22 mars 2007
800 mètres nage (non) libre
J'ai trouvé une nouvelle piscine, au détour d'une rue, juste entre le stage et chez moi...alors paf, cool, ça va me défouler, me dis-je, pleine d'espoir.
Mais évidemment, ce fut une épopée: j'arrive à la caisse, deux filles se marraient comme des baleines (ça tombe bien, dans une piscine), je pense qu'elles avaient un peu abusé des champis dans l'arrière-salle, mais bon. Je commence par lire "casier, un euro ou un jeton", ça tombe mal, j'avais exactement 99 cents dans mon portefeuille (bah oui, je suis étudiante, tout ça...) sympa, une des filles me prête un jeton. Je demande alors une carte abonnement, pas de bol, il faut prouver que je suis nantaise, et donc faut un justificatif de domicile. Comme je me balade pas avec mes quittances de loyer, je dis que j'ai pas. Du coup j'ai payé une entrée normale: 1,70 euro...par carte bleue (tant qu'à faire).
Finalement, heureusement que je n'ai pas pu prendre de carte multi entrées, ça m'étonnerait que j'y retourne:
Déjà, pour trouver les vestiaires, fallait contourner tout le bâtiment, style "déviation, on est en travaux" alors que pourtant pas.
Ensuite, je vois les bassins: ah, je suis pas la seule à avoir eu l'idée. Bah les gens, à 19h, ils sont pas attablés devant leur plat de moussaka? bah nan, ils nagent.
Le bassin est divisé en je ne sais combien de lignes, pour ceux qui s'entraînent aux Jeux Olympiques, pour ceux qui prennent un cours avec un maître-nageur, etc. Du coup, il doit rester une longueur d'environ 1,50 de large pour m'ébattre joyeusement. Vu les 5 personnes au mètre carré en train de patauger là-dedans, j'ai un flash, et je revois la scène finale du Titanic, quand tout le monde se débat dans la flotte.
De dépit, je lève les yeux au ciel, et je découvre un magnifique décor: suspendus au plafond, des Sauvez Willy me regardent d'un oeil narquois (ou complice, comme on veut), oui, des orques gonflables, mais aussi des dauphins gonflables, des poissons clown gonflables, des poupées gonflables (euh nan, là je m'emballe).
Je m'jette à l'eau (je l'avais pas faite, celle-là, dans mon post précédent!), et là, je slalome! De griffures en coups de palmes, je progresse lentement mais sûrement: en plus, l'eau est bizarrement trouble et mes lunettes se recouvrent de buée toutes les trois secondes.
Au bout de 30 minutes et de 800 mètres de bonnes et loyales brassées, je décide que non, ça ne me plaît pas de jouer à toucher-couler avec les gens, de devoir m'arrêter en plein élan et virer de côté parce qu'un meilleur nageur arrive en face (d'ailleurs faudrait revoir les règles de priorité à la piscine).
Je sors, et là, je visualise des panneaux de sécurité que je n'avais pas remarqués: "ne pas faire d'apnée", ok, "ne pas courir", normal, ah: "ne pas sauter où vous n'avez pas pied", sans doute pour ceux qui ne savent pas nager. Mais en même temps, ils n'ont qu'à pas venir à la piscine!
Mais dans ce cas, préfèrent-ils qu'on saute là où ce n'est pas profond, et qu'on risque l'ouverture de l'arcade sourcilière? Ah, justement, c'est la prochaine consigne: "ne pas plonger là où ce n'est pas profond".
Je laisse cette contradiction pour visiter les douches: elles sont tellement proches les unes des autres que je me prend en pleine figure les éclaboussures de la voisine. Je suis en train de penser à faire un post là-dessus, quand, justement, mon coude en train de shampooiner mes cheveux frappe durement une épaule: ma voisine.
Décidément, entre la nage carambolage et ça, ils devraient fournir des pansements à l'entrée.
Pas de pansements, mais par contre, des distributeurs de gel douche corps/cheveux, j'avais jamais vu ça...et on peut choisir le parfum aussi? Ah nan, finalement, ça s'apparente à un vulgaire distributeur de savon!
Dernière étape, le sèche-cheveux: il est automatique.Tellement automatique, qu'une fois allumé, il s'éteint tout aussi vite, au bout de deux secondes et demi. Pour le laisser allumé, je dois exécuter de subtiles torsions du cou, des mouvements vifs, pour que l'appareil comprenne que non, je ne veux pas partir avec un taux d'humidité de 100% dans les cellules capillaires. Du coup, je rajoute un torticolis à l'addition.
Mon bon plan est donc tombé à l'eau. (Un peu facile mais je l'avais pas faite nan plus celle-là!)
20:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
31 janvier 2007
Gymeu douuuuuuuuce
Il faut que je vous fasse part d'une grande expérience qu'il serait abject de qualifier de "sportive". Mais comme le SUAPS dit que...on va dire que!
Faut d'abord savoir que, hyper motivée, je fais de la gym tonique (autant la prononcer "djim tonaïk" pour bien marquer la différence avec "gymeu doucccce").
Donc djim tonaïk lundi soir: déjà 20 minutes avant c'est le chaos dans les vestiaires, et me voilà pendant une heure, entourée de 70 autres filles masos, mes muscles presque inexistants me prient d'arrêter le supplice des bouteilles remplies de sable (pour bosser les trapèzes, les biceps, tous ces trucs), et j'entends crier mes abdos, quand, enfin, l'heure est passée, on range les tapis et mon corps tout chaud (ouh là!) ne voit rien dans le tram, n'entend rien dans le tram, marche seulement jusqu'à son but: la douche.
Mais voilà, depuis la rentrée, je suis aussi inscrite en gymeu douccce. Cours encore inconnu puisque mon premier semestre n'a pas été assez gentil pour me laisser le temps de tester.
Donc mardi, me voilà! j'arrive un quart d'heure avant, personne. Je passe et repasse devant la salle de muscu, hésitant entre le dojo et la salle de danse. Dans le dojo, des judokas en sueur enchaînent les prises. Pile à l'heure du cours, deux nanas entrent dans les vestiaires. Me méfiant genre: "je me suis déjà plantée de cours une fois" je demande nonchalamment si c'est bien gymeu douccce et kézako d'abôr? Les filles me disent que c'est différent à chaque fois, et me lancent un truc qui devrait me mettre sur la voie: "en tout cas, c'est hyper zen".
Ok. J'entre sur le dojo, complètement seule en débardeur, toutes les filles ont de gros survêts bien molletonnés, manquent plus que les doudounes. Enfin, quand je dis: "toutes les filles", on n' est pas plus de 20, en comptant les judokas qui viennent de partir, par contre. Tout le monde est en chaussettes, j'enlève mes baskets. La prof arrive 30 minutes plus tard, et on s'asseoit en cercle. Genre communions ensemble. La prof entame un laïus sur le choeur de St Pétersbourg qui a chanté dans le hall de la fac le midi, à l'occasion de la Folle Journée, tellement beau qu'elle en a pleuré. Choeur que j'ai filmé d'ailleurs, pour la fac, tellement caméra à l'épaule que mes cervicales et mes lombaires, déjà détruites par la djim tonaïk de la veille, souvenez-vous, m'ont suppliée de rentrer chez moi une demie-heure après le début.
Pendant un quart d'heure, la prof prolonge le cours de musicologie, puis de culture nantaise, très sympa certes, mais raté pour la détente, je stresse déjà: c'est quand qu'on commence?!
ah voilà, on commence: ouh là là, bizarre...sympa mais comme les clubs de rire, difficile justement, de rire. Là, faut bailler et émettre de petits sons avec la bouche, genre chat content ou bébé gazouilleur. On se frotte les joues, les yeux, la nuque, on fait des roulers boulers, sur le dos, le côté, le ventre. Je prie pour que personne ne vienne jeter un oeil. C'est calme, mais trop calme, donc je sens poindre l'énervement. Et en plus, je me les pèle sérieux. Ouf, la prof propose un massage des pieds dans la dernière demie-heure restante, et là on peut carrément aller chercher pulls, manteaux et couvertures pendant que la partenaire s'occupe de nos petons, un par un. C'est sans compter mon hyper sensibilité plantaire: à peine m'effleure t-elle la plante des pieds que je m'esclaffe comme une baleine. Sur 10, je suis la seule. Du coup, la détente s'est muée en torture.
Je pense pas que je reviendrai!
22:00 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24 janvier 2006
Sport attitude
22:20 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
