03 novembre 2008
Sable émouvant
Le temps passe tel du sable qui nous file entre les doigts et...yes ! j'ai ma transition !
Et voici comment, il y a déjà un mois, j'ai passé un samedi (pas soir) sous (et pas sur) la terre .
Enfouie dans les profondeurs, les entrailles terrestres, dans le 77, un bon début pour ensuite m'attaquer (peut-être, quand j'aurai acheté des bottes, hem hem) aux catacombes...
La carrière de sable du Puiselet n'est donc pas à ciel ouvert, c'est une grotte faite entièrement de sable, et remplie de sable compacté par les ans, de sable plus blanc et plus fin que le plus fin et le plus blanc de tous les sables à l'Ile Maurice ou ailleurs. Pour l'info, je crois que c'est Canon qui l'utilisait il y a encore peu pour fabriquer ses objectifs.
Il y règne une ambiance étrange, hors du temps, on se faufile sous la caverne et on s'enfonce de bon coeur dans le sable comme à la plage (la mer, le ciel, et le soleil en moins, quand même). Arrivés déjà essoufflés dans la grande salle (que je sais plus son nom, ah si, "le Colisée", à moins qu'il ne s'agisse tout bêtement de "la grande salle"), on plante des bougies et c'est parti pour un gueuleton de dattes, crêpes et...cannelloni en conserve chauffés à la cire. Le 'guide', qui n'est autre que le pote de votre coloc, ne reconnaît pas certains endroits, "effondrés depuis la dernière fois". C'est le moment pour lui demander innocemment si ça ne craint finalement pas de rester sous une voûte de sable certes compactée, mais compactée si elle veut. Il vous répond: "ben on sait jamais, si, c'est dangereux". Vous regardez votre saucisson, qui n'a plus la même gueule, et qui a désormais un arrière-goût de risque non mesuré.
Nous repartons arpenter les salles, en croisant ça et là des mini chauves-souris surprises en pleine hibernation et qui déploient doucement leurs ailes genre: "barrez-vous j'ai pas encore bu mon café". Croisant aussi d'autres explorateurs, torches antiques en main.
Il faut à un moment (si possible quand on se sent bien paumé) éteindre toutes les torches et rester immobile dans le noir et le silence, que ne troublent ni...métros, ni collègue de...boulot, ni même ronronnement du frigo quand vous faites...dodo.
Et faire une minute de silence pour le mec en train de mourir au même moment au fin fond de la Colombie septentrionale (ou ailleurs).
C'est le moment de rentrer...et de se rendre compte que toutes les galeries ressemblent à toutes leurs copines galeries à travers le monde, qu'elles font toutes 3 mètres au garrot et qu'elles n'ont aucun élément différenciant. En gros, que toutes les galeries ne mènent pas à Rome (prochain billet :D)
On se dit qu'on aurait dû comme le Petit Poucet semer des ptits cailloux blancs, en se faisant ensuite la réflexion qu'au milieu des grains de sable, c'est pas non plus l'idée du siècle. On soupire de soulagement, rassuré que cette fabuleuse idée qui ne nous ait pas traversé l'esprit au moment M n'aurait en fait servi à rien, mais pas plus avancés.
Heureusement, Roud retrouve le chemin et ramène ses brebis égarées sur la rive.
On est sortis de la grotte, il faisait déjà nuit, et, dans tous les sens du terme, on a remis les pieds sur terre...
Voir ci-dessous des photos, je ne connais pas ces gens mais eux au moins avaient leur appareil photo (ptet un Canon, dont bizarrement l'objectif était sans doute fait du même sable qui risquait de le rayer ensuite...)
http://karakas.chez-alice.fr/divers/cr/carriere/puiselet/...
21:33 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : carrière de sable, puiselet
01 septembre 2008
Cherche motivation, je paierai.
Quand j’ai une journée pas productive, le mieux, c’est d’être productive au moins sur mon blog, enfin, c’est ce que je me dis pour me donner une circonstance atténuante mais pas sûr que ça marche.
J’ai dû surfer sur tous les sites de France et des Tropiques : mis à jour mon compte en banque, regardé les horaires de piscine à Dijon, calculé le temps qu’il faut pour parcourir Hendaye/l’île de Ré en aviron, et le temps qu’il va faire à Manille pour les dix prochaines années, réchauffement planétaire compris. (Je fais un carnet, et à force, j’ai plein de renseignements utiles dedans.)
Ce n’est pas que je ne veuille pas bosser, mais j’ai trop mangé ce midi, et quand je vois cet énorme bloc de foie gras s’afficher sur mon écran et me supplier « allezzzzz, regarde moi encore et encore et pond-moi un texte », je suis perplexe. Et j’ai envie de recracher tout ce que je n’ai pas encore digéré (désolée).
L’autre truc que je pourrais faire ? C’est pour des pompes funèbres. Et on a beau dire, ça reste de la viande froide. Alors moi, je sais pas.
L’ordinateur me fatigue. Le manque de sommeil aussi. Le manque de soleil aussi.
-La musique de MGMT, mais ça ne fait pas effet assez longtemps.
-La saison 4 de Desperate Housewives, quand ça marche sur allostreaming, et de toute façon, pas au boulot.
-Réserver les prochaines vacances ? C’est fait, mais en attendant, j’y suis pas.
-Chercher un nouvel appart : il est beaucoup trop tôt pour visiter des taudis.
-Se perdre dans la contemplation du grand sapin dehors balloté par le vent : à force, on risque de me demander en quoi ça m’inspire pour du foie gras.
-Retourner voir l’expo photo de Richard Avedon au Jeu de Paume (avec Marylin, Chaplin-en photo-, Keaton, George W.Bush-l’intrus-, des pianistes, Björk, et aussi des mineurs de charbon de l’Ouest des USA, du mouvement dans le portrait, trèèèèèèèès bien) mais je l’ai déjà vue…
-Penser qu’aujourd’hui il fait moche, certes, mais que toute la semaine ça va être pire. Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(Le bébé est dans la place, mode régression + 78).
-Dormir. Mais nan mais si on dort on fait plus rien et c'est le début de la fin et tu veux pas aussi une tisane au tilleul espèce de vieille ?!
Aaaaah mais je sais ! 1er septembre, c'est la rentrée. Même si j'ai pas vraiment eu de vacances, ça doit être pssichologique !
Et toi, qu’est-ce qui te motive ? Fais-en moi profiter !
18:25 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : motivation ou absence de
04 août 2008
Bord d'eau
Week End d'été chaud, à n'en pas douter.
Bordeaux, son miroir d'eau, le bienvenu, surtout pour ceux qui sont brûlés :)
Un paradis pour les photographes, même en (mauvaise) herbe.
"Le noir et blanc...ça aide pour cacher les défauts"
"Y'a des enfants courts vêtus, heureusement ils sont de dos"
" Celle-là aurait été bien, un chouïa mieux cadrée"
"La brume, ça donne pas comme ça sur mon appareil"
"T'as de la chance, elle a envoyé de l'eau au bon moment"
"Dommage, tu fermes les yeux"
"Flou..."
"Les bonbons c'est bon...encore plus en gros plan"...
...
Voilà un nouvel album, en attendant des viennoiseries pur beurre...
P.S: à regarder en diaporama avec ma nouvelle chanson "de chevet", d'un dénommé Zach (non, j'en ai pas encore parlé individuellement, ça compte pas qu'il fasse partie d'un autre groupe déjà cité ici...http://www.myspace.com/zachcondon) A écouter, la "untitled 8" (normalement on tombe dessus direct, ou plutôt, elle vous tombe dessus, à l'ouverture de la page. Non, pas nouvelle, mais presque toute première, il avait 15 piges...et déjà...)
P.S.2: Joyeux anniversaire à la plus Wit des FM ! (enfin, des filles :D)
00:06 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bordeaux, miroir d'eau
29 mai 2008
C'est ça, la vie (hyper)active
Trois posts en moins de trois jours, on frise la saturation des araignées claréennes sur la toile mondiale.
Et pourtant, cela n’aurait jamais dû se passer ainsi…vu que j’ai perdu ma vie...
Je vais encore me plaindre, ouais, mais j’adore ça et puis vous aussi, avouons-le !
J’aurais dû baptiser ce blog « Ronchon » mais c’est déjà pris ;)
Aujourd’hui, 11h30 de boulot d'affilée. Si on ne me connaissait pas, on croirait que je tente d'établir un record personnel (ou d'égaler Juanito mais j'ai encore du boulot).
11h30 donc, sans compter la demie-heure passée à réparer ma panne d’oreiller dans le RER (avec un tueur pédophile qui a failli agresser la moitié du wagon, véridique), en arrivant à l’heure ça m’aurait fait 12 heures, une mi-journée, la classe (payée normalement, of course, si on se mettait à payer les heures sup’, à quoi servirait Sarkozy ? tout foutrait l’camp !)
Surtout quand on sait que le boulot fourni ce soir est égal à zéro efficacité, 100% de nullité et 300 points de craquage mental, vu qu’il s’agissait d’une analyse marketing (pourquoi on m’a embauchée, déjà ? ah oui, « créative »), sur tous les yaourts possibles et imaginables qu’on peut trouver en France et en Navarre. Une analyse concurrentielle, ça s’appelle, tout ça pour une salade de fruits. Les activia aux fruits, les mixés sans morceaux, les mixés avec quartiers, les concassés avec la peau des pommes, les crémeux velouté fruix, les paniers de bifidus, et les jus, aussi, les tropicata agrumes vertes, les Joker avec et sans as, sous toutes leurs formes, et après fallait recommencer pour l’année 2007.
J’en étais au point ou j’en visionnais deux l’un après l’autre, incapable de dire si c’étaient les mêmes ou en quoi ils différaient. Le jus en bouteille, le yaourt et la compote se mélangeaient pour ne faire qu’une bouillie informe dans mon cerveau genre : mêmes fruits, même combat, c’est dans les mêmes pots (de yaourts) qu’on fait les mêmes spots.
Ensuite, mon sens de l’empathie est à son apogée, et j’allais pas laisser ma collègue seule et sans lumières alors qu’elle allait déjà y passer la nuit.
Résultat, la boule de nerfs a fait boule de neige et m’a suivie jusque dans le métro, où je me suis rendue compte que je frôlais l'avalanche: un mec m’a soufflé le siège que je convoitais. Il s’en est rendu compte et me l’a laissé, très sympa de sa personne.
Une de mes glandes lacrymales a cru bon réagir, et j’ai fondu en larmes. Enfin, dans ma tête. J’aurais pu fondre en larmes si mes cils n’avaient pas fait barrage à l’instant T (ça fait mieux que « instant I »). Il aurait pu prendre ce siège d’un air péremptoire, m’inviter au ciné ou me demander l’heure, ça aurait été pareil. La réponse au stimulus aurait pu provenir de ma rate ou de mes cervicales, c'est tombé sur une glande lacrymale, c'est du nawak, j'en ai marre et je ne vois pas pourquoi je devrais payer le prix d'un nouveau boulot avec des réactions de femme enceinte!
Retour chez moi à 21h45, le temps de manger devant une Nouvelle Star terrifiante (comparer un guignol qui chante Queen trois fausses notes sur deux à un futur artiste a encore titillé ma glande lacrymale, bref, j’ai fondu en larmes –euh, nan, mais presque, si mes cils n’avaient pas, etc.)
Et hop il était 23h.
Mais moi JE VIS QUAND ???? A la nuit tombée, pour parer ce blog de lumières chatoyantes, donc. Toute façon je n’ai rien à faire d’autre, je n’ai plus d’amis (ou du moins je n’en aurai plus d’ici peu, à ce rythme, je prévois une extinction de l’espèce en bonne et due forme).
Voila pourquoi tant de billets éclosent ici en un temps record, faut croire qu’il me faut ce genre de conneries pour repasser en mode énergétique (le temps de l’écriture, parce qu’après j’éteins à 1h30, donc crevée le lendemain, donc inefficacité, donc stress, donc fonte en larmes, donc besoin de connerie, donc écriture du blog, donc couchage tard, et vice-et-versa).
D'ailleurs, j'ai oublié de dir,
dire, pardon, mes yeux se ferment tous s....zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
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01:50 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15 mai 2008
L'aventure est (vraiment) au bout de la rue
Il est taaard, Morphée m'attend, mais me coucher sans écrire cette note, c'est comme me lever sans boire de capuccino. Et je crains que la nuit se prépare, non à me porter conseil, mais à effacer les traces mémorielles de ce récit qui ne vaut que par sa spontanéité de retranscription instantanée et empreinte d'intensité. J'y vais, sinon vous allez vous attendre à un suspense de fou, donc à une histoire de fou, alors qu'il ne s'agit que de la transmission d'un quotidien banal, juste mis en lumière par l'éclat d'un certain point de vue, Claire arrête de t'écouter parler.
Donc, y'a des jours où les transports en commun, c'est pas ça. Ca arrive, c'est pas grave. Sortie de ma journée des poux plein la tête (façon de parler vu qu'en ce moment les petits poux sont mes amis!), juste le temps de manger et hop je repars à 20h30 pour mon cours de torsion des cordes vocales bien-aimé hebdomadaire, à 10 minutes en bus de chez moi. Tention, les horaires vont être précises, donc relou, mais nécessaires à la bonne marche du récit: Je sors de chez moi à 20h30, pour y être à 21h (honnête). La flemme de marcher, même si y'en a que pour une demie-heure à pied. De cette flemmite aigue dépend tout le reste: la boulangère qui m'a influencée par son discours alarmiste, l'heure de fin du cours, le temps, l'obscurité, le bus...mais reprenons le récit (oui, façon pourrie de faire monter le suspense...)
J'attends donc le bus, au sens le plus littéral possible, j'attends, sachant qu'il passe tous les quarts d'heure. Après 20 minutes et deux bus qui sont passés dans l'autre sens (c'est toujours comme ça), je me dis qu'il abuse, puis que j'aurais plus vite fait à pied, mais qu'il va maintenant pas tarder et que ce serait donc ballot de commencer à marcher si c'est pour le voir me dépasser 5 minutes après. Sauf que j'ai attendu 3/4 d'heure.
Histoire de pas perdre mon temps, je commence à tailler une bavette avec ma compagne d'infortune, une boulangère (pas une charcutière, la vie est mal faite, mais elle se rattrapera après), avec une boulangère donc, très vitriote, très "couleur locale" comme aurait dit Mde Saurin, qui m'annonce la couleur (locale, justement) au bout de 5 minutes: "Ah, ça fait pas longtemps que t'es à Vitry? Ben bon courage..." (mine sombre de crayon à papier quand ils sont trop bien taillés). "Mais que me vaut un tel pessimisme?" Demande-je, plus innocente que Blanche-Neige avant le contact léthal avec la pomme. "Les racailles! Ca craint, là déjà je suis pas rassurée" me répond-elle, à seulement...21h20. Ah, si c'est que ça, t'inquiète poulette, c'est tranquille, ici!
Elle: "L'aut fois, ils ont égorgé un mec pour une clope, au Franprix, à minuit!" dit-elle (la mine encore plus sombre, genre fusain).
Gloups, où ça? A côté de chez ma prof, ah. Bon, faut pas être parano hein. "Tu te rappelles la fille qu'avait été brûlée vive? C'était à Vitry".
Bon, c'en est trop. Toute façon, je suis arrivée, avec une demie-heure de retard. Je déballe tout ça à ma prof, cette inconsciente qui se balade dans les rues à pas d'heure parce que selon elle "on est peinard, c'est mieux que d'attendre le bus", sauf si tu te fais égorger en passant, et elle me fait promettre de lui envoyer un texto quand je serais rentrée chez moi (j'ai fini par la faire flipper, quand même, je suis contente de moi).
S'ensuit une heure durant laquelle mes cris de chevaux, d'abeilles et de...bébés, s'échappent de chez elle (petite parenthèse: Le chant n'est pas limité à do ré mi fa sol; les novices en particulier ont droit à des exercices tous plus ridicules les uns que les autres, c'est ce qui fait leur charme, d'où mes imitations de Crin-Blanc, Maya et des êtres sans défense quand ils réclament leur pitance: les "OUINNN" ouvrent le palais, paraît-il).
22h30, l'heure de fin (et du crime à Vitry), l'averse du siècle est aussi de la partie, et je suis sans parapluie (ça commence comme une chanson d'Anaïs, sauf qu'heureusement je ne peux pas me casser de talon aiguille, j'en ai pas, et que je ne connais pas de Christina). Je sors en trombe, l'eau tombe en trombes aussi, je cours, j'abandonne, je marche 15 longues minutes jusqu'à l'arrêt de bus, dégoulinante, ruisselante, haletante, pantelante, et plein d'autres mots en "ante", au moins ça a lavé ma tête de tous les poux qui y étaient accrochés (sauf qu'ils sont à l'intérieur mais passons).
Je me remets à courir, histoire de ne pas louper le bus à 5 minutes près: à cette heure-là, les bus sont une denrée rare. Quand j'arrive, personne: je viens évidemment de le louper à 5 minutes près. En attendant, je vide ma batterie de portable en téléphonant.
Le bus arrive 30 minutes plus tard, chic alors! 5 minutes après défile le panneau "Villejuif" mmh. Me serais-je plantée de sens? Aurais-je omis de traverser pour aller au bon arrêt à cause de la pluie, et de la nuit noire qui, m'enveloppant, m'a caché le paysage? Bref, suis-je une sous-douée collector? OUI!
Je vais voir le chauffeur, il me dit que j'ai qu'à descendre pour prendre le bon dans l'aut sens mais que zut, il vient de passer...j'ai le choix entre l'attendre seule, dehors dans la nuit noire une demie-heure (mais si les égorgeurs venaient, même si y'a pas de Franprix?), en prendre un autre mais plus loin de chez moi (mais je repense aux égorgeurs du Franprix et je flippe, sans compter que j'ai pris la saucée de ma vie, et que je commence tout juste à sécher, et qu'il pleut plus que jamais), ou rester dans ce bus jusqu'au terminus, patienter une autre demie-heure avec le chauffeur et repartir avec lui dans le bon sens après. Tant qu'à attendre une demie-heure, autant papoter! Me voilà partie à Villejuif, dans la ptite salle qu'utilisent les chauffeurs (d'ailleurs, on dit "machinistes") quand ils attendent avant de repartir. J'ai pas pu prendre de boisson chaude (machine en panne) ni de verre d'eau (eau, mais pas de gobelet). Mais bon, c'est qu'un détail dans ce foirage total!
Ravigotée par le chant, j'étais d'humeur joasse, et la demie-heure a vite passé, d'autant que le mec -la quarantaine, et que la peau sur le crâne, mais super sympa- était content de discuter.
J'ai même fait la connaissance d'un balayeur et de deux auts mecs qui ont des horaires de chauve-souris mais qui aiment bien cette vie. (Débat du soir d'ailleurs: "qu'est-ce qu'un bon boulot? être peinard mais se faire suer, ou avoir des horaires pourris mais aimer ce qu'on fait?")
Minuit, on repart, je suis arrivée à 00h15, il m'a donc fallu 1h45 pour rentrer chez moi, alors qu'en 10 minutes (ou 30, à pied) j'y étais. 1h45 de Vitry à Vitry, de nuit, quand personne ne circule, que celui qui me bat lève le doigt. Mais qu'est-ce que je m'ennuierai, sans moi! (PFFFFF)
Evidemment, le chauffeur m'a filé son numéro à la fin ("Pour te renseigner sur les horaires de bus, OU AUTRE" qu'il a fait. Mais qu'est-ce qu'il veut que j'en fasse? A la limite, le revoir une fois pour le prendre en photo, vu que je collectionne les gens sympas que je croise dans les transports. (Enfin, "je collectionne les gens", ça fait un peu épinglés sur un mur comme des papillons, je parle de leurs photos, j'en ai déjà trois!)
Sans compter qu'avec tout ça, ma prof n'a pas eu son texto promis (plus de batterie, comme j'ai dit), elle m'a crue étranglée devant le Monoprix (faut varier les plaisirs, changer le lieu et le modus operandi), baignant dans mon sang (même si ça va pas avec "étranglée") et qu'elle a appelé les flics! Nan, là, j'extrapole...
La prochaine fois, c'est à pattes, avec un parapluie et une bombe lacrymo!
01:36 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
15 novembre 2007
Heureux soient les provinciaux
Mille excuses par avance de la banalité d’un tel sujet, mais il m’est impossible de ne pas parler du bordel qui parasite la capitale en ce moment. Ceux qui n’y sont pas peuvent compatir, mais pas comprendre, c’est pourquoi en tant que reporter spéciale je vais vous décrire de l’intérieur la joie que j’ai à aller bosser, et surtout, à en revenir.
J'essaie de ne pas me dire qu'à une semaine près, je passais entre les mailles du filet, mais on ne choisit pas son contrat...
Carnet de voyage
Mercredi 14 novembre
Je mets même pas mon réveil toute façon je pourrai pas aller bosser à cause de la grève hein. En plus j’ai la gorge comme un ballon de rugby.
A 11h je me secoue et je me dis que ptet que finalement y’a quelques métros et que je devrais ptet y aller…à midi je me lance, sans avoir pris le temps de manger, à la conquête de Montparnasse à pied, à 20 minutes de là.
Cool il fait beau je vais au métro à pied, et pi d’abord les cheminots je les soutiens, qu’ils se battent contre Sarko, hé ho ! je croise un énervé qui me hurle dessus dans le métro, mais c’est pas grave, be happy ! En plus, j'ai le métro direct. J’arrive bien à destination, la banlieue chic, St Denis nord. Misère, pas de bus, pas grave, je vais bien trouver à pied, avec mon plan. Entre le passage sous les ponts jonchés de canettes et les rambardes de périph, le chemin est sympa. Je me paume loin, loin et j’arrive tard, tard. Pas grave.
Le soir, ça se corse : Tout à l’heure y’avait pas de bus, mais là y’en a encore moins que pas. Je me retape donc le chemin vers le métro mais le plus proche, (à déjà 20 minutes à pied), Porte de la Chapelle, est fermé. Donc je prends celui d’après encore, Porte de Clignancourt. J’ai l’impression que c’est plus long qu’à l’aller pourtant cette fois, je me suis pas plantée ! C'est ptet parce que j'ai légèrement grave la dale.
Miracle, y’a un métro, là, sur le quai, qui n’attend que moi, crois-je. Sauf qu’il part 20 minutes plus tard. A Montparnassse, une demie-heure plus tard, rebelotte, pas de métro, à pied encore, morte de faim. Je viens donc de faire tout ça pour ne bosser que...4 heures, à guère plus que le SMIC ça fait presque rêver. Mais je les comprends, les cheminots. Demain ça ira mieux d’ailleurs.
Aujourd’hui, jeudi 15 novembre
Lever à l’heure normale, 7h, non mais ho faudrait pas nan plus que je parte à 5h tout ça pour ne même pas chopper un métro avant une éternité.
Ligne 13, j’attends une demie-heure, plutôt cool, en fait. Mais la prochaine question est : l’étape d’après sera-t-elle viable ?
Ligne 12 : j’attends sur le quai, du monde se rajoute, se rajoute, et après une heure, toujours rien à l’horizon. Ah, d’un coup l’affichage s’allume : le prochain est dans 20 minutes. Mes mains sont déjà violettes de froid mais c’est pas grave, je suis jeune, je suis faite pour ça.
Arrivée au boulot à 10h45 au lieu de 9h, entre l’arrêt médoc de mardi et la grève pire d’hier, je suis pas prête de faire mes 7h par jour (et rien n’est rattrapable bien sûr), pour une première semaine c’est pas mal. Vers 17h30, pleine d’espoir je regarde le site de la RATP qui annonce un métro toutes les 45 minutes sur la ligne hier fermée, à La Chapelle. J’attendrai mais au moins je me taperai pas le chemin glauque le long du périph de nuit et dans le froid. Sauf que quand j’arrive, la grille du métro est fermée. Je me retape donc le chemin glauque le long du périph de nuit et dans le froid, bref, la marche jusqu’à Porte de Clignancourt.
Après 30 minutes de bons et loyaux services de mes pieds, je saute dans le métro, qui part tout de suite, j’en deviendrais presque catholique. C’était sans compter l’après : quand le métro a été bien bondé, il s’est arrêté à chaque station environ 7 minutes (j’en avais une 20 aine, faites le calcul). Avant-dernière station, arrêt encore plus long…ah mais j’ai pigé, on est à St Placide, c’est un clin d’œil du conducteur qui nous lance un message (soyez placiiides…). Bon, ça ne marche pas des masses. Je me prends des soupirs dans la tronche à intervalles réguliers.
Et puis ça y est, je suis à Montparnasse et là il paraît que y’a des métros toutes les 20 minutes ligne 13. Sauf que quand j’arrive, la nana qui fait les messages vocaux dit au micro : «ligne 13, pas de métro » et pi elle répète bien « pas de métro ligne 13 ». Ok je sui bonne pour encore 20 minutes à pattes, sans gants, sans bonnet, parce que mince mi novembre c’est pas la Sibérie et que toutes mes fringues made in hiver sont à Poitiers. Arrivée 19h30, soit seulement une heure de plus qu'à la normale. Y’a pire.
Mais maintenant, j’ai changé de discours, c’est « cheminots, je vous hais ».
Quelques points maintenant :
-Le positif :
*C’est drôle : la nana qui annonce les messages vocaux sur les lignes est du genre : « alors euh…ligne 9 euh…pas de métro direction machin, et pas non plus direction machin, euh… » « ligne 4, le métro qui va direction porte d’Orléans est en ce moment à Châtelet» (oui parce que y’a qu’un métro sur toute la ligne et faut pas louper son passage apparemment). Sauf que le métro on le vot jamais...
*Les gens sont cool : j’ai rencontré un vieil arabe qui m’a montré mon chemin, une nana avec qui j’ai fait le chemin glauque ce soir, un mec qui me faisait le décompte de combien de temps il restait avant le métro toutes les minutes ce matin parce qu’il était plus grand que moi et avait plus de visibilité…
*Mon régime miracle a eu lieu : entre l’angine (rien bouffé) et la marche, j’ai des courbatures partout et je perds tous mes futs. Alleluia, Dieu existe.
*On apprend à ouvrir son regard : au lieu de scotcher en attendant le métro une heure sur le quai, j’ai observé un ptit mulot qui courait sur les rails pour chercher à bouffer, c’est fou ce que ça m’a fascinée, ce truc.
-Le négatif :
*C’est pas drôle : Je suis fatiguée, je fais pas mes heures, je suis de mauvaise humeur, tout me soule, j’en ai marre, fuck ! Le mec qui m’a gueulée dessus hier, il me disait que les cheminots avaient des vies pépères, que c’était cool, de conduire des TGV, comme s’ils faisaient tous ça ! Bah hier je l’ai bien pris, aujourd’hui je lui aurais rétamé sa face.
Je rentre, je mange, et il est 22 heures.
En plus le métro, là, ce soir, si y’en avait qu’un seul sur la ligne, pourquoi il s’arrêtait trois plombes à chaque station ? En fait j’aime pas ne pas comprendre. Il avait pas l’excuse d’être bloqué par celui qui le précédait !
*Les gens sont cons : ils s’énervent, ils gueulent, ils sont cons, quoi, et moi avec.
Non mais sinon, je reste pacifique.
Par contre, le seul truc qui m’a littéralement explosée hors de mes gonds (qui tiennent déjà difficilement en temps normal), c’est quand j’ai vu que les tourniquets du métro étaient bloqués et donc qu’il fallait mettre un ticket pour passer tout à l’heure. Payer pour être à la bourre de deux heures. Le bouquet final. Ils se sont regardés, là, les cheminots ?
Bon, y’a quand même un super point positif, c’est que quand tout sera réglé (et que Sarko aura gagné…), mon trajet d’une heure matin et une heure soir me semblera d’une simplicité admirable, presque une balade champêtre.
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21 octobre 2007
Comme un dimanche
Un poulet balti sauce lait de coco-gimgembre-curcuma-cumin-oignon rouge-paprika-cannelle pénard occupé à cuire d'un côté, du riz cardamome de l'autre, le four réquisitionné pour une tarte tatin caramélisée, et Anna au piano:
Ambiance bourgeoise dans le 8-6
Petits plats dans les grands, assiettes carrées dans les rondes, nappe blanche et sets de table, pain dans un petit panier, saupoudré d'un peu de farine ça fait plus vrai, est-ce qu'on mange dehors non-il-fait-un-peu-frais (en l'occurrence 5 degrés qu'un rayon de soleil faiblard ne parviendra pas à compenser), les pieds sous la table, les mains sur la table, la serviette dépliée sur les genoux.
J'aime pas les dimanche!
(Mais je vous laisse ici parce que quand même, je dis pas non à ce menu gargantuesque).
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01 avril 2007
Je serai muette comme une carpe
Dimanche aprèm, prise de conscience.
Finalement, j'en ai marre d'écrire tout le temps la même chose, de tourner en rond, un demi pas en avant trois pas en arrière, le cerveau à l'envers, trois neurones de travers, cercle vicieux absurdo impossible je ferai plus jamais ça je ne suis pas assez douée pour ça, et au fond pour quoi? Je me retrouve dans la prod' à brasser du CNC, des devis tous gris, des chiffres ternes et des contrats...précaires.
Je vais tout arrêter, me chercher un boulot plus dans mes cordes, j'écrirai quand j'aurai plus que ça à faire, ça me lasse, ça me blase, arrêter l'audiovisuel, l'écriture, et me lancer à l'aventure je ne sais où.
Vivement la fin de mon stage que je sois libérée.
Je réfléchis à ce blog que je vais sans doute arrêter, comme toi Amèle, ben oui les temps changent, on a d'autres envies, d'autres délires, j'ai fait le tour de tout ce que j'avais à dire, de tout c'que vous aviez à lire...
En plus je ne l'entretiens pas assez...
Je voulais faire un billet mieux...mais c'est représentatif de mon manque d'inspiration et de la fin, tout simplement. Sans serpentins ni confetti: fin du blog...
P.S: J'n'ai jamais été très douée pour les poiscailles d'Avril...alors si vous n'y avez pas cru, ça m'étonne pas...
poiscaille d'avril!
14:55 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
15 février 2007
Une heure et d'mie pour la planète
Ouaisss les commentaires remarchent!
Ouaisss, j'ai internet à l'appart! vive les clés wifi, et vive mon voisin!
Et vu que j'ai tout à portée de bras, connexion, photos, et compagnie, j'ai encore plus envie de bloguer pour rien dire que d'habitude! :-D
Vous avez fait les "5 minutes pour la planète", le 1er février entre 19h55 et 20h00 en éteingant toutes les loupiotes?
Bah moi, je l'ai fait à Montmo. Mais histoire d'en rajouter une couche, je l'ai refait à Nantes, quand même, et je me suis dit: "pourquoi ne pas carrément faire sauter les plombs de tout l'immeuble en allumant ma plaque électrique?" et voilà, ça a donné "1h30 pour la planète". C'est encore mieux quand on n'a pas le choix, au moins, on le fait! Les zamis qui étaient malencontreusement chez moi à cette heure avancée (19h), ont remarqué à cette occasion mes bougies complètement dézinguées, qu'on a rafistolées avec du scotch, ainsi que ma pénurie sévère de briquet, allumettes, ou tout autre objet permettant d'allumer...le FEU! J'aurais été seule, ça aurait été recherche active de silex, mais mes zamis avaient un briquet. Ouf. Mais c'est vrai qu'au moment où la flamme a commencé à arriver au niveau du scotch, ce fut un nouveau problème, que j'ai "résolvé" en éteignant les bougies: c'était ça, ou le grand incendie.
Sinon, je précise, dans le cas où vous me prendriez pour une blonde finie: il s'agissait pas de remettre le disjoncteur dans le droit chemin, vu qu'il était en bas, dans la boutique du proprio, fermée à clé. Mais il a fini par se déplacer (le proprio, pas le disjoncteur!)...Et tout est mal qui finit bien, avec une plaque électrique en moins...je ne pourrai la réutiliser qu'avec l'arrivée d'EDF d'ici quelques jours.
Ci-dessous, les demies bougies, vacillantes dans le noir.
18:05 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : bougie, cinq minutes pour la planète
12 décembre 2006
Abonnée absente?
Bah alors, je laisse tomber ce blog? bah nan!
c'est juste que j'ai un ptit moment de faiblesse niveau inspi, mais pour vous faire patienter, sachez que je vous prépare un ptit sujet sur les cadeaux empoisonnés que l'on reçoit (les moches, les pas du tout pour nous, les kitschs...)
Très bientôt!
13:35 Publié dans Journée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
