10 février 2009

Autant en emporte le gant

Je suis ravie d’écrire un billet aujourd’hui, parce que c’est pour me plaindre :)

Et ça fait trop longtemps que je n’ai émis une note plaintive, un râle…euh, élégiaque (désolée, c’est dans le dico des synonymes à la rubrique « plaintif »). Et ça va me permettre d’évacuer.

Tout a commencé ce matin, par un épisode que j’appellerais « bravo le veau » lorsque mon RER a eu 20 minutes de retard, et que j’ai décidé, 5 minutes avant qu’il n’arrive, que j’avais froid, et que j’ai mis mes gants, et que j’ai décidé, 3 minutes avant qu’il n’arrive, qu’il fallait absolument que je refasse mon lacet qui s’était défait, et que comme une grosse conne (oui là désolée il faut le dire, un synonyme tel que « bête » ou « ballotte » ne saurait être assez fort) : et que, comme une grosse conne -je le répète…-, j’ai enlevé mes gants, mais en plus je les ai posés le temps de refaire ce p…de lacet (allez hop je dépasse mon quota de gros mots, c’est la fête), oui, livrés en proie à la rafale de 80 kilomètres heures qui est passée en même temps.

Parce que comme par hasard le seul jour où mon lacet se défait et où mon RER a du retard c’est le jour de la tempête du siècle. Le gant droit est donc parti vivre sa vie sur la voie. Mais le mieux, c’est qu’il s’est arrêté à 1 mètre, à portée de bras, à condition quand même de descendre sur les rails, là où passent des RGV, RER à grande vitesse évidemment imprévisibles. Donc trop loin pour le rattraper, trop près pour ne pas enrager. Vous allez me dire, il vaut mieux perdre un gant plutôt qu’une main. Mais en attendant, des mains, j’en ai encore 2, et il me reste plus qu’un seul gant, devenu bêtement inutilisable, à moins de lancer la tendance: « l’hiver chez les manchots ».