.

Ah, si, c’était arrivé à galère+7 mais antérieurement, quand j’ai appris que le coloc précédant Irma, Igor, avait signé des chèques en pur chêne (du bois, quoi) pendant des mois et qu’il avait disparu sans laisser de traces, laissant derrière lui un sillage de 630 euro d’impayés, à régler par les autres (solidaires). Donc par nous. Bah oui, on a encore reçu une lettre la semaine dernière. Et comme sa mère est la femme du père de Bidule, Bidule a dit qu’elle règlerait ça : je m’en souviens, c’était au moment où mon stylo s’apprêtait à signer le bail. Depuis, c’est toujours en cours. Je lui ai fait confiance car je me disais que Bidule était bien placée pour savoir si la mère d’Igor était sérieuse, vu qu’elle se fait son père. En tout cas, elle était surtout bien placée pour voir qu’Igor avait pas été élevé loin du pommier, en gros, que la mère était pire que le fils, que ça allait être chaud, mais ça, elle en a rien dit. Sans doute une histoire de loyauté envers papa.

Et même si Igor n’est qu’un prénom pour moi (+ un écran plat, qu’il a laissé, et une peluche éventrée pendue à la porte d'entrée, symbole de la vengeance de Frédo et Irma) et ben théoriquement, étant dans l’appart, je dois cet impayé à l’agence autant que Bidule et Irma (Frédo ayant résilié le bail, il est hors-d’atteinte).

175 euro de frais de dossier d'avenant au bail (le mien), + 175 autres euros de deuxième avenant au bail (Irma), plus tard, la nana de l'agence nous dit la bouche en coeur que si on avait fait les deux avenants le même jour, on aurait payé qu'une fois. Ca fait cher la signature, la prochaine fois je lui demande un autographe sur la facture.

Je suis en tout cas l'heureuse locataire d'une galère, avec les rames et tout.

Mais les galères ont ceci de particulier qu’elles vivent en meute, et s’empilent telles des légos. C’est ainsi que vendredi, Frédo me déclare tout content qu’une amie en dèche vient squatter 3 semaines. Après renseignements, cette « amie » arrive tout droit d’Internet, et « dèche », ça veut dire qu’elle trouvait pas d’intérim à Lyon et pense qu’on en trouvera + à Paris, même si elle a pas d’appart, et bref, ça veut dire qu’elle va venir squatter quoi, et qu’elle a pas de boulot, et qu’elle participera à que dalle parce qu’on va pas lui faire payer quoi que ce soit si elle est SDF.

Quand j’arrive ce soir à 19h, avec une attente de RER de 45 minutes dans les pattes, une journée de merde et une seconde lettre de l’agence soulignant encore les frasques de loyer de 600 euro de notre bien-aimé Igor dans la boîte aux lettres, Squatteuse est sur le canapé, devant la télé, avec…chéri. Oui, oui, son mec. J’ai eu peur d’avoir une hallu.

J’ai peur aussi d’avoir un peu trop laissé dépasser de bave au coin des lèvres, babines retroussés et écumantes. Faut pas me chercher, ces temps-ci. Mais son mec, il peut pas la loger, non ? Après tout, un couple, c’est fait pour vivre ensemble, c’est des concessions, c’est…de la compréhension, de l’empathie, de l’amour, un mariage, trois gosses et un bouvier bernois si y’a de la place, bref, c’est m’éviter des galères, à moi pauvre pécheresse qui n’ai rien demandé au ciel, la preuve, je suis agnostique.

Il me répond qu’il vit chez sa mère, en allumant une clope sans me demander l’autorisation, fenêtre fermée, ce qui a pour effet d’enflammer en même temps le petit bout de ras-le-bol qu’il me restait à déverser aujourd’hui, et qui rougeoie, incandescent, sur le bout de ma langue quand je lui demande d’ouvrir la fenêtre-je-fume-pas-merci (et je me retiens de demander qui de nous deux est le plus chez soi en cet instant, j’en suis au stade où j’aurais très bien pu me planter d’appart tellement je capte rien). Si ce n’était pour moi, il aurait pu faire preuve de tact et de délicatesse envers Nago, chinchilla de son état et donc de santé précaire.

Avant qu’on ne me taxe de fermée d’esprit, je répond que…que…que…que ! Voilà ! Juste marre !

 

Mais Frédo ne pouvait-il pas juguler cette haine en moi ? Non, pendant ce temps-là, par la bouffe alléché, Frédo avait planté ses invités pour aller au resto. Comme ça, ils me les laissent, plantés sur le canapé, à me torturer avec un dilemme terrible, à me demander si je dois aussi leur faire à bouffer ou s’ils pourraient prendre comme le summum de l’impolitesse le fait de me voir me rapatrier dans ma chambre en quatrième vitesse…ce que j’ai fait, juste après avoir fait à chéri de Squatteuse un petit café, dans un mug qu’il a eu la gentillesse de rapporter dans l’évier (il a quand même été bien dressé faut croire), mais sans le laver, faut pas pousser, l’eau ça fripe les doigts.

Entre-temps, Irma, avec son chéri respectif (bah oui, sinon, ça mériterait pas un billet ici), m’a dit qu’elle avait trouvé un sous-locataire pour le départ imminent de Frédo : son cousin Léopold, mais qu’il voulait pas payer les charges, vu qu’il serait pas souvent là. NON MAIS HO ! Et puis moi, quand je prends une semaine de vacances, j’ai qu’à soustraire le quart de ma part de loyer aussi, et puis si je fais ta vaisselle deux fois dans le mois, j’enlève 10 euro de charge en eau parce que j’aurai lavé des plats que j’aurais pas salis et tu veux pas le cul de la crémière aussi ? J’ai signé pour qu’on soit trois, pas deux et demi avec des trucs en plus à payer. Et j'ose même pas penser au partage de la taxe d'habitation, dans un an, et à la redevance télé.

Je suis fatiguée, je voudrais une vie comme tout le monde, avec des fleurs, des oiseaux, et des gens normaux. Lecteur, si tu as prévu de me contrarier, fais-le maintenant, cette semaine. Je suis dans la vibe, dans le flow, c’est le moment !

P.S: Tous les prénoms des protagonistes ont été changés.

P.S 2: C'était aussi pour le plaisir de râler, depuis le temps. Parce que tout ce qui est bien, je ne le dis pas, mais y'en a :)

22 janvier 2008

Eclairée

Un billet, un billet, un…billet ?

Moi, j’ai pas les yeux en face des trous, mais plutôt les mirettes en dehors des orbites, les pupilles dilatées trois fois leur taille normale et les iris qui font du yoyo avec les cônes et les bâtonnets situés aux alentours du cristallin.

Tout ça pour dire que la pause repas va être la bienvenue, ou pas (elle risquerait de m’endormir tout à fait).

Alors un billet…

Il va falloir creuser le quotidien routinier du pareil au même pour trouver des nouveautés croustillantes à placer sous vos dents acérées. Car en ce moment, à part le cocktail d’hier avec petits fours à volonté et dédicace de polar à la clé…où il ne s’est rien passé de férocement gratiné…

Le champagne était bon…et plutôt de qualité, puisque je n’étais pas beurrée, même pas légèrement grisée.

Ah si, du nouveau : je cherche une coloc, je cherche une coloc, je cherche une coloc, je cherche une coloc…ation, faites passer.

Mais attention,  pas plus de 50 euro par mois, pouvant être sur le bail pour toucher les APL, et ce, même avec un CDD de 5 mois, dans Paris même, et si possible avec un chat. Et un perroquet gris du Gabon, pour la conversation. Et aussi une cuisine américaine et un jacuzzi.

Et aussi au moins 100 mètres carrés pour deux (trois, au pire, mais pas longtemps, la personne devra être de passage). Et aussi une terrasse sur le toit avec piscine chauffante.

Chercher un logement à peu près viable en même temps qu’un taf à peu près viable, sans internet, avec un boulot relou en journée, c’est fatiguant. Alors pardonnez mes envies luxe.

Ah si, le salon du cinéma de ce we était…était ??

Vide, naze, pourri, scandaleux, nullissime, à mourir, chiant, pilleur de porte-monnaie, entre autres.

Mais elle est belle la vie. Hein, elle est belle la vie ! Alors on continue…the show must go on !

Les trous noirs interstellaires, c'est comme les tunnels de la mort: y'a toujours une loupiotte blanche au bout!

07 janvier 2008

BEAUnne Ondée!

Bienvenue en 2008 chers amis et amies !

Moi, je m’ennuyais ferme à l’appart de ma tante, à peine remise des festivités du 1er janvier. Je me suis donc programmée un petit dégât des eaux tout mignon histoire d’avoir des choses à raconter sur ce blog tout sec que je n’ai justement pas arrosé depuis quelques jours.

Je vous le fais en accéléré :

* 2 janvier, 5h du mat environ : Dans un demi-sommeil salvateur, j’entends une cavalcade dans l’escalier, un mec s’amuse à tambouriner à toutes les portes en hurlant. J’ai failli me lever pour lui faire sa fête mais j’ai décidé de me rendormir.

* 8h : Réveil de mauvais poil. Dans la cuisine, y’a pas d’eau. Ca coule pas. Dans la salle de bains, idem. L’eau s’est fait la malle.

Pourraient pas prévenir ?! Je pars au taf déshydratée, et en pleine matinée, ma chère tante m’appelle, avec dans la voix quelque chose de Jack l’éventreur. Elle a envie de me tuer, c’est sûr.

Quoi, qu’ai-je fait, où erre-je ?

Elle me dit qu'elle file à l’appart en urgence car y’a une méga inondation qu’à côté le Titanic c’était de la gnognotte. Ah, fais-je, naïve. Et c’est qui, l’origine ?

C’est TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII. Ah, c’est moi ? J’essaie vainement de connecter mes synapses, mais rien ne vient. Comprends pas. Le robinet de la cuisine, grand ouvert, a laissé l’ondée couler à flot pendant une heure. Sauf que l’eau était coupée ce matin, et pas de raz-de-marée à signaler quand je suis partie. Comprends pas, je dis.

Heureusement, je dois préciser que, bien que de la même famille que moi, ma tante a hérité de plus de matière grise que moi.

Elle me colle son hypothèse sous le pif : j’aurais ouvert le robinet, et oublié de le refermer, et ils ont rouvert l’eau à un moment. Juste ça. Crétin comme jamais.

Et si l’eau a été coupée de bon matin, c’est à cause d’une fuite chez une autre personne au premier étage, de l’autre côté de l’immeuble. Aaaah, c'étaient ça, les bonshommes qui cavalaient à 5h du mat? Des pompiers!! Bah heureusement qu'il ne s'agissait pas d'un incendie, parce que vu leur façon claire de s'identifier, j'aurais pu cramer à l'aise.

Bon, si c'est ça l'histoire, ça peut arriver à tout le monde, non ? Nan. Juste à moi.

Mais ce qu’il y a de bien avec ce genre de cata, c’est que tout s’enchaîne pour catastropher en chœur à merveille. On appelle ça: Le tiercé gagnant.

 

1) Les trois apparts des étages en-dessous ressemblent aux plages de Thaïlande après le tsunami, surtout l’appart du mec en-dessous, qui est juste impraticable.

Ici, c’est pas à cause d’un tremblement de terre, mais j’ai quand même les nerfs à 30 sur l’échelle de Richter.

2) Le plombier a dû exploser la serrure pour entrer chez nous, ajoutez ça à la note déjà salée des travaux à rembourser.

3) La nana qui a eu une fuite chez elle a tout foutu  sur le dos du pauv’ robinet. Et croit dur comme fer (ou comme inox, dans le cas qui nous occupe) que je suis assez teubé pour avoir laissé le robinet ouvert toute la nuit sans raison. Allez hop, PLOUF, SPLASH comme ma vie est plate ! Comme je m’ennuie ! Quelle connerie vais-je bien pouvoir faire ? Tiens, si je me refaisais l’intégrale du Déluge, avec un peu de chance, Noé va arriver à la rescousse avec son rafiot, ou la Méduse avec son radeau ?

Bref, je ne l’ai pas mauvaise. Pas du tout.

 

Parenthèse  [J’ai une vision. Je me vois SDF, paumée, camée, après mes 4 ans de travaux forcés pour rembourser la moquette pourrie d’un octogénaire qui a laissé u p…de trou dans son plafond me pourrir mon compte en banque.]

Oui, parce que les assurances, dans tout ça ? Ma tante lit son contrat, elle pense ne pas être couverte pour ce genre de…négligence (et avec ma chance, le cas particulier du robinet laissé ouvert sans être ouvert puisqu’eau coupée avant n’est pas exploitable).

J’apprends dans la foulée que mon assurance responsabilité civile n’existe juste pas.

C’est le moment où je dois me réveiller, où j’éteins la télé.

Pour finir sur une note légère, il semble que Dieu existe. Je vais devoir revoir mon athéisme aigu…oui, a priori, les assurances de ma chère tante prendraient tout en charge. A prendre au conditionnel conditionnel. Parce que, telle St Thomas, tant que j’ai pas vu, j’y crois pas.

Mais à cette nouvelle, on a juste entendu un gros BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ.

Le bruit du poids qui se dégonflait et s’éjectait de mes épaules.

 

19 décembre 2007

Le vent accentuera la sensation de froid

Un petit post de keskeujedeviens. Pour vous. Aujourd’hui. Je vous écris du haut de ma crampe de la phalange métacarpienne gauche, et de la tendinite de l’entre pouce et index. A force de faire des copier/coller, je perds peu à peu l’usage de mes doigts, tel ce temps de grand froid s’abattant sur la ville.

Plus concrètement, je vous écris des hautes sphères spirituallo-bouddhiques des livres que je suis en train de référencer, toujours les mêmes depuis trois jours. Pour mieux vous éclairer, présentement, je me situe exactement à l’intersection de ces deux titres :

Le Bouddhisme tantrique du Tibet

La Sage aux champignons sacrés Précédé de Le Champignon divin de l'immortalité

Oui, sur moi aussi, ces mots ont des effets transcendantaux et métaphysiques. Le Dalaï-Lama m’appelle et plus jamais je ne serai la même.

J’ai dû vous laissez quelques minutes afin de traiter :

Le Nuage d'inconnaissance  et Le sentier de rectitude

Réunion de bouquins au sommet…de l’inconsistance. C’est le gel des idées, la neige qui envahit l’écran.

Et oui, l’hiver s’installe à la fois dehors et dans mon cerveau. Mais après l’hibernation viendra la belle saison (bon j’arrête mes phrases débiles).

Et puisque je parle de glaciation, je signale que le frigo de l’appartement fait toujours la grève, qu’il  n’est toujours pas remplacé, depuis maintenant 15 jours.

15 jours de reconfiguration mentale exemplaire afin de s’adapter à ce nouveau milieu.

Décembre et ses températures négatives est le bienvenu, les aliments trouvant asile sur le rebord de la fenêtre, de jour comme de nuit. Ce qui donne des carottes recouvertes d'une fine pellicule de givre, que l'on doit mettre à décongeler avant usage.

Mais Dieu, de notre côté, a décidé de surmonter ledit rebord d’une petite rambarde, sans doute ajoutée là par un membre de la Ligue de Protection des Pigeons, voulant prévenir leurs suicides massifs par défenestration. Voilà pourquoi même le vent soufflant en rafales ne réussit à déloger les boîtes Tupperware et les sacs en plastique empilés.

Je finis ce post en référençant l’image des Mythes Nordiques.

Ce qui me fait penser à la lointaine Laponie et au papa Noël qui va bientôt passer et se cramer les fesses dans nos cheminées.

De quoi se réchauffer dans tous les sens du terme.

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05 novembre 2007

Déchaînons-nous!

Voilà, tout est dans le titre, c'est l'e-mail libérateur que m'a envoyé Cyril, un pote, et je cautionne absolument tout ce qu'il dit, et j'aurais pas mieux écrit! 

Hello,
Je veux remercier tous ceux qui m'ont envoyé des e-mails chaînes pendant toutes ces années. Car, grâce à votre bonté :

1. J'ai arrêté de boire du Coca depuis que j'ai découvert que ça sert à enlever les taches de tartre dans le WC.
2. Je ne vais plus au cinéma tellement j'ai peur de m'asseoir sur une aiguille infectée par le virus du SIDA.
3. Je pue car je ne mets plus de déo qui peuvent provoquer le cancer.
4. Je ne stationne plus la voiture dans aucun parking car j'ai peur qu'on me donne un échantillon de parfum pour me droguer et puis me violer.
5. Je ne réponds plus au téléphone car on peut me demander d'appeler un numéro long et stupide et après je vais recevoir une facture infernale avec des appels en Ouganda, Singapore ou Tokyo.
6. Je ne bois plus des boissons en canettes car je peux attraper une maladie
7. Quand je sors en boîte, je ne regarde aucune filles, même si elle est très belle car j'ai peur qu'elle m'emmène à l'hôtel et qu'elle me drogue pour après m'enlever un rein pour le revendre au marché noir.
8. J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte de Amy Bruce, une pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus ou moins 7000 fois. (C'est drôle cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...)
9. Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les entrées que j'avais gagnées pour des vacances payées à Disneyland.
10. J'ai remis 21 fois la soirée que j'organise le jour ou je reçois ma caisse gratuite de "Veuve Clicquot" et les copains invités, me tirent tous la gueule.
11. J'ai inscris mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai sauvé une espèce menacée d'écureuil.
12. J'ai su 170 fois que Msn Hotmail allait supprimer mon compte.
13. Je connais la recette pour ne plus être célibataire. (Il suffit d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'une Renault 4L.)
14. J'ai accumulé environ 3000 ans de malheur et je suis mort 67 fois à cause de tous les chaînes e/mail que je n'ai pas renvoyé.
A tous un GRAND MERCI !

IMPORTANT: Si tu n'envois pas cet e-mail dans les prochaines 10 secondes, à au moins 8 500 000 personnes, un dinosaure bleu viendra bouffer ta famille demain à 17h30.
P.S.: Loin de moi l'idée de vouloir me brouiller avec tous mes contacts mais comment dire... Ces chaînes me gonflent à un point pas possible si ça t'as fait triper et que tu veux lutter contre l'envoi de chaînes, toi aussi envoies cette chaîne et passons aux choses sérieuses !!!

 

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15 août 2007

Pour la route, encore longue.

Quelques pensées d'un maître, encore en train de naître, presque pour en finir, aurais-je envie de dire, pour ce qu'il reste à atteindre, pour toutes les flammes à délaver, pour les eaux à brûler, à éteindre. Pour ce qu'il reste à parcourir, pourtant sans griller les étapes, car vive les hauts, surtout les bas, ceux sujets à débats, les glissements de terrain et les zones inondables étant plus constructi(bles)fs que les sols en béton.

-Une raison de plus de ne pas faire l'autruche: vous ne protégerez  de toute façon que 5% de votre corps.

-Une raison de plus d'estimer à leur juste valeur les critiques lapidaires: y'a qu'à se baisser pour ramasser les cailloux... et construire un château.

 -Une raison de plus de ne pas se complaire dans ses tares particulières: pédaler et freiner, en même temps, des quatre fers, n'a jamais fait avancer.

 

Ce sont peut-être de belles paroles, en l'air, ce sont surtout des paroles belles, qui, je le répète, ne sont pas de moi, et tant mieux, tant mieux. Je n'ai pas l'âge de ce maître, et vous non plus. On y arrivera bien un jour, d'ici là, admirons nos échecs et rebondissons bien! C'est tout le mal que je nous souhaite.

P.S: Fermeture du blog, sans tambours ni trompettes, peut-être, je n'en sais rien. Et alors, si c'est la fin, c'est pas la fin du monde, et la Terre tourne toujours. Et peut-être à toute à l'heure, ici, pas ailleurs.

 

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